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 PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN

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MessageSujet: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Dim 7 Mai 2006 - 14:25



De C’est arrivé près de chez vous à Selon Charlie, le prochain film de Nicole Garcia, en passant par Les convoyeurs attendent, Les randonneurs, Le vélo, Les portes de la gloire et plus récemment Podium, Narco, Atomik Circus ou Entre ses mains, l’irrésistible et original Benoît Poelvoorde a enchaîné un parcours sans faute, s’épanouissant, pour notre plus grand plaisir, dans les rôles de râleurs, souvent cyniques et parfois cruels. Avec Du jour au lendemain il se fond délicieusement, pour la première fois, dans la peau d’un personnage foncièrement gentil et apporte au film une sympathique luminosité.

Dans le dossier de presse, vous avez précisé que vous trouviez ce projet délicat, qu’est-ce que vous entendiez par cette définition?
Le mot délicat se rapporte surtout à Philippe le Guay. C’est quelqu’un de respectueux, de discret, de bienveillant, de généreux. Délicat, également, dans le sens où ce n’était pas de la grosse cavalerie et j’ai d’ailleurs tenu à jouer en descendant le trait alors que j’aurais vraiment pu monter plus. J’apprécie ce type de sujet assez universel et ce qui m’a paru amusant c’est que ce personnage n’a pas de relief en soi. Il est ancré dans son quotidien, j’adore cette image du mec ordinaire à qui il arrive quelque chose d’extraordinaire.

Ce qui est intéressant à jouer pour un comédien, c’est probablement ces différents états d’âme par lesquels il passe…
Exactement il passe par tous les stades, la paranoïa, le mutisme, la peur, la tristesse, la dépression. C’était excitant et fatigant parfois. En revanche, ce n’est pas un personnage que j’ai cherché très longtemps, il n’était pas difficile à saisir, à appréhender.

Vous vous en sentiez proche ?
Ah non, pas du tout. J’ai juste un point commun avec lui, l’idée que je peux me satisfaire de l’immobilité. Il éprouve un certain plaisir à vivre des choses simples, banales, que certains trouveront probablement médiocres. Moi je ne le trouve pas médiocre, il a une vraie richesse, et comme lui j’ai cette idée du bonheur lié à une certaine simplicité. C’est le seul point commun que j’ai avec lui. Je pense avoir trouvé mon équilibre dans la banalité de mon quotidien, je suis un mélange harmonieux entre ce quotidien et une forme d’extravagance, d’ailleurs si je n’avais pas ce quotidien, mon extravagance ne pourrait pas se révéler.

Vous avez réussi facilement à dépasser l’effet Podium ?
Tout ça ne me dérange pas. Pendant un an et demi, je n’ai pas pu sortir de chez moi sans que les gens me parlent, je mettais trois heures pour aller chercher mon pain, c’est comme lorsque tu passes à la télévision, le lendemain, tu as du mal à aller acheter tes clopes ! Mais ça m’amuse, je connais mes limites, je sais ce qui me fait mal et ce qui me fait du bien.

Vous ne vous êtes jamais senti étouffé au cours de votre carrière par un trop plein soudain de bonheur ?
Non l’idée du bonheur ne me fait pas peur. Ce qui me séduisait c’est qu’on y réfléchisse, parce que ce n’est pas si simple que ça. Nous avons tous des clichés du bonheur et ces clichés peuvent parfois devenir néfastes. Nous sommes en effet souvent conditionnés par des stéréotypes et si nous ne réussissons pas à accéder à de fausses images du bonheur que l’on nous impose, nous culpabilisons. Je trouvais intéressant de me demander si l’on ne faisait pas fausse route parfois en essayant justement à tout prix d’être heureux. Il peut arriver même qu’on le soit sans s’en rendre compte. Rechercher le bonheur, c’est une phrase stupide, le chercher, c’est déjà le perdre. J’ai vraiment l’impression que c’est ça, on ne sait pas finalement ce qui pourra nous rendre heureux, on court après des clichés. Je ne suis pas comme mon personnage qui fuit le bonheur, au contraire, je sais l’apprécier et le goûter. Cela ne m’a jamais fait peur que des gens m’aiment, lui ça lui fait peur parce qu’il ne sait pas comment rendre aux autres ce bonheur qui l’assaille. Moi j’ai de l’amour pour mille !

Et la peur de sombrer, que cette plénitude se rompt brusquement ?
Cela ne m’a jamais effrayé. Il faut en avoir toujours conscience et ne pas se centrer sur une seule chose. Le cinéma, en l’occurrence, est une partie de moi, mais j’ai de nombreux autres centres d’intérêts, d’autres passions, d’autres désirs qui me construisent, de vraies défenses immunitaires liées à ma vie, qui seront difficiles à ébranler, qui me protègent. Et la perspective qu’un jour je sois confronté à une traversée du désert en tant que comédien ne me fait pas trop peur. La seule chose qui me fasse peur, c’est de perdre mon enthousiasme, ma curiosité, de faire une dépression nerveuse, c’est ce qui pourrait m’arriver de pire. Le reste je m’en tape tant que j’ai des envies et de l’énergie.

C’est étrange, on sent pourtant une réelle angoisse chez vous ?
Elle est plus liée à l’idée de décevoir, un réalisateur, une équipe, de ne pas être à la hauteur. De ne pas bien faire. Je doute beaucoup de moi, mais ce doute, en fait, m’a toujours permis d’avancer. Mais ce n’est pas une angoisse existentielle, elle est au contraire constructive, c’est nécessaire pour un comédien de se remettre en question.

Ces dernières années, vous avez appréhendé des rôles, des registres très différents, des personnages qui vous ont permis d’évoluer, professionnellement, personnellement ?
J’ai beaucoup appris avec Entre ses mains, c’est une expérience qui m’a beaucoup apporté tout autant sur un plan professionnel que personnel. Etrangement lorsque nous avons abordé la promotion du film, c’était très difficile pour moi d’en parler, de revenir sur ce tournage, ce personnage, ce fut une étape assez douloureuse.

C’est un film qui vous a notamment appris à exister simplement, sobrement, silencieusement…
Exactement, j’en étais quasiment incapable, il m’était par exemple impossible de parler en murmurant. C’est un tournage qui m’a amené à avoir plus confiance en moi, qui m’a effectivement appris à me taire, à me rendre compte que finalement les gens m’apprécient tout autant que lorsque je fais le clown ! Je n’aurais pas fait les films suivants, notamment celui de Nicole Garcia, si je n’avais pas croisé le chemin d’Anne Fontaine. Nicole est une réalisatrice dure.

