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 INFOS PRESSE 2010.

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MessageSujet: INFOS PRESSE 2010.   Sam 20 Fév 2010 - 12:12

Benoît Poelvoorde : encore deux et rideau !





Depuis quelques temps Benoît Poelvoorde faisait part d'une certaine lassitude envers le monde du cinéma et de son métier d'acteur en particulier. Interrogé par L'Express à l'occasion de la sortie de son dernier film - L'autre Dumas - le citoyen de Namur a déclaré vouloir mettre réellement un terme à sa carrière. « J'arrête. Je ne veux plus jouer ». Il va encore tourner dans Rien à déclarer de Dany Boon, le prochain Anne Fontaine et rideau. « ... et après je monte une crèche avec des animaux ».

Au cours de cet entretien ce personnage ô combien attachant, surprenant, souvent hilarant a lâché quelques phrases dont il a le secret. « La dépression c'est un appel à l'aide... J'ai été pris à mon propre jeu. Ceux qui m'ont aidé à être heureux se sont servis de mon malheur. Mais je n'en veux à personne... Les génies sont paresseux. Les crâneurs sont fainéants. Je n'accepte pas d'un comédien qu'il me dise qu'il en a bavé. Jamais. Et ce n'est pas de la démagogie...Après Podium, j'étais heureux avec les autres, malheureux avec moi-même ».

Quand le journaliste revient sur la dépression en demandant si elle n'a pas été une punition, rebondissant en cela à un « je ne peux pas avoir la vie que j'ai sans être puni, à un moment où à un autre », la réponse est sans appel. « Non, rétorque le belge, »elle m'a amené à me rendre compte que j'étais plus con que je ne l'imaginais. Donc, je serai puni et j'irai en enfer....«. Mais vous n'êtes pas croyant s'entend-til dire et de répliquer par, » j'ai été élevé ainsi. Ma mère, elle, a la foi absolue. Un jour, elle m'a dit, «Tu sais quel est ton problème ? Tu ne crois en rien ». Je ne m'attendais pas à ça de la part de ma mère, parce qu'elle ne dit jamais rien contre moi. C'était vrai. Et j'ai pleuré. Mais, du coup, je m'attends à toutes les trahisons. Je ne crois pas en moi. Je crois en mon chien.... Quand j'étais mal, ce chien m'a sauvé la vie «.

Par Gwen Douguet (11/02/2010 à 16h56)


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Sam 20 Fév 2010 - 12:20

PARIS MATCH 02 10.

Retraite anticipée pour Benoît Poelvoorde





Le plus français des comédiens belges a annoncé qu’il allait mettre un terme à sa carrière d’acteur.


Valentin Marcinkowski - Parismatch.com


«J'arrête. Je ne veux plus jouer». Dans une interview à paraître ce jour dans L’Express, Benoît Poelvoorde exprime son désir de stopper sa carrière d’acteur, à seulement 45 ans. En pleine promotion du film «L'autre Dumas» dans lequel il donne la réplique à Gérard Depardieu, ce dernier explique qu’il va tourner encore dans deux films avant de tirer sa révérence : le premier réalisé par Danny Boon et le second par Anne Fontaine. Toutefois, l’inoubliable Bernard Frédéric dans «Podium» ne tournera pas complètement les talons au 7e art. «Je continuerai à écrire ou à produire», a-t-il d’ores et déjà annoncé.


Il se décrit comme un «homme de cirque»


Le succès a très souvent été au rendez-vous pour l’acteur qui continue à être très demandé par la profession. Alors pourquoi une telle décision ? Tout simplement par lassitude du métier. «Les acteurs ne foutent rien», estime Benoît Poelvoorde qui tient à préciser qu’il parle de ceux qui font du cinéma et non théâtre. «Il y a trois sortes de comédiens : ceux qui ne le seront en fait jamais ; les moyens, comme moi ; et les génies. Génie, je n'y arriverai pas. Mais je crois avoir bien fait mon travail.» N’empêche que pour beaucoup, le Belge est un génie comique capable de faire rire des salles entières de cinéma, mais pas seulement. Ses performances dans «Coco avant Chanel» et «L’autre Dumas» le prouvent : il est bien plus qu’un «homme de cirque», comme il se décrit lui-même.
Celui qui est devenu acteur «par hasard» s’est révélé aux yeux du grand public en 1992 dans le désormais cultissime «C’est arrivé près de chez vous». Surpris par le succès inattendu de ce film à petit budget, Benoît Poelvoorde a par la suite «reçu des dizaines de propositions» qu’il a «toutes refusées». «Puis ma femme m'a dit que j'avais un don et que je devais m'en servir. J'ai alors joué dans "Les Randonneurs" et j'ai compris le système : on me payait cher pour aller me promener en Corse avec des filles. On me payait même les jours où je ne faisais rien. Je me suis dit que ce métier était une arnaque et que le truc n'allait pas durer.»

Le succès de «Podium» a été un vrai «choc»


Le pire, c’est que cela va durer. «Le boulet» et surtout «Podium» propulsent le petit de gars de Namur au rang de star. Un vrai «choc» pour l’acteur qui sombre alors peu à peu dans la dépression. «Je ne pouvais plus aller nulle part sans qu'on m'interpelle. J'ai pété un plomb. Et j'ai commencé à avoir peur (…) J'étais heureux avec les autres, malheureux avec moi-même (...) Les journaux qui parlent aux gens simplifieront en disant : "La grosse tête, la drogue, l'alcool..." Alors que j'étais juste confronté à mes propres contradictions.»
Pour son dernier film à l’affiche, «L’autre Dumas», le monsieur Manatane de Canal + confesse qu’il a accepté le rôle surtout pour retrouver un acteur qu’il admire. «Je voulais tourner à nouveau avec Gérard Depardieu (les deux ont joué ensemble dans «Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques», ndlr). Plus exactement, lui donner la réplique. Et vivre à ses côtés», explique le comédien belge. «Ce que j'aime le plus pendant un tournage, ce sont les moments entre les prises. On devrait taxer les acteurs sur ces moments de bonheur-là». Moments de bonheur dont Benoît Poelvoorde a décidé de bientôt se priver.

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Mer 22 Sep 2010 - 17:16



CRITIQUE

"Mammuth" : né pour être sauvage, sur les routes des Charentes
20 avril 10.


