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 INFOS PRESSE 2009.

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BENGI*
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MessageSujet: INFOS PRESSE 2009.   Ven 27 Fév 2009 - 19:13



L'acteur comique le plus brillant de sa génération lutte contre ses démons

Surmenage, peines de cœur, blessures d’enfance tenaces, Benoît Poelvoorde n'en veut plus... Son année 2009 fourmille d’espoir et de projets. Pour ouvrir, enfin, l’ère du renouveau?

Bons mots en rafale, histrionisme virevoltant : de retour sur les plateaux télé pour son film La guerre des Miss, le Benoît Poelvoorde cuvée 2009 assure le service après-vente. Petite variante cette année : motus sur sa vie privée, rétention en forme de souffrance pour celui qui, jadis, considérait les interviews comme « une psychanalyse gratuite ». Le jeu en vaut la chandelle. Tout récemment, la grande famille du cinéma se demandait si le spleen du rejeton belge n’allait pas l’emporter sur son génie. Craignant qu’il soit ingérable, la production de Signé Dumas, long-métrage avec Gérard Depardieu qu’il vient de mettre en boîte, aurait, un temps, songé à le remplacer par Jean-Pierre Darroussin.

Il faut bien le dire, la sérénité selon Poelvoorde n’a rien d’une lapalissade. En bon comique, l’homme cultive un talent pour le vague à l’âme. La divagation plutôt, qui l’entraîne, au mieux, à mettre le feu dans les bars, entraînant les plus pincés dans son sillage. Le pire ? Ces fins de soirée où se dégagent des relents de tristesse infinie. Benoît pleure son enfance difficile dans les bras d’anonymes, se déprécie, insulte ses meilleurs amis. Ainsi de Rémy Belvaux, co-réalisateur de C’est arrivé près de chez vous, qui n’a jamais pardonné une boutade limite lâchée sur sa compagne. Le retour de manivelle est bien plus douloureux encore pour Poelvoorde, Belvaux se donnant la mort en septembre 2006, sans s’être réconcilié avec lui. Dur, très dur pour l’acteur qui a hérité de son enfance chez les Jésuites une forte tendance à la culpabilité.

Une page se tourne. Leur film de jeunesse avait tout enclenché : entrée dans le grand monde, culte immédiat auprès du public. Et coup de foudre absolu au festival de Cannes, en 1992, quand le jeune Poelvoorde, vingt-sept printemps, croise son épouse Coralie, assistante à la Semaine de la Critique. Avec sa mère, la femme de sa vie. « Sans elles, je coule. Elles me sécurisent », dit-il en 2005. Raisonnable, discrète, Coralie est son négatif bienveillant, la seule à pouvoir canaliser ses accès destructeurs. Jusqu’à un certain point. Poelvoorde gère très mal l’apothéose populaire de Podium.

Les éloges l’enivrent, la répétition des tournages le cantonne à un rôle de roi fainéant, « bichonné en permanence comme un enfant. » Coralie claque la porte, puis revient, par séquences. Jusqu’au tournage d’Astérix, à l’été 2006. Poelvoorde ne sait plus ce qu’il est venu faire pendant cinq mois dans cette galère rutilante, lui, l’enfant de Namur, dont le castel jouxte la maison de sa mère, laquelle lui repasse toujours ses chemises. Coralie ne reviendra plus. Gérard Depardieu le prend sous son aile, l’écoute, le réconforte. Trop tard pour éviter la dépression. Toujours au faîte de sa popularité, Poelvoorde enchaîne les tournages. 2007 commence par Les deux mondes, en Afrique du Sud.



Entre chaque prise, la star, en pleine procédure de divorce, s’enferme dans sa chambre, pique une colère monumentale, craignant qu’une équipe de journalistes ne dévoile l’identité de sa nouvelle compagne. L’acteur se console auprès de son chien Billy Bob, confident muet mais monstre d’affection, qu’il emmène partout. Comme à Namur, en avril, où sa jeep fonce dans le mur d’une propriété voisine. Puis à Saint-Tropez, quelques jours plus tard, sur le tournage du deuxième volet des Randonneurs, ponctué d’une autre romance. Pas de quoi se reconstruire un moral en acier. Poelvoorde passe trois jours en juillet dans une clinique de Namur, viré au bout du compte, affirme le magazine Voici, pour abus de boisson. «Calomnies, dit-il, je suis parti à cause des paparazzis.» L’incident secoue la grande famille du cinéma, qui menace de se disloquer.