Dans Du Jour au lendemain, vous incarnez pour la première fois un personnage foncièrement gentil, une agréable parenthèse ?
C’est que j’ai plus l’habitude d’aborder des personnages assez antipathiques, avec lesquels on finit par entrer en empathie. C’est agréable mais beaucoup moins marrant finalement. Le gentil peut très vite lasser. Heureusement, François évoluait, donc je ne me suis pas ennuyé. Je ne me vois vraiment pas me glisser dans la peau du père Ingalls (NDLR : La petite maison dans la prairie), avec ses bretelles, allant couper du bois, généreux, toujours très compréhensif avec tout le monde… Franchement, ça me casserait les couilles ! Je préfère jouer des gens qui apparaissent comme méchants, et chez qui l’on va découvrir peu à peu une vraie forme de gentillesse comme dans le film de Nicole Garcia.

Vous avez réussi à avancer dans l’écriture de votre scénario ?
Non, peut-être quand je me serai calmé, quand je ne serai plus sollicité. J’y pense souvent, j’ai toujours le sentiment que les gens pensent que je vais tomber, mais je fais tout pour qu’on m’aime encore. Et puis, dans le pire des cas, si j’ai un problème de popularité, j’irai chez Mireille Dumas pour y soumettre mon désespoir !

Propos recueillis par Sophie Wittmer

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Dernière édition par BENGI* le Jeu 28 Déc 2006 - 22:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Jeu 15 Juin 2006 - 18:33

sorry JE SUIS EN RETARD.......... merci53 SO !!!!!!!! biz
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Jeu 15 Juin 2006 - 19:17

c'est pas grave prend ton temps et de rien Wink

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Ven 7 Juil 2006 - 23:43



Malgré la fatigue de la promotion et d’une nuit parisienne bien arrosée, Benoît Poelvoorde ne faillit pas à sa réputation. Aussi drôle, sympathique, chaleureux et bavard que la rumeur le prétend, le comédien aura donné de sa personne et de son temps (1h40... Merci !) pour évoquer Jour au lendemain , la nouvelle comédie de Philippe Le Guay dont il est le héros. Un héros ordinaire et complètement flippé à l’arrivée inopinée du bonheur dans sa vie !

N.B. : Cette interview a été réalisée avant la cérémonie des César !

François, votre personnage, a peur du bonheur. Pensez-vous qu’il soit parano ou éternellement insatisfait ?
Mais c’est qu’elle attaque direct la petite ! Il va falloir que je trouve un truc intelligent à dire… Alors, François devient parano mais n’est pas insatisfait. Son problème, c’est que contrairement à la masse, il ne vit pas dans le mensonge. À notre époque, on nous inonde de préceptes débiles du genre « Apprenez à être juste avec votre corps » ou « Soyez généreux et heureux. » Cette recherche perpétuelle de mieux créé des individus angoissés et anxieux de ne pas trouver ce que la société veut leur imposer.





Le problème de François, c’est qu’il ne comprend pas pourquoi tout ce succès lui arrive subitement.
Je crois surtout qu’il refuse qu’on attende trop de lui. C’est en cela que le film pose moralement des questions. Au fond, François se dit : « Je ne suis pas à la hauteur de ce que vous attendez de moi. Et je préfèrerais ne pas m’engager plutôt que de décevoir. » Sa vie est orchestrée au millimètre près, et il refuse de bouleverser cet ordre établi. Et, comme il est aussi un peu immature, il préfère prendre la fuite. François craint la pression sociale et préfère se contenter de ce qu’il a. Contrairement à ce que dit Philippe le Guay, il ne suffit pas de vouloir le bonheur pour l’avoir. Parfois, il vous tombe dessus.

Pour vous, c’est quoi le bonheur ?
Même si on essaie de le réduire à l’argent, la propriété ou l’amour, le bonheur est une chose impalpable. Aujourd’hui, le problème de notre société est qu’elle impose aux gens une vision unique du bonheur sans tenir compte du fait que nous avons tous des envies différentes.

Pour vous, le bonheur c’est être nominé aux César ?
Je te le fais pas dire !!! Tout le monde sait que j’adore les prix, les décorations et les récompenses. J’ai d’ailleurs fait la fête hier soir pour arroser ça. Tu vois le résultat : j’ai une tronche de cul depuis ce matin. Mais je tiens à dire officiellement que Xavier Beauvois en tenait une pire que moi !!! Donc, plus sérieusement, j’ai grandi avec les César. Comme pour l’Eurovision, je suivais chaque cérémonie et je donnais des points. J’adorais ça. Aujourd’hui, je regarde les gens dans la salle pour voir qui est à côté de qui. Mais la soirée est très très longue. Je t’envie : toi, tu seras peinarde sur ton canapé, avec une pizza, un coca, ton mec et tu pourras appeler tes copines pour leur faire remarquer à quel point un tel ou un tel a grossi. Je faisais ça avant. Et d’ailleurs, je n’ai pas perdu toutes mes bonnes vieilles habitudes puisque je continue à parier sur le palmarès.

Vous avez parié sur vous ?
Quand même pas. J’ai misé sur Gilles Lellouche pour l’espoir. Pour l’acteur, je pense que ce sera Romain Duris ou Bouquet pour récompenser sa carrière. Quand j’ai été nominé pour Podium, je pensais avoir une chance. Je me suis bien planté sur ce coup-là.





L’Académie n’est pas réputée pour son amour des comédies.
Exact. D’ailleurs, le grand oublié de ces César, c’est Jean Dujardin pour Brice de Nice. Ce qu’il fait dans ce film, je défie pas mal d’acteurs d’y arriver. Les culs serrés se disent que faire rire est fastoche. Qu’ils mettent une perruque ridicule et un tee-shirt jaune pour voir…

Il y a un fossé entre une certaine intelligentsia et les comédiens qui eux sont unanimes sur la difficulté de faire rire.
La comédie répond à des critères de rythme et de vitesse très précis et à un tempérament : il ne faut surtout pas se prendre au sérieux. D’ailleurs, il y a moins de risques d’être ridicule en interprétant un personnage qui l’est volontairement que parfois en jouant un personnage sérieux. Je déplore donc officiellement l’oubli Dujardin aux César. Qu’on aime ou pas son film, il y réalise une vraie performance. Beaucoup d’acteurs se donnent vachement moins de mal pour certains rôles « dramatiques » : ils s’assoient dans la pièce, le regard dans le vide, avec un air pseudo-intelligent et l’affaire est faite.