D'une certaine manière, tout le monde a eu vingt ans en 1969. Tout le monde a adoré Easy Rider, de Dennis Hopper, ce bras d'honneur à la société bien pensante devenu le film phare de la contre-culture américaine, et plus généralement de l'aspiration à la liberté. Tout le monde pensera toujours, pour le dire autrement, n'avoir pas démérité de sa jeunesse.

Pour ces raisons, Mammuth est le film à éviter de toute urgence cette semaine, parce qu'il montre sans fard ce que sont devenus les hommes de cette génération, en quoi s'est transformé le monde depuis lors, et d'une manière générique ce qu'il advient des idéaux de la jeunesse. Et si de cela le film nous fait fichtrement rire, il nous fait aussi terriblement mal.

Benoît Delépine et Gustave Kervern, les deux monstrueux hurluberlus de "Groland" - un des programmes les plus insolents de Canal+ -, rééditent donc le coup du road-movie pataphysique pour leur quatrième long-métrage, jouant plus que jamais du décalage spatio-temporel par rapport aux canons du genre.

On est ici quarante ans après Easy Rider, et de l'autre côté de l'Atlantique, sur les routes de France, et le scénario se caractérise conséquemment par quelques remaniements qui ont pour effet un net rétrécissement de braquet mythologique.

La route Los Angeles-La Nouvelle-Orléans est d'abord remplacée par les chemins vicinaux de Charente-Maritime. Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson sont ensuite fondus en un seul personnage interprété par un Gérard Depardieu, qui a logiquement triplé de volume, incarnant un sexagénaire laminé par une vie de prolo, cheveux dans le dos et marcel au vent.

La moto n'est plus un chopper Harley-Davidson, mais une Munch 4 TTS-E 1 200 de 1972. C'est un monstre teutonique de mille trois cents centimètres cubes et cent quatre chevaux dont la douce appellation, Mammuth, est également le sobriquet de son conducteur.

Enfin, il ne s'agit plus de claquer un argent facilement gagné dans le trafic de drogue pour voir du pays, mais de partir à la recherche de ses anciens employeurs pour récupérer des fiches de salaire nécessaires au décompte de ses points de retraite.

Autant dire qu'à la différence des héros de Easy Rider, le personnage phare de Mammuth n'aura même pas besoin d'être assassiné par des réactionnaires locaux, puisque le système, plus subtil, l'a d'ores et déjà transformé en serpillière, en mort qui roule.

Il se nomme, en vrai, Serge Pilardosse. Au début du film, il quitte l'entreprise d'équarrissage porcin où il a passé le plus clair de son existence, et s'en revient chez lui après une dégustation de chips en son honneur, et nanti d'un puzzle de neuf cents pièces sous le bras, cadeau d'adieu somptueux pour ses loyaux services.

A la maison, l'attend Catherine (Yolande Moreau), sa femme, une bonne grosse, employée de grande surface, dont les tendresses prennent la forme de mises en garde nocturnes du genre : "Lève la lunette !"



Le couple a désormais du mal à joindre les deux bouts. Quand la caisse de retraite annonce à Serge que le compte n'y est pas, il lui faut donc partir, débâcher la ci-devant Mammuth qui dort dans son garage depuis les années 1970 et prendre la route, blaze au vent.

La collection de rencontres lamentables, décousues et truculentes que justifie dès lors ce prétexte scénaristique vaut son pesant de cacahuètes : du fossoyeur chantant (Dick Annegarn) au collecteur de pièces sur la plage (Benoît Poelvoorde), en passant par la grue qui le détrousse (Anna Mouglalis) ou la nièce étrange qui l'enchante (Miss Ming).

Les annotations judicieuses sur l'état de la société contemporaine, le laminage de la culture ouvrière et de la culture tout court, la ruine de la solidarité et de la dignité de classe, le désamour du travail bien fait, la tristesse du paysage contemporain, la dématérialisation informatisée du monde, tout cela est parfait.

Le film va pourtant plus loin. En affublant Pilardosse de la présence à ses côtés du fantôme d'un amour de jeunesse (Isabelle Adjani), il reconstitue en creux le couple d'acteurs de Barocco (1976), d'André Téchiné, et se transforme en une émouvante méditation mélancolique sur le temps qui passe, sur la dépossession du monde, sur le cinéma comme enregistrement poétique de la mort au -travail.

Sous la trivialité pachydermique de cette balade, Gérard Depardieu se révèle comme ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un immense acteur romantique, en mal d'amour et de tendresse. C'est d'ailleurs le seul bien qui reste à son personnage, qui s'en retourne auprès de sa femme Gros-Jean comme devant, mais le coeur en feu pour elle. L'amour serait-il, par les temps qui courent, la dernière révolution possible ? Merci de signaler aux auteurs ou au journal une éventuelle autre solution





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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Mer 22 Sep 2010 - 17:21



20 AVRIL 2010.



"On voulait que ce soit Depardieu dans sa nudité"

Piliers de "Groland Magzine", l'émission à l'humour vitriolé sur Canal+, Benoît Delépine et Gustave Kervern ont réalisé quatre films ensemble : Avida, Aaltra, Louise Michel, et Mammuth. Nous les avons rencontrés à la Halle Saint-Pierre, à Paris, où sont exposées les oeuvres de Lucas Braastad, visibles dans le film.

Comment s'est fait "Mammuth" ?

Benoît Delépine : C'était un pari inouï, ce film. On fait des choses à l'ins-tinct... On a réussi à attirer Gérard Depardieu, puis Isabelle Adjani, puis Yolande Moreau, puis tout le monde. On a trouvé les sous au dernier moment, puis tourné à l'arrache, à une quinzaine de personnes, dans ma campagne, du côté d'Angoulême et de Royan. Tout ça avec une liberté absolue, et une pellicule qui n'avait jamais été utilisée, au point qu'on ne savait pas si elle ne serait pas toute noire à la fin...

Après le succès de "Louise Michel", et avec de tels acteurs, ce discours est surprenant.