Cinéaste de Podium, Yann Moix, casse le contrat de son ancien complice à quelques jours du tournage de Cinéman. Il est remplacé par Franck Dubosc. Poelvoorde ne digère pas l’affaire, mais reconnaît publiquement sa dépression. Il raconte tout, regrette dans Paris Match avoir « fait du mal à la personne qui m’aimait. » Dans la même interview, il assure aussi qu’il rendra coup pour coup à ceux qui l’ont trahi, Yann Moix en tête, via un one-man show, J’y arrive. Jamais monté. Prévoit de réaliser un film en Belgique, Les inutiles. Jamais tourné. Poelvoorde s’accroche, porté par son talent et sa cote intacts auprès du public. En septembre dernier, il s’engage sur Coco avant Chanel, biopic de son amie Anne Fontaine avec Audrey Tautou (Benoit Poelvoorde tourne et va mieux).

Nouvel écart : un mois plus tard, au festival de Sarlat, Patrice Leconte est obligé d’interrompre un débat avec le public de La guerre des Miss, gêné par les saillies grivoises de son acteur vedette, passablement éméché. Le lendemain, de retour à Namur, Poelvoorde emboutit trois voitures dans un parking, passe quarante-huit heures en clinique psychiatrique, à sa demande.

Au travail, l’acteur est impeccable, disponible, et sa complicité avec Tautou lui réchauffe le cœur. 2009 serait-il synonyme de nouveau départ ? Pourquoi pas… Dany Boon l’a choisi pour son prochain film, qu’il tournera cet été. Et à l’issue du tournage de Coco, il se murmure que le chien Billy Bob ne serait plus son unique compagnon…


Guillaume Loison
Article paru dans Gala, janvier 2009


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Mer 22 Avr 2009 - 12:56




Audrey Tautou est une Coco Chanel inspirée
et Benoît Poelvorde fait des étincelles

La critique d'Alain Spira - Paris Match
Orpheline chez les bonnes sœurs puis chanteuse dans un beuglant, la môme Chanel était condamnée à une vie aussi étroite qu’un dé à coudre. Son lourd passé lui ayant rendu la cuisse légère, la petite main de petite vertu se laisse conquérir par Etienne Balsan (Benoît Poelvoorde), un fêtard, amateur de chevaux et de pouliches pas farouches. Renonçant à son rêve de devenir la nouvelle star parisienne, elle s’incruste dans le château de son gentleman-farmer d’amant où elle va côtoyer la haute société et sympathiser avec des demi-mondaines. Fascinée par leur luxe, mais très circonspecte quant à leurs goûts vestimentaires, la petite Coco, en bonne copine, va leur insuffler sa vision du vrai chic féminin. Influencée par les tenues hiératiques des religieuses, Coco l’androgyne élague le bling-bling froufroutant de leurs coûteux vêtements de travail, déplume leurs chapeaux arcimboldesques et décorsette leurs tailles compressées comme des pieds de Chinoises. Les belles sont de plus en plus nombreuses à lui commander, qui un canotier, qui une robe. De fil en aiguille, sans le vouloir vraiment, la nouvelle impératrice de la mode pose les premières pierres de son futur empire. Depuis, la maison Chanel continue de vendre le bon goût de Coco à celles qui en manquent pour créer leur propre style mais ont assez d’argent pour se l’offrir...
Après Piaf, Sagan, le cinéma français, tout heureux de s’être trouvé une niche confortable dans le biopic épique, poursuit son exploration de nos mythes hexagonaux. Pour son premier film d’époque, Anne Fontaine a choisi d’entrer dans ce monument par la petite porte de la jeunesse et de la genèse. Comme intimidée par son modèle, la réalisatrice semble avoir trop serré la ceinture de sa personnalité. Même si elle n’est ni Luchino Visconti ni Liliana Cavani, la cinéaste aurait pu éviter de donner parfois l’impression de confectionner son film avec du tissu de téléfilm. Mais, grâce à une Audrey Tautou inspirée, aussi tranchante qu’attachante, et à un Benoît Poelvoorde qui se démesure sans compter, cette biographie romanesque, truffée d’anecdotes et de bonnes répliques, ne mérite pas qu’on lui taille un costard.
Coco avant Chanel, d’Anne Fontaine
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Marie Gillain, Emmanuelle Devos...