Comment justement avez-vous abordé le rôle de François. Avez-vous beaucoup improvisé ?
Non, c’était assez écrit. J’adore improviser avec certains réalisateurs et parfois, je préfère me laisser guider. Je viens par exemple de refaire un film avec Benoît Mariage (Les Convoyeurs attendent). On se connaît tellement bien qu’avec lui j’adore essayer de nouvelles choses. Nous écrivions ensemble et nous retravaillions jusqu’au moment de tourner. C’est le top pour un acteur. Trop souvent, les comédiens se brident et n’osent pas proposer, même quand on leur soumet des textes abscons. Moi, je n’hésite pas et je prends souvent des petites libertés. Certains réalisateurs, comme Nicole Garcia avec qui je viens de tourner, préfèrent que l’on respecte à la virgule près. Un jour, sur le tournage, j’ai changé l’ordre du texte. Je devais dire : « Où on va ? » et je disais « On va où ? » Elle m’a fait répéter jusqu’à. C’était assez amusant. J’ai en revanche horreur des réalisateurs qui, sous prétexte que tu es un rigolo, arrivent les mains dans les poches et te disent : « Vas-y, tu peux improviser, ne te gêne pas » Dans ces cas-là, autant me confier l’écriture du scénario.

Avez-vous contribué à celui du Jour au lendemain ?
Non et j’ai peu improvisé. Le scénario était bon tel qu’il était. Même si le rendu à l’écran est très différent de ce que j’avais lu. Sur le papier, le film durait 1h20 et après le tournage, 2h30. Philippe a beaucoup coupé.

Et si, comme pour François, tout changeait pour vous du jour au lendemain ? Si le succès vous abandonnait?
Je préfère ne pas y penser. Si plus personne ne voulait de moi, je tournerais tout seul.





Vous seriez le nouveau Alain Cavalier ?
J’adore ce type, mais je ne crois pas que je pourrais aller si loin. Je ferais quand même du cinéma dans mon coin. Mais ce n’est pas perdre le succès qui m’angoisse, c’est perdre mon enthousiasme et ne plus avoir goût à rien.

François, lui, a-t-il goût en quoi que ce soit ?
Il a le goût du quotidien et de l’ordinaire. C’est d’ailleurs la seule chose que je partage avec lui. C’est dans le rien et le banal que je définis mon équilibre. Même si j’ai la chance que, n’a pas François, d’être extraverti et d’avoir un métier qui me permet de venir de temps à autre à Paris m’éclater au Luna Park. (Rires.)

Pouvez-vous nous parler du prochain Astérix ?
Je serai Brutus, le fils d’Alain « César » Delon dans Astérix et les jeux Olympiques. À mon avis, mon arrivée dans le film va tout péter. J’arrive à cheval avec deux énormes lions à mes côtés, et un faucon qui se pose sur mon bras… avant de me faire tomber de selle. Le scénario est très drôle, et j’ai vraiment hâte. Nous allons tourner à partir de juin en Espagne, dans les plus beaux studios d’Europe. Le seul problème, c’est la chaleur. Je la déteste, elle me rend malade. Mais je ne compte pas foutre le nez dehors. De toute façon, j’ai couvert mes arrières. Quand je tourne un film, la première question que je pose, c’est : « Qui est l’équipe médicale ? ». Je n’ai pas envie de tomber malade. J’aime prendre des risques dans mon métier mais il y a des limites !

N’en avez-vous pas marre d’être autant sollicité dès qu’un de vos films sort ?
Un acteur n’est pas tenu de faire la promo par contrat. Il la fait par gentillesse envers le réalisateur ou par délicatesse avec le distributeur... s’il a envie de retravailler avec lui un jour. Et dans mon cas parce que j’adore parler de moi toute la journée ! (Rires.)

Propos recueillis par Marilyne Letertre.

Rédigé le 14/03/2006 par Marilyne Letertre.
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Ven 7 Juil 2006 - 23:50



E N T R E T I E N AVEC BENOIT bier2





Vous revenez des Urgences, il paraît ... Comment vous sentez-vous ?

Un homme neuf ! Ils m'ont fait un check-up complet : je n'ai rien ! J'ai eu peur. Ils ont fait une radio de mes poumons et j'ai rien du tout. J'ai des poumons d'enfant. Donc, c'est mes dernières clopes, j'ai décidé d'arrêter de fumer aujourd'hui. J'avais une douleur et ils m'ont dit « On peut rien faire. » J'avais cinq médecins pour moi, j'avais tout l'hopital ! Ils m'ont demandé si j'ai pris des coups mais je m'en souviendrais quand même ! J'ai tout fait : le bilan de mon sang, mon foie, ma rate, tout, tout, tout. Donc, aujourd'hui, c'est un homme nouveau que vous avez devant vous ! J'aborde la vie avec une autre philosophie. C'est ma dernière journée avec la clope.

Je me rappelle que pour Du Jour Au Lendemain on a tourné une séquence qui a été malheureusement coupée où mon personnage devait faire des radios et je ne voulais pas les regarder. Je disais : « Je veux bien tourner le plan mais il faut s'arranger pour que je ne vois pas les radios. » Alors que mantenant, je pourrais tourner cette séquence et regarder les radios : j'ai reçu les miennes !



Cela vous a plus de tourner cette petite séquence de comédie musicale ?

Ah non ! Pas du tout ! Ils savaient que ça allait m'emmerder mais je l'ai fait pour leur faire plaisir. Non, j'aime pas ça. Philippe Le Guay a une vision de la comédie musicale et je suis d'accord avec lui : les gens sont heureux quand ils en voient une. Mais à faire c'est emmerdant ...



Il y a aussi une scène où vous sautez au-dessus des voitures...

Là, je me suis bien amusé par contre. C'est gai à faire. Par contre ça fait très mal aux couilles ce harnais ! J'en ai déduit que ceux qui font beaucoup ce genre de scène le font contraints et forcés. Mais je sais cacher ma douleur, j'en suis la preuve vivante : une nuit aux urgences ! De trois heures à dix heures du matin ! Par contre chapeau bas le CHR de Lille, chapeau bas ! Voilà pourquoi il faut payer des impôts !