B. D. : Parce que c'est allé très vite. Le hic, c'est qu'on a proposé l'idée à Depardieu en mars 2009. C'était lui ou rien. Lui, la moto Mammuth, la recherche des papiers, et Yolande Moreau, qu'on voyait dès le début. C'est cela qu'on a proposé à Gérard l'année dernière, pour un tournage en août. Avec notre émission de télé, nous ne pouvons tourner qu'en été. C'est le quatrième film qu'on fait comme ça. Il fallait donc une conjonction d'événements extraordinaire. Déjà que Gérard soit libre, que le projet lui plaise...

Gustave Kervern :... et qu'on le sente bien aussi, parce qu'écrire un scénario pour un mec qu'on sent pas...

B. D. : Evidemment avec un an de plus, on aurait trouvé beaucoup plus d'argent. Trop d'argent. Mais on aurait trop gambergé...

G. K. : On aurait surchargé d'idées alors qu'on voulait faire un film simple. On voulait que ce soit Depardieu dans sa nudité, au sens propre comme au figuré. Depardieu, tu peux lui dire de s'asseoir sur un talus, tu le filmes et c'est déjà plus intéressant que n'importe quelle course-poursuite. Franchement, il nous a fait un cadeau extraordinaire... Et il l'a fait gratos !

B. D. : On a écrit un film sur mesure pour lui. Lui, tel qu'on le percevait de l'extérieur, avec le peu qu'on connaissait de sa vie, le peu qu'on a ressenti pendant la demi-heure passée avec lui dans son restaurant. C'est un cadeau de notre part, qu'il nous rend au centuple. Il a fait des essais caméra ce qu'il ne fait jamais, parce qu'on était à la recherche de notre pellicule suprême : on voulait voir ce que ça donnait sur son visage, son corps.

Quelle est cette pellicule ?


B. D. : Du super-16 inversible. Elle servait aux actualités télé dans les années 1960-1970. Elle n'avait jamais été utilisée dans un long-métrage. Au début, on pensait tourner le film en super-8, parce qu'on regrettait le grain noir et blanc d'Aaltra et Avida, mais notre chef opérateur a pris un peu peur, avec raison. Au final, on a des moments en super-8, pour le regard subjectif d'Adjani. Tout le film en super-8 aurait été radical mais on aurait pu carrément ne pas voir les gens...

G. K. : Gérard a convaincu Yolande de faire le film. Elle trouvait que le rôle faisait trop bobonne. Depardieu l'a appelée, lui a dit : "Mais non, ils ont réécrit des scènes pour toi, je te jure, ça va être bien, j'ai envie de tourner avec toi !" Elle était dans son jardin, et elle est tombée des nues en entendant Depardieu l'appeler.

Comment avez-vous conçu l'apparence de Depardieu ?

B. D. : On voulait qu'il ait les cheveux longs. Il a une telle "coupe Depardieu", chaque Français, quasiment, est capable de la dessiner !

Vous avez une sorte de généalogie des films de Depardieu qui conduirait au personnage ?


G. K. : Il a dit sur le tournage que ça lui rappelait Les Valseuses.

B. D. : Il était dans les champs, heureux, il hurlait dans la nature : "Ah ! ça me rappelle Les Valseuses, on est bien là..."

G. K. : Quelqu'un a dit qu'il s'est ré-enchanté pendant ce film. Exactement comme le personnage en fait. Il était libre, il venait sur le tournage en moto. La moto pour lui c'est symbole de liberté. Quand il n'est pas bien il fait une balade en moto et il revient.

Vous le saviez ?


B. D. : Moi, je le savais. Il a eu des accidents de moto, il a même un magasin de motos à Roissy, Le Deux Roues, un truc énorme. Tout ce qu'il aime dans la vie est dans le film, que ce soit les motos, l'art, les femmes, la charcuterie, la vigne... Tout !

Adjani, vous l'avez prise pour Depardieu ou pour elle ?


G. K. : Reformer le couple mythique de Barocco, le film de Téchiné, on s'en foutait de ça. Adjani, c'était pour ses rôles mais c'est toujours l'être humain qui nous intéresse. Ses déclarations aux Césars, ses prises de position, son absence volontaire des écrans, son mystère, sa dinguerie...

B. D. : Le cinéma c'est du mystère avant tout et elle, c'est hallucinant ! Nous avons appelé son personnage La Dame Blanche. Un personnage mythique qu'on croise au bord de la route. Une apparition qui va vous donner beaucoup de chance ou vous faire mourir à l'instant. Comme tous les personnages de nos films, elle est hors norme.

Elle non plus n'était pas payée ?

B. D. : Plus que ça, elle a eu comme les autres un salaire syndical, qu'elle a reversé tout de suite à une association caritative.

Vous les trouvez comment vos comédiens ?


B. D. : On s'attire. Depardieu m'a plus donné envie par ses déclarations à la BBC, il y a trois ans, que par les films qu'il a faits dernièrement. Il disait au journaliste qu'il buvait 6 litres de vin par jour, qu'il tuait lui-même des cochons de lait, tout en écrasant sa clope dans le studio. Ça a fait un scandale en Angleterre ! On s'est dit : "Tiens, il est encore vivant ce mec ! " Il n'est pas du tout dans "l'église du cinéma français", c'est un fou. S'il n'avait pas été disponible pour le film, tant pis, on aurait vécu un moment en le rencontrant.

Pourquoi tous vos films sont des road-movies ?


B. D. : Ça commence à se voir, hein ?

G. K. : C'est l'occasion de découvrir des endroits, de ne pas rester enfermés entre quatre murs, de rencontrer plein de gens.

Vos films sont peuplés de déclassés. C'est un peu de l'"art brut"...

B. D. : On est des artistes bruts : on récupère des acteurs déclassés et on fait des films avec ! Plus sérieusement, et sans généraliser, il y a beaucoup plus de vie chez les artistes bruts, qui créent leur imaginaire à l'écart des autres. Le simple fait de repeindre sa baraque en rose et de monter des pyramides de coquillage, ça change un peu le lotissement dans sa totalité.

G. K. : Ça dévalue l'immobilier.

B. D. : Ça dévalue l'immobilier, et ça ouvre grands les yeux des enfants.

Propos recueillis par Isabelle Regnier

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Mer 29 Sep 2010 - 21:09

Virginie Efira tourne avec Benoît Poelvoorde !L'animatrice et actrice belge Virginie Efira figurera au casting de Mon pire cauchemar, le prochain film d'Anne Fontaine, avec Isabelle Huppert et Benoît Poelvoorde.