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Sam 25 Avr 2009 - 12:28

PURE PEOPLE



Benoît Poelvoorde, 44 ans, qui sera à l'affiche du film Coco avant Chanel dès mercredi prochain (où il incarne Etienne Balsan), est actuellement en pleine tournée promo.

A cette occasion, Le Point l'a rencontré afin de lui poser quelques questions concernant sa carrière, la difficile période qu'il a traversée l'an dernier et son enfance.

Dans cette interview vérité, où le comédien belge se livre sans langue de bois, nous apprenons qu'il a gardé les costumes du long-métrage qui met en scène la célèbre créatrice française et qu'il les portera prochainement dans son castel à Namur, au bord de la Meuse, une demeure qui était son rêve d'enfant, et qui est à présent la sienne.

"Cette maison j'en rêvais gosse, quand je passais devant à vélo.


J'inviterai mes potes et je mettrai les costumes de Balsan et une robe de chambre par-dessus. Il faut relancer l'usage de la robe de chambre" déclare-t-il.

Celui qui se décrit comme un éternel insatisfait avoue également être mégalomane. En effet, il s'est par exemple offert de sublimes draps du Fouquet's Barrière - car bien adaptés à sa peau sensible ! - et y a fait broder ses initiales. Il rêve également de faire briller, à l'instar du super-héros Batman, un B lumineux (comme Benoît), dans le ciel ! Wahou !

L'acteur, qui a récemment déclaré "j'ai fait un peu le tour du cinéma, j'en ai plein le c", nous dévoile la signification de son nom de famille : coq de petit marais ! Original.

Concernant la perception que son pays a de lui, il nous explique : "Les Belges m'ont fait chevalier de l'ordre de Léopold. Maintenant, je pourrais devenir baron, mais j'ai fait des bêtises. Pas brillant de nommer baron un type qu'on a ramassé bourré dans une rue. Faut que je me tienne à carreau."

Benoît Poelvoorde baron en Belgique... nous adorons l'idée !

L.R






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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Sam 25 Avr 2009 - 13:15

Benoît Poelvoorde : un nouveau coup de blues ?



Benoît Poelvoorde entame la promo de son nouveau film très attendu "Coco avant Chanel". L'acteur belge devrait connaitre un nouveau succès, mais son moral n'est pas au top. Il vient d'exprimer une certaine lassitude sur RTL :
"Je crois que j'ai fait un peu le tour du cinéma, j'en ai plein le cul. Ma véritable envie en ce moment, c'est de me barrer et de ne rien foutre. Je ne suis plus enthousiaste". A dire vrai, ma véritable envie, c'est de m'en aller. Mais bon, c'est difficile, faut être sûr de son coup. J'y arriverai peut-être. Faut pas faire ce métier sans enthousiasme, c'est dommage. Il faut laisser la place à ceux qui veulent encore inventer. Moi, j'ai l'impression que j'ai fait le tour ."


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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Sam 25 Avr 2009 - 14:38



« Coco avant Chanel »

S'inspirant de la biographie d'Edmonde Charles-Roux (« L'irrégulière », Grasset), Anne Fontaine retrace les années d'apprentissage d'une jeune orpheline, brodeuse à Moulins, qui envisage d'abord la carrière de chanteuse avant de libérer les femmes du corset. Têtue, revêche et indépendante, Coco (Audrey Tautou) fait son chemin dans un monde d'hommes. Anne Fontaine renoue avec son motif préféré, le triangle amoureux, dont les deux autres pointes sont ici Etienne Balsan (Benoît Poelvoorde) et Boy Capel (Alessandro Nivola). Entre sentimentalisme et naissance d'une ambition, Anne Fontaine évoque, avec tendresse et élégance, une époque et un personnage romanesque. On songe aux premiers films réussis de James Ivory. Bref, c'est un peu un English Chanel.



Nationalité : française
Naissance : 17 avril 1920 à Neuilly-sur-Seine
Age : 89 ans
Métier : écrivain.