Vous êtes peut-être tombés sur des incompétents et en fait vous êtes un malade incurable...

Cinq médecins ? Parce qu'en plus je suis tombé au moment où il changeait de service. Je devais à chaque fois raconter la même chose « Ca a commencé par une douleur là et puis j'ai eu super mal là ... » Non, c'est pas possible... Ne me dîtes pas ça !... Mais c'est vrai que, quand les mecs ont fait tous leurs examens, et qu'ils m'ont dit « Ben, on voit pas ... », j'ai cru qu'ils pensaient que j'était un peu hypocondriaque. Mais je suis pas hypocondriaque, hein. Bon, je vais pas vous emmerdez avec mes états de santé !



Bien que Du Jour Au Lendemain soit une comédie, le personnage que vous interprétez, François Berthier, est nouveau pour vous qui êtes souvent abonnés aux donneurs de leçons égocentriques...

Première fois que je joue un personnage gentil ! Première fois. Mais peu de gens l'ont vu en fait. Parce que je joue souvent des peronnages avec lesquels on peut entrer en empathie quelque fois mais qui, au départ, sont ou très cons ou très désagréables. Mais ici, c'est la première fois que je joue un personnage qui s'intéresse aux autres. Même si tu prends Guislain Lambert dans "Le Vélo de Ghislain Lambert", il est pas méchant mais il est pas gentil avec les gens, c'est tout pour sa gueule et point à la ligne. Tandis qu' ici, c'est la première fois que je joue un personnage qui s'inquiète de la santé des autres, qui va faire quelque chose pour te faire plaisir, ou pour t'aider. Il va quand même revoir le portier de la banque pour l'empêcher de faire une connerie, il fait un don de lui. Pour moi, c'est un vrai rôle de composition ! Et c'est vrai aussi que sur ce film-là, c'était plutôt moi qui disait : « Il ne faut pas trop grossir le trait. » On croit toujours que c'est moi qui dit : « On va faire une grosse connerie. »



Vous êtes peut-être à un stade de changement après Entre Ses Mains, ce rôle et le prochain film de Nicole Garcia ?

Non, je crois pas, non. En fait c'est un hasard si j'ai fait des films plus subtils parce qu'au départ Du Jour Au Lendemain devait sortir après le film de Nicole. Je n'ai pas de plan prévu : « Je vais faire ça puis ça ... ». Pour moi, ça marche vraiment au plaisir. Non, je crois pas qu'il y ait de changement parce qu' après je faire Asterix trois mois ... Vous me verrez dans des rôles tout en finesse !



C'est peut-être le regard du métier sur vous qui a changé ?

Cela est fort probable. Peut être aussi parce que j'ai vieilli on me fait davantage confiance. Je sais qu'après "Entre Ses Mains" j'ai reçu beaucoup plus de scénarios « sérieux ». Déjà j'avais fait le film de Nicole avant même "Entre Ses Mains". Mais j'ai pas trop envie d'aller vers des trucs « sérieux » . Le film de Nicole est un bon équilibre pour moi parce qu'on rit et en même temps il y a des trucs plus dramatiques à faire, plus sentimentaux, moins caricatural. Même si ça ne me gêne pas d'être caricatural, j'aime bien lever la cuisse.



Pourtant vous êtes en lice pour les Césars...

Je ne peux pas avoir des radios de poumons absoluments clairs et un César. Au moment où j'étais torse nu sur la barre je me suis dit : « Si j'ai rien à mes poumons, je m'en bats les couilles de ne pas l'avoir le César ! »
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 19 Juil 2006 - 16:44

Drôle d’évolution pour Philippe Le Guay, cinéaste culte

(Trois huit) passé à la grosse comédie deluxe avec Le Coût de la vie. Si ce dernier déçoit,
Du jour au lendemain advient comme un joli coup pour redorer le blason de l’auteur.
S’il ne décroche pas encore le jackpot, le cinéaste ouvre ici une piste intéressante :
un étrange télescopage entre comique froid type Harel et fantaisie à la Harold Ramis.
Le scénario suit la trajectoire d’un loser paumé (Poelvoorde) qui,
par un mystérieux coup de pouce du destin, voit la win lui coller subitement à la peau.
On a certes connu plus original, mais un tel pitch donne à Le Guay l’occasion de bonifier l’expérience acquise sur Le Coût de la vie.

Quelle expérience ? Celle d’une subtile alchimie trouvée entre machinerie burlesque
(Poelvoorde se lève le matin, tout foire / le lendemain : tout lui réussit)
et petit panel humain tout en nuances et cocasserie échevelée.
C’est sur ce second point que le film emporte le morceau, alors même que la mécanique du genre emportait tout sur son passage
dans le trop systématique Coût de la vie (une sorte de cinéma en kit trop compartimenté).
Ici au contraire, les rouages de la fantaisie ramissienne -soit le monde comme petit théâtre grisou propice à s’enchanter
à la moindre occasion- ne bouchent à aucun instant l’horizon finalement très réaliste du film
(la description très fine d’un quotidien de labeur assez proche
de celle de Trois huit dans sa façon de s’imposer sans aucun forçage).

Bien sûr, le roi Poelvoorde n’est pas pour rien dans ce tour de force mineur, mais il n’empêche :
ne pas réduire le film en simple support à la parade burlesque vue mille fois ailleurs de l’acteur
(les fameux Poelvoorde films de la période Portes de la gloire) tient de la gageure.
Que Le Guay, pris dans le petit confort de la comédie bourgeoise française type,
parvienne à retrouver la force d’observation et le sens de la nuance de ses premiers films est une promesse. Pas toujours drôle,
souvent laborieux, le film porte en lui l’humanité de son auteur, et avance finalement sans trop de résistance dans les méandres
de son scénario cousu de fil blanc. En ressort un parfum sympathique,
où la légèreté dissimule une gravité jamais pontifiante. Du jour en lendemain est donc un film à demi-réussi, mais rare et précieux comme peut l’être,
dans le strict cadre d’un naturalisme capable de basculer
dans les profondeurs du rêve (ici) ou du cauchemar (Trois huit), son auteur : un admirable discret.