Virginie Efira s'apprête à renouer avec le cinéma dans Mon pire cauchemar, le douzième film d'Anne Fontaine. Une comédie sentimentale dans laquelle la jeune femme blonde apparaîtra aux côtés de quelques grands noms du cinéma français tels qu'Isabelle Huppert (Copacabana), qui signera sa première collaboration avec la réalisatrice, et Benoît Poelvoorde, déjà dirigé par Anne Fontaine dans Entre ses mains, (2005) et Coco avant Chanel (2009). Une belle équipe que rejoindront également André Dussollier, Corentin Devroey, Donatien Suner et Éric Berger.

Basé sur un scénario écrit par Anne Fontaine elle-même et Éric Mercier, l'histoire racontera la rencontre improbable entre Patrick (Benoît Poelvoorde), un père grossier et déluré en situation précaire, et Agathe, mère cérébrale d'un ami de son fils. Le tournage, qui a démarré lundi 23 août, s'étendra jusqu'au 30 novembre en région parisienne et en Belgique.






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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Mer 29 Sep 2010 - 21:17


« Rien à déclarer » : la promo est lancée !
samedi 25.09.2010, 05:15 - PAR CHRISTOPHE CARON

| CINÉMA |
Ni paillettes, ni tapis rouge... Le congrès de la Fédération nationale des cinémas français est un événement feutré et peu médiatisé. Et c'est dans l'obscurité des coulisses d'une salle de prestige que Dany Boon, arrivé en toute discrétion en compagnie de Benoît Poelvoorde, est invité à patienter.





Sa seule exigence : « Entendre la réaction des spectateurs. » La bande-annonce de son nouveau film, Rien à déclarer, va être projetée pour la première fois en public. Il est à l'affût : « Avec les rires, on ne peut pas tricher... Il y en a, ou pas. » Il ne sera pas déçu.

Nous sommes à deux pas des planches de Deauville, dans les entrailles du centre international, au troisième jour du 65e congrès de la Fédération nationale des cinémas français. De mardi à jeudi, les patrons de cinémas ont fait le point sur ce qui bouleverse leur profession (numérique, aides de l'État, petite exploitation...). Mais le dernier jour est traditionnellement réservé aux distributeurs qui viennent présenter les premières images, parfois inédites, des longs métrages qui feront l'actualité en 2011.

Et ça n'est pas un hasard si c'est Pathé, poids lourd du cinéma français, partenaire de Dany Boon depuis son premier film, qui inaugure le marathon.

Dix-sept films au programme, présentés par Jérôme Seydoux, le grand boss en personne. Un menu qui se termine par la bande-annonce qui nous intéresse particulièrement aujourd'hui, celle de Rien à déclarer. C'est parti !

Future 4L culte
Gros plan sur Benoît Poelvoorde, en costume de douanier belge, en train d'expliquer à son rejeton, en pleine nuit, au pied d'une borne frontière, tout le bien qu'il pense du royaume et tout le mal qu'il faut penser du pays des « camemberts ». Une seconde plus tard, on le voit s'en remettre au Seigneur : « Faites que l'Europe ne se fasse jamais ! » Sa hantise : la disparition des frontières et l'obligation de collaborer avec les douaniers français qu'il déteste. Même qu'il y a un volontaire : Dany Boon, amoureux de la soeur de Benoît et qui veut s'en faire un ami, y compris en usant d'un accent belge approximatif. Un plan large laisse entrevoir les décors construits à Macquenoise, à deux pas de Fourmies. Surgit une 4L blanche de service plutôt fatiguée et bientôt culte, qui vit mal sa rencontre avec une herse douanière. Course-poursuite. Coups de poing. Fouilles au corps (en slip SVP !). Répliques qui font mouche dans la bouche de François Damiens, Karin Viard ou Bouli Lanners. Sortie le 26 janvier dans le Nord et en Belgique « une fois ». Rires dans la salle malgré l'heure matinale. Lumière !

Les deux héros de la matinée entrent en piste. Les 2 200 congressistes sont ravis. C'est de cette manière que le buzz autour de Bienvenue chez les Ch'tis avait débuté, à l'automne 2007. « On était là il y a trois ans avec un film qui a fait un bon premier jour », sourit un Dany Boon d'une grande élégance, en costume gris, à la silhouette affinée, débarrassé de la moustache de douanier qu'il s'est imposée pendant le tournage.

Ovation générale
Très vite, les artistes se chambrent gentiment. Benoît Poelvoorde : « On est un peu dans le conflit, avec Dany. On a recommencé à se parler il y a dix minutes. » Dany Boon : « Au fait, ton pays va bientôt disparaître ! Je peux t'avoir un passeport français si tu veux. Y'aura toujours de la bière ? » Ces deux-là sont complices. Tout bon pour la promo. La bande-annonce commencera à se propager en octobre.

À peine cinq minutes de show improvisé et il faut conclure, devant les professionnels du cinéma : « Ce qui fait fonctionner le cinéma, c'est aussi le bouche à oreille. Nous vous invitons à le commencer dès maintenant ! » Ovation générale. En terme d'entrées, le bonheur de l'humoriste armentiérois recordman du box-office français... fera le bonheur des exploitants.

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Mer 29 Sep 2010 - 21:21


LA VOIX DU NORD



Dany Boon : la déferlante « Rien à déclarer » vient de commencer !
vendredi 24.09.2010, 16:25 - C'est parti ! La bande annonce de « Rien à déclarer », le nouveau film réalisé par Dany Boon , a été dévoilée jeudi pour la première fois, en présence de l'humoriste armentiérois et de son complice Benoît Poelvoorde, au congrès de la fédération nationale de la fédération des cinémas français à Deauville.






Un événement volontairement peu médiatique, au climat feutré et réservé à la profession mais auquel nous avons néanmoins pu avoir accès.

L'occasion de suivre Dany Boon dans les coulisses de ce qui marque le démarrage du marathon promotionnel d'une des comédies les plus attendues de 2011. Les exploitants de toute la France, qui ont encore en tête les 20,4 millions d'entrées de « Bienvenue chez les Ch'tis », ont réservé le meilleur accueil aux premières images de « Rien à déclarer », film tourné en début d'année en majorité sur la frontière franco-belge, à Macquenoise, à quelques kilomètres de Fourmies.