Résumé:

Mystérieuse pour les intimes, acharnée à effacer toute trace de son passé, de ses origines, de sa famille même, Gabrielle Chanel aura été tout au long de son existence une " irrégulière " dans une société conformiste, et peut-être ne faut-il pas chercher ailleurs le secret de sa prodigieuse réussite.
Suivant l'itinéraire inverse de celui qui l'avait menée à Elle, Adrienne, roman dont la célèbre couturière était l'inspiratrice et non le modèle, Edmonde Charles-Roux a dû déblayer une vie entière de mensonges ou d'aveux subtilement travestis pour nous montrer la fillette de forains cévenols, née par hasard à Saumur, l'orpheline oubliée dans un couvent de Corrèze, la petite pensionnaire des chanoinesses de Moulins, qui n'allait pas tarder à devenir " poseuse " dans un beuglant de la garnison, où elle chantait " Qui qu'a vu Coco dans l'Trocadéro?.
" Gomeuse " à Vichy, et même donneuse d'eau, celle à qui ses nombreux amis donnaient dès vingt ans son surnom devait faire son chemin. " Irrégulière ", certes - au sens équivoque et proustien du terme - mais toujours marginale, indépendante, ambitieuse, et déjà sûre de son destin d'exception. Il n'est guère d'hommes et de femmes célèbres qui ne l'aient approchée, si bien que sa vie se confond avec l'histoire de l'entre-deux-guerres.
Cocteau, Picasso, Max Jacob, Reverdy, Misia Sert, son amie de toujours, Diaghilev, Stravinski, ils apparaissent tous ici car ils furent les intimes témoins de cette aventure extraordinaire. A travers cette carrière mouvementée, Edmonde Charles-Roux raconte une femme unique, en même temps qu'elle trace la chronique des soixante-dix années de ce siècle. Ce portrait d'une célèbre inconnue est beaucoup plus qu'un portrait: l'épopée d'un roman vécu, et vécu comme un roman par son héroïne.

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Dernière édition par BENGI* le Dim 26 Avr 2009 - 13:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Sam 25 Avr 2009 - 15:22



Publié le 16/04/2009 - Modifié le 21/04/2009
N°1909 Le Point

Poelvoorde enfin libre


Interview. « Coco avant Chanel ». Benoît Poelvoorde après.



Propos recueillis par François-Guillaume Lorrain et Christophe Ono-dit-Biot





Benoît Poelvoorde dans "Coco avant Chanel"© Chantal Thomine-Desmazures









  • benoît Poelvoorde reçoit chez Chanel, rue Cambon. Et les salons précieux, le grand escalier tapissé de miroirs, ça lui va comme un gant d’alpaga, à cet acteur au dandysme tout belge, admirable lecteur, qui a longtemps caché son élégance de jeu sous sa gouaille éraillée, son goût pour le grotesque, et son physique mi-Eddy Merckx, mi-Fantasio, ou, comme l’écrivait jadis Bayon, de « Kinski déplumé ». Dans « Coco avant Chanel », d’Anne Fontaine (sortie le 22 avril), le tueur absurde et glaçant de « C’est arrivé près de chez vous », le clone givré de Claude François de « Podium » est Etienne Balsan, premier protecteur de Coco. Un châtelain éleveur de chevaux et jouisseur de cocottes, qui découvre trop tard qu’il est tombé amoureux de ce brillant bout de femme aux airs de garçonne. Tandis qu’au-dessus de nos têtes, jouxtant les appartements japonisants de Mademoiselle, un gynécée de petites mains en blouse blanche sculptaient la prochaine robe Chanel, un Poelvoorde sincère, ultrasensible, mais diablement apaisé, s’est mis à nu pour nous. Sans, pour une fois, se rajouter une plume




Le Point : Vous avez gardé votre moustache ?
Benoît Poelvoorde : Oui, mais ce n’est pas celle de Balsan. C’est celle du nègre d’Alexandre Dumas, Auguste Maquet. Je joue son rôle dans « Signé Dumas ». Un rôle de coincé, un dandy tout en retenue, écrasé par l’ogre Dumas, joué par Gérard Depardieu. Il est le grand écrivain, et moi, celui dont on ne se souvient plus.