Vincent Malausa
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Jeu 27 Juil 2006 - 14:32




Dernière édition par le Lun 8 Jan 2007 - 12:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 11 Oct 2006 - 9:46


Entretiens
Du jour au lendemain
Entretien avec Benoît Poelvoorde,
acteur de Du jour au lendemain






Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
C'est un film «délicat», ce qui est plutôt rare au cinéma et nouveau pour moi... Dès la lecture du premier scénario, j'ai été séduit par le sujet et la façon dont il est traité. Ce film est une fable sur le bonheur, une réflexion sur le désir. Aujourd'hui on est presque obligé de s'engager dans une course frénétique au bonheur. Quel est notre rapport entre des petites choses infimes censées contribuer à nous rendre heureux dans notre quotidien et l'idée absolue que nous avons du bonheur ? Et puis cette question du bonheur sur laquelle on peut développer une quantité de thèmes, c'est un vrai sujet de philo, tout le monde a un point de vue sur l'image qu'il s'en fait. La façon dont Philippe Le Guay aborde la complexité de ce sujet est intéressante. Car finalement pour François, mon personnage, trouver son bonheur, c'est retrouver son malheur !

En passant par de drôles d'états !
Oui, toutes ses évolutions sont intéressantes pour un acteur. C'est excitant de jouer un personnage complètement éteint qui découvre qu'il peut être heureux. Puis il commence à s'angoisser jusqu'à être parano, il devient agressif, pour finir dans une sorte de béatitude... J'aime bien cet homme extrêmement gentil, je n'avais jamais joué quelqu'un de très gentil.

En fait, votre personnage est en quête d'un bonheur tranquille.
Il n'a pas de grandes ambitions. Il y a des gens qui par exemple savent très bien qu'ils ne pourront jamais sortir avec un top model, l'idée même ne leur traverse pas l'esprit. Si tout à coup une très, très jolie fille arrive dans leur vie, ils se retrouvent totalement ébranlés et angoissés. Ils vont pour la première fois remettre en question l'idée de leur séduction, le fait de mériter ou de ne pas mériter une si jolie fille. Et comment vivre avec cette beauté ? C'est-à-dire qu'ils sont confrontés à accepter, ou non, que d'autres gens la convoitent, à devoir faire en sorte qu'elle ne s'ennuie pas, etc. Le film c'est un peu ça. Ce type n'a jamais rien demandé, et on lui donne bien plus que ce qu'il n'osait espérer. Alors devoir vivre avec ce plus, c'est «plus» compliqué. Le bonheur ce peut être le paradis ou l'enfer... J'apprécie que la fin du film reste ouverte. Ce serait dangereux d'aborder des sujets aussi universels en y imposant un sens
définitif.

François est extrêmement lucide, il dit, «Chaque fois qu'il m'arrive quelque chose d'agréable, je vais payer l'addition.», ou encore, «Le bonheur ne dure jamais, ce qu'on te donne, on te le reprend.»
Disons qu'il est courageux mais pas téméraire. Il se dit, autant ne rien espérer pour ne pas être déçu. C'est un point de vue acceptable, on peut le comprendre. Moi, je me dis toujours, «ne te fais pas si petit, tu n'es pas si grand». Chacun d'entre nous se fait sa propre image du bonheur. Une des séquences que je préfère c'est celle du self où quelqu'un juste avant lui choisit la dernière tartelette, celle précisément dont il avait envie. Et du jour au lendemain, il reste une tartelette : elle l'attend, elle est pour lui ! C'est l'histoire de la tartine qui tombe toujours du côté de la confiture, jusqu'au jour où elle tombe du bon côté. Déjà sur cette idée, on peut débattre pendant des heures ! Est-ce que l'on doit accepter cela comme un coup de chance, ou chercher à rationaliser, à se plonger dans l'étude des phénomènes de gravité ou autres théories ? Dans le film, François veut comprendre ce qui lui arrive, il appelle la météo, etc. Pourquoi le monde aurait-t-il changé malgré lui, c'est troublant. Cette histoire évoque aussi le thème de l'imposture et de l'indignité, thèmes qui fascinent Philippe Le Guay. En fait, ce film ressemble vraiment à son réalisateur. Philippe Le Guay est un garçon délicat, il entretient un rapport particulier à la mélancolie qui l'amène à compliquer son rapport au monde...

Finalement, François accédera au bonheur en étant libre de ses choix.
Oui, il est plus heureux dans un quotidien sans risque. En fait, chacun de nous se détermine plus ou moins selon son instinct de conservation, son espace de survie. François préfère revenir à un état stationnaire, cette forme de malheur entendu lui assure un équilibre. À partir du moment où il assume cette espèce de vie, certes un peu ennuyeuse pour certains, il est à même de l'apprécier. C'est «son» bonheur. Et là, le film rejoint la fable : le bonheur est devant toi, même si tu l'as coloré en noir. Combien de gens se trompent de fauteuils, ils restent pendant des années sur un siège très beau et très cher qui leur fait mal aux fesses. Combien se retrouvent le cul par terre parce qu'ils hésitent entre deux chaises ! La maturité chez un homme, c'est quand il sait où est sa place.

Vous ne forcez pas les effets comiques, vous jouez naturellement et sincèrement ce personnage que vous rendez de plus en plus attachant.
J'ai tout de suite été dans le personnage. Sans doute parce qu'il me ressemble un peu... Avec Philippe Le Guay, nous nous sommes inspirés des dessins de Sempé où l'on voit souvent un petit bonhomme perdu dans un univers trop grand et qui demande juste d'être tranquille. C'est l'image de François rencogné dans son minuscule bureau...

Comment avez-vous travaillé ce rôle ?
Finalement, ce personnage a été non pas difficile à jouer mais difficile à doser. L'évolution du personnage, basée sur une variation de répétitions, a demandé un travail précis et délicat. Pour des situations presque identiques, comme avec le livreur de pizza, l'énergie devait être à chaque fois différente et nuancée, soit plus dans la nervosité, soit dans la déception...

Avez-vous, comme François, tendance à vous méfier du bonheur ?
Non, je me méfie plutôt des gens qui courent sans arrêt après le bonheur. Chimère et perte de temps ! Aujourd'hui le bonheur est réduit à des paramètres assez mesquins, des possessions matérielles, une accumulation de biens qui ne suffisent jamais... Je déteste cette quête frénétique du bien-être et tous ces stages de remise en forme ! Le bonheur s'inscrit soit dans le passé, «ah, j'étais heureux à ce moment-là», soit dans la projection qu'«un jour peut être...» La difficulté est d'apprécier le bonheur à l'instant présent, malgré sa durée éphémère. À trop réfléchir, on passe son temps à s'observer comme un rat de laboratoire, et on rate tout.