C'est d'ailleurs dans ce secteur (Hirson, Maubeuge ) que Dany Boon compte entamer une tournée d'avant-première, dès le week-end du 10/11/12 décembre. Si le planning n'est pas encore définitivement calé, la stratégie est bien place et le réalisateur ne laisse rien au hasard, lui qui, lundi, était encore en train d'ajuster son film au lendemain de la projection-test ultra-secrète organisée à Kinepolis Lomme et dont nous vous rendions compte en exclusivité dans nos éditions de lundi. La sortie nationale du film a de son côté été avancée : elle est prévue pour le mercredi 2 février mais dès le mercredi 26 janvier dans le Nord, le Pas-de-Calais, le nord de la Picardie et en Belgique.




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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Jeu 9 Déc 2010 - 22:58

PREMIERE.FR

Benoît Poelvoorde : il se met au S.M



Benoît Poelvoorde aura une liaison dangereuse dans Sévère. Sauf si la justice l'en empêche.


En 2005, Le banquier d'affaires Edouard Stern est tué par sa maîtresse juste après des ébats sado-masochistes. L'affaire va rapidement fasciner les romanciers et les cinéastes. Tandis qu' Olivier Assayas y fera allusion deux ans plus tard dans son Boarding Gate , l'écrivain Régis Jauffret s'en emparera pour Sévère, ou il réinvente ce crime, en se mettant dans la peau de la meurtrière. L'actrice Hélène Fillières y a trouvé la matière pour son premier long métrage, dont elle cherche actuellement le financement. Elle a un argument de poids : Benoît Poelvoorde lui a dit oui pour jouer le personnage inspiré par Stern.

Le projet est d'autant plus sensible que Jauffret a récemment été assigné en justice par la famille du banquier, réclamant son retrait pour atteinte à la vie privée. Les plaignants demandant aussi l'arrêt de l'adaptation du livre, sous menace d'une astreinte de 200 000 euros. Le cas devrait être plaidé courant 2011. Et le film donc suspendu à la décision de justice qui en découlera.



study
> http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:_7-N0N2q4hsJ:prdchroniques.blog.lemonde.fr/category/proces-stern/+edouard+stern+histoire&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

> http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:wi1Ry9hcPr0J:fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Stern+olivier+assayas+stern&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Jeu 23 Déc 2010 - 21:41

NEWS DE STARS jeudi 23 décembre 2010


Benoît Poelvoorde : "Isabelle Carré, j’aime tout chez elle"




Les deux acteurs qui avaient déjà tourné ensemble dans Entre ses mains se retrouvent avec plaisir dans un nouveau film : Les Émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris. Complices et complémentaires, Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde offrent dès aujourd'hui aux spectateurs des échanges désopilants et touchants dans ce film.

La veille de la sortie de ce film, les deux acteurs se sont confiés à Madame Figaro dans un entretien en duo exceptionnel. D'emblée, Isabelle Carré prend l'entretien en main et raconte l'histoire d'Emotifs anonymes : "Ce film raconte l’histoire de deux hyperémotifs que la passion du chocolat réunit. C’est un rôle taillé pour moi : j’adore le chocolat et je suis timide. Il m’est arrivé de faire dix fois le tour d’un pâté de maison en pleurant avant d’oser me rendre à un dîner". Benoît Poelwoorde renchérit : "Le sujet du film est le combat que mènent les deux héros pour surmonter cet incroyable handicap. Moi aussi, je suis timide, mais à ce point-là, je ne savais pas que ça pouvait exister".

Cet handicap est ici traité de manière douce, amusante et très touchante. Les acteurs ont pris un plaisir incroyable à se retrouver ensemble derrière la caméra pour parler de cela. Ils s'adorent et s'admirent mutuellement. "J’aime tout chez elle. C’est une partenaire rare. Elle écoute, elle sait varier les prises. Isabelle peut vous dire quinze fois "Passe-moi le sel", ce sera à chaque fois différent. Et vous savez pourquoi elle peut faire ça ? Parce qu’elle connaît à la fois son texte sur le bout des doigts et celui de son partenaire. Vous allez me dire que c’est le minimum syndical ? Eh bien, non. Certains acteurs se contentent juste de connaître le dernier mot de la tirade du partenaire. Isabelle est totalement immergée dans son rôle. C’est reposant de jouer avec elle" explique-t-il.

De son côté, Isabelle Carré ne tarie pas d'éloges sur son camarade de jeu, elle confesse : "C’est un surdoué. C’est pour cela qu’il aborde tout avec dérision et que c’est super dur de le remettre dans le droit chemin. Comme les surdoués, il n’a jamais confiance en lui. Il fait des gags. Sur le tournage, on n’arrêtait pas de rire. On riait encore au moment où l’on entendait « Moteur! » Et puis, à la fin de chaque prise, comme un gosse, il me disait : "Je n’y crois pas. Ça va pas le faire".

Les deux compères se complètent et semblent être d'accord sur tout, même sur la scène la plus compliquée à jouer. Isabelle Carré avoue qu'il s'agit celle du baiser. Tous les deux étaient très nerveux et ne pouvaient pas s'empêcher de rire. "C’est une scène que nous avons dû recommencer plusieurs fois. Nous nous demandions : on met la langue ou pas ? Nous ne le voulions pas. Ce n’est pas possible entre nous. Alors, nous avions décidé de faire ce qu’on appelle un baiser de cinéma, mais ça ne marchait pas. On se tortillait dans tous les sens" reconnaît Benoît Poelvoorde.


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Sam 25 Déc 2010 - 20:42



Benoît Poelvoorde: "Je dormirai mieux le jour où j'arrêterai le cinéma"

Par Géraldine Catalano, publié le 22/12/2010 à 07:00


Héros des Emotifs anonymes, l'acteur belge nous parle de ses liens compliqués avec le cinéma, de la dépression qui l'a frappé en 2008, et livre quelques conseils à cette France qui a fait de lui l'un des siens.