Ça vous effraie, qu’on vous oublie ?
Non. D’abord, je ne vois jamais mes films. Une exception : « Entre ses mains ». Mais Anne Fontaine m’avait forcé et je m’étais bourré la gueule : aucun souvenir. Peut-être qu’un jour, à 85 ans, je retrouverai un vieux DVD en 2D, et je me dirai : « Tiens, j’ai fait l’acteur. » Mais pourquoi se regarder ? Jouer la scène, c’est tellement plus fort qu’à l’image. Des films, je retiens les souvenirs de tournage. Si on s’est marré ou pas.

Comme sur « Astérix aux Jeux olympiques » ?
Non. « Astérix aux Jeux olympiques », c’était trop dur. Une machine de guerre. Je ne suis pas un guerrier. Un guerrier, c’est quelqu’un comme Clovis Cornillac, rien ne peut l’atteindre. Moi, il faut me mettre à l’arrière.

Et vos interviews, vous les lisez ?
Jamais. Je ne me regarde pas à la télé non plus. Là, c’est le défilé de conneries.

Pourtant, vous en avez fait de la télé, à l’époque où vous incarniez Monsieur Manatane (1) sur Canal +, et que vous expliquiez aux téléspectateurs qu’il ne faut jamais offrir de rince-doigts aux convives d’une partouze...
C’est vrai, mais on faisait des efforts pour se rendre crétins. Quand j’entends « Si t’as pas une Rolex à 50 ans, c’est que t’as raté ta vie » , c’est du Monsieur Manatane sans effort. T’as juste à prendre sous la dictée.

Il n’y a qu’avec les femmes que vous acceptez de jouer sans amuser la galerie. Anne Fontaine, Nicole Garcia...
Une réalisatrice, elle te protège comme ta mère, te séduit comme ta maîtresse, t’aime comme ta femme. Avec les hommes, on est davantage dans le rapport de forces, le concours de slips. Avec ces femmes, il a fallu apprendre à ne presque rien jouer.

Et là, dans « Coco avant Chanel » ?
Il y avait le côté fêtard dans son château avec des filles, mais aussi le mufle qui s’aperçoit trop tard qu’il est amoureux.

C’est la première fois que vous êtes à la fois aussi amoureux et aussi bien habillé...
C’est grâce à Anne : elle m’habille comme si j’étais sa poupée. En fait, je suis même sa chose. Sur « Entre ses mains », je l’appelais Leni Riefenstahl, car j’ai un double menton et elle voulait toujours que je relève la tête, le visage tendu vers la lumière. Je pense qu’elle vaut mieux que Riefenstahl. Quoiqu’elle soit aussi obsessionnelle. Tu peux lui dire des horreurs sur un tournage, elle n’entend rien. Balsan, le personnage, ne m’intéressait pas des masses, la mode non plus. Et puis, j’avais en face Alessandro Nivola, qui est beau comme un dieu. Ils ne te donnent pas envie d’être gentils, les gens trop beaux. Quoique je me trouve moins moche, cela commence à passer. Mais avec Anne, je peux tout faire. Sans elle, je n’aurais jamais osé des tas de trucs.

Comme quoi ?
Jouer une scène d’orgie et ne pas boire. Plus sérieusement, je peux me balader nu avec une plume dans le cul, mais caresser une main, une nuque, c’est terriblement difficile pour moi. Tout dépend de l’endroit où tu mets ton amour-propre. Les actrices porno peuvent faire des interviews les jambes écartées. Pour elles, il n’y a rien d’impudique. Mais être sensuel à l’écran, c’est très intimidant. C’est ce que j’aime, dans les films de Jane Campion : les nuques, un balancement de pied. Magnifique, mais tellement impudique.

Quel est le comble de l’impudeur ?
Se laisser filmer en train de dormir. Un jour, j’étais dans un avion d’Unifrance, à la grande période de Toscan du Plantier, où on pouvait picoler. Les actrices s’endormaient dans l’avion. Et quel était le salaud qui faisait des photos ? Je peux te dire qu’une actrice qui dort, ça n’a rien de sexy. J’ai des documents. Pour revenir à Anne, grâce à elle, j’ose être plus impudique. Mais c’est parce que je me suis dégagé de mon image terrestre. [Rires.] Ouh là, si on lit ça, je vais passer pour une brêle. Je suis sûr que vous allez mettre ça en gras. On vit dans une société du caractère gras.