Vous êtes brusquement passé de l'anonymat au succès. Comment avez-vous vécu ce bonheur soudain ?
Je ne me suis jamais posé la question de vaincre l'anonymat. Tout être humain désire s'exprimer... Et là commencent les difficultés pour l'homme d'exister dans un monde où il y a une multitude d'autres dont il faut se démarquer. Et en même temps, sans les autres... pas de raison d'être. Qu'est-ce qui nous donne le sentiment d'exister, l'amour, la réussite ? Le seul danger serait que ce succès m'empêche d'être en accord avec moi-même. Et là, on rejoint le film. Mes angoisses me sont nécessaires pour apprécier mes moments de bonheur. Comme une rage de dents ! Philippe a raison, il y a des résonances de François Berthier chez moi, car j'ai tendance à faire l'autruche. Je ne veux pas regarder de trop près ce qui va bien ou mal. Je préfère me dire, «ça m'arrivera, et si ça ne vient pas tant pis». Les rares fois où j'ai tendu vers quelques espérances, j'ai été déçu.

Philippe Le Guay dit, «Ce qui est touchant chez Benoît, c'est cette inquiétude, cette fragilité. Il y a toujours en lui l'enfant qui faisait rire ses camarades en pension à Namur, avec ce désir d'être aimé.»
Oui tout à fait. On choisit ces métiers d'acteur ou de réalisateur, pour être apprécié, reconnu. Je crois que je n'ai pas plus d'inquiétudes que la moyenne des gens. Comme j'ai l'habitude de faire le pitre, on a tendance à me trouver inquiet ou angoissé dès que je deviens un peu sérieux. On a l'impression que je suis tout le temps monté sur pile en train de redessiner le ciel, mais non !

Quelle serait votre définition du bonheur ?
L'instant de bonheur est un moment suspendu, un glissement dans l'espace temps. Contrairement à tout ce qu'on veut nous faire croire en nous proposant des formules de bien-être immuable, le bonheur n'est pas reproductible, c'est ce qui fait son prix. En fait le bonheur, c'est la sensation plus que la possession. Le bonheur est à la fois dense et fragile. Sa fragilité fait sa richesse, et son éphémère sa grandeur. Pour moi, le bonheur, ça serait d'arriver à être en adéquation avec ce que je ressens. C'est pour cela qu'on aime les expédients. Par exemple la griserie de l'alcool peut donner l'impression d'être tout à fait en phase avec soi-même. C'est un leurre bien sûr. Mais qui dit que le simulacre ne vaut pas la réalité ?

Entretien réalisé par Gaillac-Morgue.



Entretien avec Benoît Poelvoorde, acteur de Du jour au lendemain
(extrait du dossier de presse)
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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 11 Oct 2006 - 11:09

merci bengi j'adore la lecture!!!!

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Jeu 28 Déc 2006 - 22:15



De la cascade de déboires en tous genres à la chance subite et insolente, il n’y a qu’un pas. Et ce pas François Berthier, conseiller acculé dans un coin grisâtre de sa banque, le franchit un beau mardi matin. « François la poisse » se métamorphose alors en « François Bonheur » au grand dam de ses amis, collègues ou de son ex-femme. Mais au lieu de profiter bêtement de ce revirement positif, François se met en tête de répondre à la question quasi-métaphysique : « pourquoi mardi ? ».

Ceux qui sont fatigués par les fanfaronnades névrotiques ou le regard impassible de Benoît Poelvoorde (voir le ténébreux « Entre Ses Mains » pour s’en convaincre) trouveront ici leur compte, car loin du théâtralisme qu’on lui connaît il opte ici pour un jeu bien plus modéré. L’esprit « Pierre Richard » est présent, et l’acteur belge lui emprunte un peu avec sa maladresse et son air de ne jamais y rien comprendre, tout en conservant cependant une belle part de composition humoristique –et dramatique- dans ce portrait du français moyen.

L’histoire lui profite bien certes, surtout en dehors des ressorts purement humoristiques où sa gestuelle grand-guignolesque est requise. Mais le film recèle bien d’autres surprises là où l’on croyait le cahier des charges de la comédie lambda déjà rempli. A commencer par le scénario qui regorge de répliques savoureuses disséminées là où on les attendait le moins et durant la quête de réponse de l’employé Berthier. Les théories afin d’expliquer sa chance (paranormales, mécanique des fluides, tout y passe) fusent au rythme des rebondissements, sans cette démesure burlesque qui barbouille trop souvent le genre. Et au moment où on croyait le filon épuisé, une trame plus terre à terre prend le relais, non sans ironie. Exquis.

Idem pour les personnages secondaires qui, une fois n’est pas coutume, ne sont pas relégués au rang de simples faire-valoir. Rufus, impeccable dans un personnage d’agent de sécurité obnubilé par la généalogie ou encore Anne Consigny en femme reconquise manœuvrant pour ramener à la raison ce mari qui ne comprend pas son bonheur, tirent le film des méandres du classicisme. Et Phillipe Le Guay derrière sa caméra d’en rajouter davantage avec un parfum de comédie musicale et de jouer avec divers objets pourtant inoffensifs (cafetière, sac poubelle) pour initier les hostilités. Il y a bien de-ci de-là un ou deux personnage de trop, quelques moments à vide et une impression de déjà-vu, mais rien ne perdure au point de menacer l’ensemble du film.

Ce Gaston LaGaffe doublé d’un excellent conciliateur a une personnalité, mais aussi des faiblesses qui nous portent à considérer que malheur des gens heureux est parfois bien réel. Pas plus moralisateur qu’une autre comédie, mais en aucun cas stupide, « du jour au lendemain » se détache du lot sans aucun mal, car bien inspirée.

A une période où le cinéma tend à dénoncer les affres de l’entreprise, la semaine des miracles de François Berthier nous fait l’effet d’une bonne sinécure !

Julien Leconte



La réplique du film : « Vous me rappelez un joueur de tennis… », « Ivan Lendl ? », « Ah non, quand même pas… »

L’objet du film : la cafetière, à la fois invention diabolique et pierre philosophale.

Choses qu’on ne fera probablement plus de la même façon après avoir vu le film :

- s’interroger sur le taux de probabilités chanceuses de chaque jour de la semaine.