Avec lui, peu importe si on a raté les épisodes précédents. A chaque interview, Benoît Poelvoorde refait le film, avançant, tel un funambule, sans filet, se livrant sans compter, répondant à chaque question par une histoire, ou plutôt toutes. Il y a celle du gamin issu d'un milieu modeste et secoué par le décès prématuré de son père. Celle d'un comédien "existentiel", comme le décrit son amie, la cinéaste Anne Fontaine, mal à l'aise avec sa notoriété et jamais aussi heureux que devant la bibliothèque de sa maison refuge de Namur, où il est né il y a quarante-six ans et où il réside toujours. L'histoire d'un acteur, surtout, chatouillé depuis plusieurs années par l'envie de se retirer d'un milieu auquel il n'a jamais eu l'impression d'appartenir. En février dernier, après dix-huit ans de carrière, près de trente films et un épisode dépressif, le héros de C'est arrivé près de chez vous, des Randonneurs et de Podium annonçait dans les colonnes de L'Express l'arrêt de sa carrière. Depuis... Depuis, il a changé d'avis, bien sûr. Il se trouve aujourd'hui à Paris pour parler des Emotifs anonymes, comédie tout en délicatesse de Jean-Pierre Améris, et de Rien à déclarer, où il donne la réplique à Dany Boon. L'humeur est joyeuse. Le chien, baptisé Billy, aussi chaleureux que son maître. Et l'appartement, immense, forcément trop étroit pour ce génie de la démesure.

Vous n'avez pas l'habitude de voir les films dans lesquels vous jouez. Allez-vous faire une exception pour Les Emotifs anonymes ?

Oui, parce que j'adore Jean-Pierre Améris et Isabelle (Carré) et parce que le thème de l'hyper-émotivité me touche beaucoup. Regardez les gens au pied des marches de Cannes : même le plus antipathique des producteurs y a l'air d'un crétin et gagne en humanité. Mais après, je reviens à mes anciennes habitudes. Je ne regarde rien, je ne lis pas les interviews, je zappe les photos. C'est logique de ne pas aimer s'entendre ou se voir à l'écran, ou alors, on est très con...

Jean-René, le héros des Emotifs anonymes, se sent étranger au monde et panique à l'idée de tout contact physique avec une femme. Jean-René, c'est un peu l'histoire de Benoît Poelvoorde acteur, non ?

Oui... Je suis vachement pudique sur ces choses-là... Et, pourtant, j'ai fait des progrès. J'ai embrassé Audrey [Tautou], Isabelle [Huppert], avec qui je tourne en ce moment le prochain film d'Anne Fontaine... Sur le tournage de Entre ses mains, j'étais insupportable, une vraie cocotte. La nudité ne me gêne pas, il arrive même qu'elle me serve d'armure, mais livrer des sentiments à l'image, je trouve ça indécent. Je suis comme un gamin qui tourne la tête quand les deux héros du film s'embrassent.

Cela vous étonne que l'on vous envisage en héros romantique ?

Toujours. A chaque fois que je lis "type séduisant" dans le scénario, je me demande ce que je viens faire dans cette histoire. Ce n'est pas de la modestie, plutôt de la lucidité. Dans la vie, tout est possible, mais au cinéma, les codes sont de plus en plus rigides. Je ressens une forme d'imposture face à ce genre de rôles.

Ce mot revient souvent dans vos propos. Certains acteurs ont du mal à apprivoiser la réalité entre deux tournages. Vous, c'est l'inverse.

Gérard [Depardieu] a eu cette phrase géniale, un jour, me concernant : "Il refuse la danse et après il se frotte." [Sourires.] C'est exactement ça. Je n'ai pas de problème avec le métier. Simplement, j'ai l'impression de ne pas en faire complètement partie. J'ai un pied dedans, un pied dehors. Je choisis mes films au gré des personnes que je rencontre et des amitiés que je noue. Jamais pour les bonnes raisons, ce qui terrorise mon agent. Vous savez pourquoi j'ai accepté Podium ?

Parce que vous étiez fan de Claude François ?

Parce que Yann Moix aimait bien les romans de Léon Bloy. Tout est parti de là ! Il m'arrive d'accepter des projets pour faire plaisir. Je viens de tourner dans un film dont je ne connais ni le scénario ni le titre, uniquement parce que l'un de mes copains en est le producteur...

On a un peu de mal à vous suivre... Il y a dix mois, vous renonciez solennellement à poursuivre votre carrière. Aujourd'hui, vous multipliez les projets. Vous êtes en semi-retraite, c'est ça ?

Je maintiens : je prendrai ma retraite tôt. Je ne suis pas fatigué du métier, mais j'aimerais faire autre chose, même si je ne sais pas encore bien quoi. Le problème, c'est que je ne cesse de rencontrer des gens bien qui ont des choses à dire, et moi, j'aime les gens qui ont des choses à dire, même si ce sont des conneries.

A dire vrai, personne ne vous avait pris au sérieux.

Je sais... Je n'ai jamais reçu autant de scénarios qu'après mes déclarations : onze en un mois et demi ! Et pourtant, je suis toujours d'une sincérité absolue quand je parle. J'avais même invité mon agent en tête à tête au restaurant pour lui annoncer la fin de ma carrière. Mais vous savez ce que c'est... En l'attendant, j'ai bu un verre, puis cinq. Quand elle est arrivée, elle m'a lancé : "Tu veux entrer dans les ordres, c'est ça ?" J'ai dit non, bien sûr, et j'ai quitté le déjeuner avec deux scénarios sans avoir pu en placer une... [Sourires.] Je suis dans la peau du type qui cherche à quitter une soirée et à qui les autres convives disent : "Mais reste, reste !" Alors, je reste...

Vous tournez souvent sous la direction de femmes. Leur regard vous rassure-t-il ?

Absolument. Heureusement qu'elles sont plus nombreuses à se lancer. Le cinéma est quand même un métier qui sent le slip ! Avec elles, l'acteur reçoit un double regard amoureux. Une réalisatrice est à la fois une maman, une épouse, une maîtresse, une soeur. Sans faire de généralités, je trouve qu'elles sont plus malignes et ont davantage de spontanéité que les hommes, chez qui on trouve beaucoup de faiseurs.

Même Dany Boon ? Il dit vous avoir beaucoup parlé pendant le tournage de Rien à déclarer.