Pourquoi ce dégagement ?
Je lis en ce moment un ouvrage sur les mystiques. « La vie parfaite », de Catherine Millot. Pas Millet. J’écris aussi un scénario sur le détachement, la perte d’estime de soi. Il faut admettre que Dieu veuille bien ta destruction. Léon Bloy détestait les comédiens, il préférait les putes ; elles, au moins, elles n’avaient pas le choix. Je trouve qu’il n’a pas tort.

Cela a un rapport avec votre dépression de l’an dernier ?
On est tous en instance de dépression. On reste des bébés à qui on donne des coups de couteau et la lumière passe à travers.

C’est terrible, cette comparaison...
Il faut apprendre à se dégager de tout. Mon film préféré, c’est « Raging Bull », et ma scène culte, c’est la fin quand Jack La Motta, has been, a renoncé à la boxe. Il a tout envoyé balader, il est devenu énorme, et pour la première fois il est heureux. Cela va à l’encontre de tout ce qui marche maintenant, où il faut toujours être ou « en baisse » ou « en hausse ». C’est pour ça que je lis les mystiques. Ce qui nous fait le plus mal, c’est de ne pas pouvoir dire qu’on a été heureux. Il faudrait se débarrasser de la nostalgie du passé et de la peur de l’avenir. C’est difficile dans le cinéma, un milieu très codifié où l’illusion règne en maître.

Vous semblez un insatisfait permanent ?
Je le suis. Je suis content d’être avec vous, mais quand je vais reprendre ma voiture, je vais m’inquiéter de tout ce que je vous ai dit et je vais être malheureux. Sur les mystiques, par exemple, ou le détachement. C’est encore de l’orgueil, de l’estime de soi mal foutue.

Vous avez lu le dalaï-lama ?
J’ai essayé. Mais dès le premier chapitre, il veut que je me détache des biens matériels. Impossible pour moi : je ne peux pas donner ma voiture à quelqu’un. C’est parce que je suis un parvenu. Les riches conservent, les parvenus attrapent. Tenez, les costumes que je porte dans « Coco », eh bien, je les ai récupérés.

Vous allez les porter ?
Oui, dans le castel que je me suis acheté à Namur, au bord de la Meuse. Cette maison, j’en rêvais gosse, quand je passais devant à vélo. J’inviterai mes potes et je mettrai les costumes de Balsan et une robe de chambre par-dessus. Il faut relancer l’usage de la robe de chambre.

Vous êtes mégalomane ?
Complètement. Et sans honte. Un exemple : j’ai été dormir au Fouquet’s Barrière. Ils ont des draps formidables. Or j’ai une peau très sensible. Je leur demande si on peut acheter la literie. On me dit oui, car tout est possible dans ces endroits-là. On me dit même qu’on peut me broder dessus ce que je veux. Ce que je veux ? Mes initiales. Eh bien, j’ai mes initiales sur mes draps. Ma maison, elle a tellement d’éclairage qu’on dirait celle de Batman. Si je pouvais, je ferais briller un B lumineux, B comme Benoît, dans le ciel.

Vous vivez toujours à Namur. Vous la voyez comment, votre Belgique, dans vingt ans ?
Je me garde bien d’y penser. Yves Delterme, qui confond « La Brabançonne » avec « La Marseillaise », ça m’a fait rire, mais ça m’a rassuré sur mon pays. En Belgique, on a eu notre affaire Colombine. Sauf que les ados, lorsqu’ils ont débarqué dans la cour du lycée pour massacrer leurs camarades, ils l’ont fait avec des armes de paint-ball, à la peinture. Du bleu, du rouge... Oui, la Belgique me rassure.

Qu’est-ce qu’un Belge, à part un habitant de la Belgique ?
C’est pas mal comme définition. Je la reprendrai. Je ne sais pas. On est un peuple jeune. On a été le paillasson des Espagnols, des Français, des Allemands. Moi, j’ai cherché, je sais que je suis flamand.

Poelvoorde en flamand, ça veut dire quoi ?
Coq de petit marais. Un petit marais puant, dégueu.