- se moquer des agents de la sécu. bounce

- lire un album signé Franquin en se disant « c’est un peu gros tout de même… ».

- continuer à aimer Gontran le cousin de Donald.

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Lun 1 Jan 2007 - 23:35

merci pour cette info

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 21 Fév 2007 - 18:50



LE MONDE | 14.03.06........

"Du jour au lendemain" : le bonheur mal vécu d'un homme brimé

Bizarre ! François Berthier (Benoît Poelvoorde) habite dans un immeuble cage à poules et travaille comme employé de banque dans un recoin de bureau ingrat. Sa vie privée est un enfer (nuisances nocturnes, machine à café détraquée, sac-poubelle crevé, épouse exigeant le divorce), sa vie professionnelle un inventaire d'humiliations (lampe récalcitrante, injures du chef de service, savons du patron).



Ce lundi-là, rien d'anormal : outre ces petites vexations précédemment citées, le chien du voisin a hurlé toute la nuit, François s'est pris une raclée au tennis et la tartelette qu'il lorgne tous les jours au self de la cantine lui a filé sous le nez au dernier moment, comme d'habitude.

C'est à partir du mardi que les choses se dérèglent. François Berthier est réveillé par un rayon de soleil, déguste un merveilleux expresso, apprend qu'il est promu et se retrouve dans un bureau de PDG. Une pin-up le drague à la cantine... où son dessert favori se retrouve dans son assiette. Sa femme, le voyant si triomphant, se met en tête de revivre avec lui.

Hier vaincu, contrarié, agressé par le monde, cet homme qui s'était habitué à raser les murs se retrouve serein, sifflotant, radieux, objet de courbettes et de désir.

On est là dans le meilleur de la comédie à la française, avec un Benoît Poelvoorde parfaitement dans ses pompes, qu'il fasse le citoyen brimé ou le mâle comblé. Et un clin d'oeil aux comédies musicales de Jacques Demy : pas de danse, euphorie chantée et ivresse en multicolore dans un parc ; béatitudes d'un coeur léger, en apesanteur, avec une fille surfant sur la vie en rollers.


LA MÉCANIQUE DES FLUIDES


Mais Philippe Le Guay, qui se dit adepte de la "comédie inquiète", ne va pas en rester là, et avec son scénariste, Olivier Dazat, il bascule dans la fable sans cesser d'être drôle. Du jour au lendemain entreprend de nous faire rire avec un type qui se méfie du bonheur. Le film, du coup, embraye sur plusieurs pistes possibles.

Politique : que veut dire cette soudaine inversion des rôles, cette douteuse mutation dans un univers aux lendemains qui chantent, comme aux plus beaux jours du réalisme socialiste ? Psychanalytique : Berthier rêve-t-il ? Est-il vrai que tout vient de la mère ? Parano : lui joue-t-on la comédie pour mieux le réenfoncer dans sa médiocrité, est-il la marionnette de quelque Truman Show ? Judéo-chrétien : quelle addition va-t-il devoir payer pour ces succès qui le rendent coupable ? Géostratégique : allô météo, que s'est-il passé dans la nuit de lundi à mardi ? Physique : comment expliquer ce renversement d'équilibre sinon par la mécanique des fluides, le phénomène des vases communicants ?

Berthier veut comprendre, trouver une logique, savoir pourquoi le bonheur des uns fait le malheur des autres (le voisin a perdu son chien). Et se met à être odieux, soupçonneux, masochiste. Le divertissement subvertit la fièvre du happy end, la psychologie s'y fait burlesque : "Tu lui as dit que tu l'aimais sans imaginer les ravages que ça allait occasionner ?" Voire absurde : "Je ne veux plus qu'on m'aime !"

"Le bonheur n'est pas gai", disait Maupassant, repris par Max Ophuls. Il faut savoir l'accepter en se débarrassant de ses névroses, l'assumer sans arrogance ni délires. Berthier le vit mal, il gâche tout, sa vie se déglingue. Cette euphorie qui lui paraît imposée lui apparaît comme une imposture. Il en profite néanmoins pour fréquenter de doux dingues et s'initier à quelques vérités, à commencer par cette proposition de délassement dont Poelvoorde est le clown : se laisser aller, faire ce que l'on a envie de faire, prendre les choses comme elles viennent. "Le bonheur, c'est une décision qu'on prend." Sans bouder".

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 21 Fév 2007 - 21:24

Le syndrome de l'imposture

Benoît Poelvoorde en quête du bonheur, pour Philippe Le Guay. Avant les films de Nicole Garcia et de Benoît Mariage, l'acteur belge joue le vrai gentil de "Du jour au lendemain".

Entretien

Dans la comédie sympa de Philippe Le Guay (L'année Juliette et Le coût de la vie), Benoît Poelvoorde interprète un homme pour qui la vie est bien ingrate. Puis, du jour au lendemain, tout change : le soleil s'installe dans son quotidien. Au point de l'angoisser...
Ça change quoi, de jouer un vrai gentil ?

C'est plus fastidieux à interpréter car c'est moins amusant. Il n'y a rien de plus délectable que d'incarner un méchant, car il offre tant de facettes. Ici, le personnage ne donne pas des tas de choses à jouer. François est gentil, trop gentil, et les gens en profitent.
Ce type bascule dans l'angoisse parce qu'on lui donne, alors qu'il n'a rien demandé. Avez-vous ressenti cela au moment où le succès venait, alors que vous disiez ne pas être un acteur ?

Oui. J'étais atteint du syndrome de l'imposture. Et je le suis toujours. C'est pourquoi je continue à voler les savons dans les hôtels. Car je pense que cela ne va pas durer et qu'un jour, on me dira : « Vous ne le méritiez pas, on reprend tout. » D'ici là, j'aurai gardé les savons ! Ce syndrome est nécessaire car il permet de conserver une certaine honnêteté par rapport à soi-même. J'ai adoré ce qu'a dit Nathalie Baye aux César : « Bien jouer, c'est la moindre des choses. »
Pendant des années, je ne me sentais pas acteur, or on me voulait tant de choses. La femme de Philippe Le Guay a écrit un livre sur le syndrome de l'imposture. Je lui ai fait remarquer qu'il manquait un chapitre sur les acteurs. Car ce syndrome est là dès le départ : on débarque avec rien, juste ce qu'on dégage. Je déconne souvent avec ça, mais je le pense sérieusement : tu viens, on te paie pour jouer, et en plus, les gens t'aiment ! Fatalement, à un moment, tu te dis : « En suis-je digne ? Est-ce que je mérite tout ça ? » Car on n'a rien de concret à prouver. Un mathématicien a ses équations, un musicien a son travail. C'est pourquoi tant de comédiens donnent tellement d'énergie en amont d'un tournage. Pour justifier leur position et dépasser ce sentiment de culpabilité.
Comment vous sentez-vous par rapport au succès ?