C'est parce que Dany a une délicatesse extrême et une grande part de féminité en lui. C'est aussi un homme très droit, ce qui est rare dans ce métier. Rien à déclarer reste l'un de mes plus beaux souvenirs de tournage. Dany et moi avons beaucoup de points communs : il vient du Nord et d'un milieu modeste, moi aussi. Son père était routier et est mort assez jeune, le mien aussi. Sa mère a une très forte personnalité, comme la mienne.

Il a traversé une période difficile...

Oui, moi aussi... La grande différence, c'est qu'il est très travailleur et que, moi, je ne fous rien. Je n'en tire aucune gloire, c'est un fait : j'ai trouvé le métier idéal pour ne rien foutre. Ça fait des mois qu'il attend que je lui envoie des textes, car il aimerait qu'on monte ensemble sur scène. Il m'a même invité cet été dans sa maison de Los Angeles. J'ai dit non : j'avais trop peur de devoir bosser. [Rires.]

Vous n'avez pas parlé que de travail, avec lui.

Non. On a passé beaucoup de temps en voiture - Dany est dingue de bagnoles - en discutant de la vie. Regarder Dany vivre, le voir garder cette désinvolture et cette générosité face au succès, c'est vraiment impressionnant. Il dort très peu et travaille tout le temps. C'est sidérant.

Vous aussi dormez très peu.

Mais pas pour les mêmes raisons. Je pense que je dormirai mieux le jour où j'arrêterai le cinéma. J'aurai moins d'angoisses.

La plupart de vos confrères affirment l'inverse : c'est ne pas tourner qui génère du stress.

Oui, je comprends... Le cinéma est aussi une fuite. Tu es constamment pris en charge, tu n'as pas à réfléchir, il y a toute une équipe qui s'affaire autour de toi pour que tu prononces parfois une seule phrase de dialogue. Comment ne pas devenir timbré ?




Dany vous décrit comme un acteur fragile. Etes-vous d'accord avec lui ?

Le mot est tellement galvaudé... Disons que je suis très entier. Je me pose trop de questions et je suis dans l'excès tout le temps. Mon oncle et ma tante, qui étaient psy, me décrivaient comme une balançoire : tout en haut ou tout en bas, jamais au milieu. Ils avaient raison : je n'arrive pas à mijoter : quand je suis heureux, je suis heureux, quand je bois, je bois, quand je fais la fête, je fais vraiment la fête.

Et quand vous avez mal...

J'ai très mal.

Dans Rien à déclarer, vous incarnez un douanier francophobe. Quel regard portez-vous sur ce pays, qui est un peu le vôtre ?

Je mériterais un césar pour mon interprétation, car j'adore les Français. Ce qui me frappe le plus, c'est votre dureté envers vous-mêmes. La France est un pays généreux, ouvert d'esprit, ultra-démocrate, et, malgré cela, vous n'avez aucune indulgence envers vous-mêmes. Arrêtez de vous condamner tout le temps !

Vous est-il arrivé de regretter certains choix artistiques ?

Jamais. Enfin, si, une fois : Astérix. Mais c'était entièrement de ma faute. Je l'ai fait par vanité, et je me le suis pris dans la figure. C'était un tournage très long. J'ai été chiant avec mes proches pendant, après... Ma femme m'avait conseillé de ne pas le tourner et elle avait raison.

C'est après Astérix que vous avez basculé dans la dépression. Le héros des Emotifs anonymes se montre très docile face à la psychothérapie. Quelle a été votre expérience ?

La même. J'ai été adorable. J'ai même refusé une chambre individuelle pour dormir avec les autres patients pendant plusieurs semaines. Partager le quotidien des autres a été la meilleure des thérapies. Je peux vous dire qu'à côté de leurs problèmes, mes petits soucis d'acteur, ce n'était rien ! Il y avait des types qui se prenaient pour Dieu deux fois par an, d'autres qui étaient trop angoissés pour s'asseoir. Je garde des souvenirs merveilleux de cette période : les fous rires partagés dans la salle commune, dans le fumoir...

Avec le recul, le fait d'avoir évoqué publiquement votre dépression vous a-t-il aidé ?

Non. Mais je n'avais pas l'intention d'en parler, vous savez. C'est Fogiel [Marc-Olivier Fogiel] qui l'a balancé en direct à la télévision. C'était dégueulasse de me mettre à terre comme ça. J'étais liquéfié, mais il a bien fallu que je réagisse. Je l'ai fait sans mentir. On a raconté n'importe quoi sur moi, mais je n'ai jamais publié de démenti. Je n'ai pas de rancune, mais cela m'a refroidi par rapport aux médias, c'est évident. En revanche, l'élan d'affection que j'ai reçu de la part du public a été incroyable. Aujourd'hui encore, les gens m'arrêtent souvent dans la rue pour me dire : "Accrochez-vous, accrochez-vous !" [Rires.]

Vous êtes-vous senti soutenu par le métier dans ces moments difficiles ?

Absolument. C'est là que j'ai reconnu mes amis. José Garcia, par exemple, qui est venu jusque chez moi pour vérifier si tout ce qu'on écrivait sur moi était vrai. Il a passé un week-end et est parti rassuré. J'ai trouvé ça très classe.

Vous allez très bien, alors ?

Je vais très bien. Mais on est tous borderline. Il faut l'accepter.

Votre maman vous a dit un jour : "Ton problème, c'est que tu ne crois en rien." Benoît Poelvoorde ne croit-il toujours en rien ?

Oui, c'est mon drame ! Je ne me suis jamais disputé avec ma mère sauf le jour où elle m'a sorti ça. Ma maman, elle croit en Dieu, en l'homme, en la vie. Elle a même installé des pots de fleurs sous l'Abribus qui se trouve en face de chez elle pour donner du bonheur aux gens. Elle a la foi ! Moi, j'aime rire, mais je suis d'un pessimisme absolu.


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Ven 31 Déc 2010 - 20:32

Ouest-France / Pays de la Loire / Nantes / A la une de Nantes
Émotives anonymes, après le film, elles témoignent
vendredi 24 décembre 2010
Élisabeth et Marie, devant l'affiche du film « Les Émotifs anonymes », actuellement au cinéma.



Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde sont les héros hypersensibles du romantique film Les Émotifs anonymes. À Nantes, existe une association du même nom. Paroles croisées après la séance.
Témoignage

Élisabeth et Marie, des Émotifs anonymes de Nantes

Dans le film, Isabelle Carré participe à un groupe de parole pour émotifs. Est-ce fidèle à la réalité ?

Le groupe que l'on voit se réunir est un peu caricatural... Ce cercle réduit, très resserré... Mais l'objectif est bien celui-là : exprimer, sans être jugé, ses difficultés avec des gens qui vivent la même chose que nous et s'entraider. En sortant de ces séances, on réalise le bien que ça nous fait. Venir aux Émotifs anonymes, c'est une démarche qui montre l'envie d'évoluer de la personne. Hyperémotifs, hypersensibles, les grands émotifs ont des valeurs humanistes, envie de bien faire, sont très exigeants envers eux-mêmes. Cela nous rend plus vulnérables, surtout dans le monde actuel. Il nous faut apprendre à déguster chaque instant.

Les héros du film, grands timides, ne savent pas exprimer leurs sentiments. Est-ce toujours une épreuve ?

J'ai en effet des difficultés à dire mes sentiments. Je suis très à l'aise quand je sais que la relation n'est pas authentique, j'ai tendance à chercher des relations qui ne comptent pas, comme si j'avais peur d'échouer avec des gens qui me correspondraient. Je fuis les personnes qui pourraient me convenir, cette intimité où je devrais être vraie et prendre le risque d'être rejetée, de ne pas être aimée... Et puis, finalement, je me dis que je ne mérite pas cette personne...

Offrir un cadeau à quelqu'un de proche m'est difficile... J'ai toujours peur de mal choisir. Je crois que je ne vais jamais trouver la bonne idée... Du coup, j'en offre moins.

Rougissements incontrôlés, larmes faciles : vivez-vous ces signes physiques ?

Je me laisse toujours emporter par mes émotions. Je perds vite mes moyens. Par exemple, lorsque je suis surprise par la réaction d'un de mes collègues de travail, je me sens en faute, je suis mal à l'aise, je rougis... Je me laisse beaucoup impressionner par le groupe.

J'étais très timide à l'école, j'avais déjà peur de dire mon prénom, j'ai beaucoup rougi jusqu'à l'âge de 30 ans. En fait, je n'avais pas conscience de mon corps. Quand on est très émotif, on ne s'entend pas, on a l'impression d'être ridicule, on perd le contrôle car on n'a plus ses sensations corporelles. J'ai progressé, il m'est même arrivé récemment de prendre le micro devant 300 personnes, une victoire.

Dans le film, pour se conforter, elle chante ; lui se fixe des petits challenges. Avez-vous aussi des trucs ?

Oui, on a des petites phrases qu'on se répète pour s'encourager. La mienne en ce moment : Je fais confiance à moi-même et aux autres.

Comme je ne suis pas à l'aise avec mon corps, je me suis obligée à m'inscrire à un cours de danse, une grande épreuve. J'étais maladroite, empêtrée, je me sentais gauche par rapport aux autres... J'ai décidé d'écrire au professeur pour lui expliquer mes problèmes. Tout a été beaucoup mieux ensuite, son regard est devenu très compréhensif.


Recueilli parMagali GRANDET

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Lun 3 Jan 2011 - 3:10


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   Jeu 17 Fév 2011 - 20:51




CINE
TELE REVUE

En tournage à Macquenoise, près de Chimay avec Dany Boon et François Damiens, Benoît Poelvoorde s'est confié à Ciné-Télé-Revue...


Comment se passe le tournage ?

C'est un enchantement ! On se marre, ce qui est rare sur une comédie, toujours compliquée à cause du rythme à tenir. Ç'aurait aussi pu être les Français d'un côté et les Belges de l'autre, mais pas du tout. L'équipe technique est la même que pour " Les Ch'tis ". On est presque tous des gens du Nord, la différence entre nous est minime. Tout le monde aime déjà la bière, et ici, on en boit ! (Rires.) Avec des Parisiens, ça se passerait peut-être autrement.

Et Dany Boon, comment est-il ?

Tu as vu le patron ? Il est d'un calme olympien ! Pourtant, il traverse des événements pas faciles. Mais il ne met jamais la pression, au contraire. J'ai l'impression de tourner un premier film, où les gens sont détendus parce qu'ils ne savent pas les risques qu'ils prennent. Dany est acteur, il sait ce qu'il veut et c'est écrit à l'aiguille. T'as seulement besoin de te laisser diriger. Tu n'as pas l'impression de tourner avec le mec qui a fait le plus gros succès de l'histoire du cinéma français.

L'ambiance est très détendue...

Parce qu'on est tous logés au même endroit, au " Val-Joli ", à Eppe-Sauvage, acteurs et techniciens. C'est très famille, colonie de vacances. On se fait à manger nous-mêmes. Séparer les gens est débile. On a fait une soirée pyjamas hier. Je te dis pas ! Et là, je dois tourner avec Dany, je dois le foutre à la porte de mon pays ! Facile ! (Rires.) Tout ce dont tu as besoin ici, c'est d'être de bonne humeur.

Toujours décidé à arrêter le cinéma ?

J'arrête, oui. Je suis content, je termine en beauté avec ce film, puis celui d'Anne Fontaine. Après, j'aurai fait le tour de ce qui m'intéresse en tant qu'acteur. J'ai envie de faire autre chose, je ne sais pas encore quoi, mais je vais trouver. La vie est courte. Je joue depuis déjà dix-sept ans... C'est pas mon métier au départ, je pourrais très bien redevenir dessinateur ou ouvrir une librairie. Ça reste mon rêve. Par contre, c'est faux que je vais ouvrir une crèche pour les animaux.

Mais pourquoi maintenant ?

C'est pas utile de s'acharner, autant partir sans avoir souffert. Il y a tant de belles choses à voir, comme dit la chanson de Françoise Hardy. Je ne vais pas attendre d'avoir 60 ans... On se dégrade vite ! Tu ne vas pas acheter un cabriolet quand tu as besoin d'un chausse-pied pour en sortir, et j'ai déjà du mal, à cause de mon dos !

avril 2010.

Propos recueillis par Jean-Jacques Lecocq

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2010.   

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