Comment vous perçoit-on en Belgique ?
[Un temps.] Là, je réfléchis. Vous allez me dire, pourquoi, depuis le début, vous ne réfléchissez pas ? Les Belges, ils sont très sensibles au fait que je sois resté au pays. Ils m’ont fait chevalier de l’ordre de Léopold. Maintenant, je pourrais devenir baron, mais j’ai fait des bêtises. Pas brillant de nommer baron un type qu’on a ramassé bourré dans une rue. Faut que je me tienne à carreau.

Vous ne voulez toujours pas d’enfants ?
Pour leur transmettre quoi ? Je viens de lire un article : le monde est dans un tel état climatique que c’est comme de monter dans un avion et avoir 10 % de chance d’atterrir sans mourir. Hier, j’ai décidé de regarder « Wall-e ». Le film m’a terrorisé, je ne suis pas allé au bout.

C’était quoi, votre enfance à Namur ?
Modeste, mais pas malheureuse. J’ai joué un peu mon père dans « Les convoyeurs attendent ». Dur, digne. Des gens qui n’ont qu’une chemise, mais qui l’attachent jusqu’au dernier bouton. Il s’achetait des Triumph, alors qu’il était camionneur. On a été ruiné par les voitures. Très jeune, j’ai décidé de devenir drôle. Ça sert à se débrouiller dans la vie. Je me suis vite flatté d’être un autre. On se croit plus malin, on croit pouvoir contourner l’obstacle.

Quel obstacle ?
Ma timidité, mon orgueil. Je m’invente une autre identité, je me crois capable de devenir trublion.

Vous citez souvent cette phrase de Véronique Sanson : « J’espère que ma douleur efface ma faute. » Laquelle ?
Tout le monde a une faute. La chanson s’appelle « Mon pauvre maudit ». Elle parle d’un milieu qui te bouffe la tête. Si je pense à tout ça, c’est à cause de l’approche de la mort.

A 45 ans ?
J’ai commencé tôt la vie.

1. « Les carnets de Monsieur Manatane » (Points Seuil, 288 pages, 11 E).




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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Ven 22 Mai 2009 - 15:42

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LE FIL CINéMA - Les acteurs sur un tournage, on connaît.

Vingt-quatre heures avec un acteur hors d'un tournage,
c'est moins courant. On a choisi une star en promo.
Voilà à quoi ressemble une journée “ordinaire” de Benoît Poelvoorde.




Même trac avant,
même épuisement après,
pour Benoît Poolvorde, la promo télé,
c'est comme un tournage
- Photo : William Daniels pour Télérama



BENOîT POELVOORDE, la star

Dimanche 19 avril
19h20 : face au building de verre de TF1 qui surplombe la Seine. Une berline de luxe noire a déposé Benoît Poelvoorde. Pour entrer dans la tour, il faut montrer patte blanche. A l'intérieur, on sent que c'est dimanche : grand silence, forteresse désertée. On est attendus là-haut, au deuxième étage. Salon feutré, gris épuré, trois écrans plats au mur. Anne Fontaine, la réalisatrice de Coco avant Chanel, est là, l'attaché de presse du film aussi. Petit comité. Sur la table basse, des petits-fours ton sur ton auxquels bien sûr personne ne touche, excepté le grossier journaliste. Il y a un bar et, derrière, un barman discret. « Vous désirez boire quelque chose ? »

19h37 : ah ! Poelvoorde surgit de la loge de maquillage. Cravate fine rouge, petite moustache. Il a l'air tendu. Le confirme. « Il y a quelque chose de sacré dans le JT, explique-t-il. Ce n'est pas comme les émissions de talk-show. » On s'étonne qu'un acteur de son envergure ait le trac. « J'ai autant peur de me planter que de voir les autres se planter, leur langue fourcher. » Il poursuit avec le sentiment d'imposture et l'on perçoit d'emblée chez lui une grande humilité, mâtinée d'une conscience aiguë de l'absurde. Lorsqu'il meuble, remplit l'espace, fait le pitre, c'est encore le Poelvoorde intime qui transparaît. Exubérant, il ne tient pas en place. C'est un volcan. Ses répliques fusent - on aimerait toutes les noter, les vulgaires comme les fines.
19h58 : il rejoint le plateau et Claire Chazal pour le générique.
20h03 : il revient et embraye aussitôt sur autre chose. Il félicite l'attaché de presse pour sa cravate. En ajoutant : « Si je peux me permettre, j'aurais mis un autre costume, plus clair. » Il argumente et soudain le dandy supplante le bouffon. On se dit que le cinéma est encore très loin d'avoir tiré profit de cet homme-orchestre.