Il ne faut jamais savoir pourquoi le public t'aime. Ce n'est pas sain. Je suis qui je suis. Aujourd'hui, le public m'aime pour ça ; demain, il me boudera peut-être pour ça. Contrairement à Marilyn Monroe, je le prends d'un point de vue optimiste. C'est ce qui me rend libre. Il y avait beaucoup de séduction dans mon personnage d'Entre ses mains. Or, je n'y croyais pas. J'ai vu le film et je ne le reverrai plus, car j'y vois des trucs que j'ai faits et que les gens assimilent à de la séduction. Ça ne m'intéresse pas de savoir ce qui plaît car si je le sais, je serais incapable de faire les choses naturellement.
Votre personnage est heureux dans un quotidien sans risque...
Le bonheur fait peur, parce qu'on a peur de le perdre. Si on avait une image de ce que peut être le bonheur, on ferait tout pour que rien ne change afin de le conserver. C'est une erreur. Le bonheur est un état entre deux, un sas. Le danger est de croire ce qui nous rend heureux. Déjà chercher est une manière de perdre.
Maupassant disait que le bonheur n'est pas quelque chose de gai. Qu'en pensez-vous ?

Le bonheur est un fantasme. Je n'y crois pas, comme je ne crois pas au malheur. Le contraire du bonheur n'est pas le malheur, mais l'ennui. Et l'ennui est une perception de la vie. Ce qui peut nous rendre heureux, c'est d'essayer de percevoir les choses le plus en adéquation avec ce qui nous entoure. Si on a la mélancolie du passé, ce n'est pas sain, car on vit dans le regret. Si on pense qu'on sera mieux dans le futur, on est dans un désir qui n'est pas plus sain puisqu'il est inassouvi. Il ne faut pas chercher mais apprécier la chose donnée sur le moment. Avant les Césars, en promo à Lille, j'ai eu un petit accroc de santé qui m'a conduit à l'hôpital en pleine nuit. J'ai eu une peur panique. Le matin, j'ai eu les résultats de mon check-up et rien, tout allait bien. Le bonheur, c'est déjà d'être en bonne santé ! Nous, acteurs, nous devons avoir une certaine délicatesse, une certaine décence à définir le bonheur. Car le minimum requis, combien ne l'ont même pas ! C'est pourquoi je déteste « Le bonheur, c'est possible, si tu te le permets vraiment », « L'argent ne fait pas le bonheur ». Un môme qui naît à Bogota n'a pas les mêmes chances que moi de vivre heureux.
La réussite, c'est aussi perdre son anonymat. Facile à vivre ?

J'adore. Je l'ai cherché intimement. Quand je pars en Italie pendant quinze jours et que personne ne me connaît, je suis heureux de revenir en Belgique ou en France, où j'obtiens une table dès que j'entre dans un resto. Cela fait partie de mes choix.
L'usure du quotidien peut-elle nuire à votre métier ?

C'est l'inverse. Je nourris mon métier de mon quotidien. Je ne pourrais pas vivre dans le cinéma 24 heures sur 24, ni vivre à Paris car Paris = cinéma. Le quotidien permet de m'équilibrer. Je fais très bien la part des choses entre ce que je suis dans la vie et au cinéma. Mais mon plus grand danger est de perdre l'enthousiasme.
C'est déjà arrivé ?

A certains moments, à cause de la fatigue. Je dois faire attention. Venir sur un plateau pour cachetonner sans s'amuser, plus jamais ! J'ai besoin d'être excité, d'avoir peur. C'est ce que j'ai eu avec Anne Fontaine. Elle m'a redonné le goût. J'ai enchaîné avec Nicole Garcia, puis Benoît Mariage. Bonheur ! Avec lui, j'étais au top de ce que j'avais envie de faire.

Fabienne Bradfer



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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Mer 21 Fév 2007 - 21:29



Les Belges squattent les César

Les réalisateurs belges Luc et Jean-Pierre Dardenne et les acteurs belges Cécile de France, Benoît Poelvoorde et Déborah François sont nommés aux César du cinéma qui seront remis samedi au Théâtre du Chatelet à Paris. Quinze autres nominations concernent des (co)productions belges.
"L'enfant" (produit par "Les Films du Fleuve", avec le soutien de la Communauté française de Belgique) des frères Dardenne, déjà récompensé par la Palme d'Or à Cannes, est en lice pour le César du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et du meilleur espoir féminin (Déborah François).
Benoît Poelvoorde est lui nommé pour le César du meilleur acteur pour son rôle dans le film "Entre ses mains" (coproduit par K2) d'Anne Fontaine. Le film est également nommé pour les César de la meilleure actrice (Isabelle Carré) et de la meilleure adaptation.
Cécile de France est pour sa part nommée dans la catégorie "meilleure actrice dans un second rôle" pour son interprétation dans le film français "Les poupée russes" de Cédric Klapisch.
"Joyeux Noël" (coproduit par Artémis Productions) de Christian Caron a récolté 6 nominations: meilleur film, meilleur scénario, meilleur acteur dans un second rôle (Dany Boon), meilleur musique, meilleurs décors et meilleurs costumes.
Le film "Va, vis et deviens" (coproduit par K2, avec le soutien de la Communauté française de Belgique) de Radu Mihaileanu concourt pour les César du meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario et meilleur musique. "De battre mon coeur s'est arrêté" de Jacques Audiard est la grand favori de cette édition 2006, avec 10 nominations.
La cérémonie se déroulera sous la présidence de la comédienne Carole Bouquet et aura comme maîtresse de cérémonie la réalisatrice et comédienne Valérie Lemercier. L'acteur britannique Hugh Grant recevra un César d'honneur.

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MessageSujet: Re: PRESSE ET INTERVIEWS DU JOUR AU LENDEMAIN   Dim 25 Fév 2007 - 20:27


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