“J'ai eu chaud, lâche Poelvoorde, hilare,
j'ai cru qu'ils allaient m'embarquer.”

20h17 : dans le salon, il fume clope sur clope. Deux vigiles débarquent. « Bonjour, monsieur Poelvoorde, serait-il possible d'avoir... un autographe ? » Les types repartent avec leur butin. « J'ai eu chaud, lâche l'acteur, hilare, j'ai cru qu'ils allaient m'embarquer. »
20h20 : l'instant fatidique approche. L'assistante emmène Poelvoorde.
20h21 : sur l'un des écrans de télé, on voit la ravissante Audrey Tautou, tout en bleu, qui passe sur le JT de la chaîne concurrente, avec Marie Drucker. Anne Fontaine s'étonne de voir en simultané deux journaux télévisés. « Chez soi, c'est impossible. »
20h25 : c'est au tour de Poelvoorde. Il reste trois minutes et trente secondes à l'antenne - une durée assez longue pour un invité. Il y évoque sa complicité avec Anne Fontaine, parle d'Etienne Balsan, son personnage de châtelain, qui découvre l'amour à contretemps.
20h38 : une partie de l'équipe de réalisation rejoint le salon. Entre deux portes, Claire Chazal se démaquille et converse avec le comédien. L'atmosphère est détendue. Poelvoorde raconte son tournage avec Depardieu de Signé Dumas, face-à-face entre Alexandre Dumas et son nègre. On trinque avec une coupe de champagne et tout le monde s'éclipse.
21h02 : en bas, les vigiles et le chauffeur le préviennent : « Monsieur Poelvoorde, il y a de l'agitation. Des voitures avec des groupies qui vous cherchent. » Et Poelvoorde de corriger : « Oh, non, ce doit être pour Audrey Tautou. Ils me pistent pour la trouver. »
Lundi 20 avril
19h15 : au Studio Rive Gauche, lieu d'enregistrement du Grand journal de Denisot, sur Canal+, on s'est fait refouler. On attend, un peu déconfit. Benoît Poelvoorde arrive, heureusement nous reconnaît, nous fait entrer. On prend l'ascenseur. On sait qu'il débarque juste du tournage avec Depardieu. On ose un « Bonne journée ? ». « Dure, fatigante » sera son seul mot. On arrive au sous-sol, et là, rien à voir avec TF1 : c'est la ruche. Un long couloir où défilent des individus, pour la plupart jeunes, tous beaux, tous super fringués, tous un peu arrogants. Ici, pas de bar, mais un distributeur.

19h22 : Audrey Tautou, brindille sur talons hauts, passe et disparaît dans sa loge. Comme Benoît Poelvoorde l'a fait peu avant.
Après, plus rien ou presque jusqu'à 20h40 : moment où tout le monde s'agite. Poelvoorde, flanqué d'une escouade, se sauve à vive allure. On les suit. Couloirs sans fin, portes dérobées, on débouche enfin sur le parking souterrain. Il est prévu qu'on se rende avec Poelvoorde à une avant-première de Coco avant Chanel dans un cinéma des Halles, mais l'attaché de presse, embarrassé, nous souffle : « Il n'ira pas, il est éreinté, on annule. » On salue rapidement le comédien, qui, du fond de l'intérieur tout cuir, capitonné, avec vitres fumées, nous fait l'effet d'un prince du R'n'B qu'on surprotège pour éviter qu'il ne se brûle. Solitude de la star. La voiture file. Et nous, par où on sort ? Euh... à pied, par la petite porte.

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Mar 16 Juin 2009 - 9:33

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Jeu 25 Juin 2009 - 3:41

En effet cette rencontre Depardieu-Poelvoorde me semble une belle et grande idée.
A travers cette page d'histoire méconnue Cette "complicité" Dumas-Maquet m'intrigue.
Après Balsan Ben à nouveau dans un film historique saura prouver
que son répertoire est vaste, varié........
C'est ça le talent !!!!!


Grand merci Guy 044

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MessageSujet: Re: INFOS PRESSE 2009.   Lun 28 Déc 2009 - 20:16

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