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 ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.

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BENGI*
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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Sam 2 Fév 2008 - 15:39

CINEMANIAQUE

Astérix vs le méchant Critix


Il y a quelques jours, dans mon billet concernant la participation d'Unifrance au 400e anniversaire de Québec, je mentionnais que j'avais assisté à la première d'Astérix aux Jeux Olympiques sans véritablement vous dévoiler ce que j'en pensais... Eh bien, maintenant que la critique française s'est prononcée, je me suis dit que je pouvais bien vous en glisser un petit mot.

Alors qu'Uderzo n'avait pas du tout goûté à l'irrésistible délire déjanté du Mission : Cléopâtre d'Alain Chabat, celui-ci aurait donné sa bénédiction à Thomas Langmann, fils de Claude Berri, producteur des trois Astérix, dont le banal fourre-tout de Claude Zidi, Astérix et Obélix contre César, et Frédéric Forestier, dont la filmo comporte des films tels The Peacekeeper, Le Boulet et Parrains, pour signer cette interminable et ennuyante adaptation d'Astérix aux Jeux Olympiques.

Si les scénaristes s'étaient contenté d'adapter fidèlement la bédé datant de 1968, le film n'aurait duré que 40 minutes (c'est Langmann qui l'a dit!). Pour étirer la sauce, ils ont donc greffé laborieusement une histoire d'amour, laquelle est défendue par le pauvre Stéphane Rousseau condamné à jouer les jolis cœurs, rôle dont il s'accommode assez mollement. L'histoire dit qu'il aurait bien aimé y mettre du sien, mais Langmann ne souhaitait pas que le personnage ait de l'humour. Mal lui en pris.

Je vous évite le résumé (vous l'avez lu ailleurs, anyway), mais laissez-moi vous dire que l'ensemble dure deux heures qui semblent s'égrainer au ralenti. Mon charmant compagnon de droite m'a dit que j'avais regardé ma montre tous les quarts d'heure... Vous imaginez mon désarroi lorsque Thomas Langmann a avoué candidement vouloir rajouter les 25 minutes coupées au montage sous prétexte de nous faire découvrir le potentiel comique de Zizou, qui fait une apparition sans grand intérêt avec Tony Parker et Amélie Mauresmo lors du banquet final - on retrouve également Michael Schumacher et Jean Todt lors d'une course de chariots. «Pitié!», que j'avais envie de lui crier.

Des points positifs? Bah... n'ayant jamais aimé Clavier dans la peau d'Astérix, j'ai accueilli avec plaisir la venue de Clovis Cornillac, qui incarne avec aplomb un Astérix plus fringant et sympa que le précédent. À ses côtés, Depardieu est égal à lui-même, c'est-à-dire aussi à l'aise dans les braies d'Obélix qu'il l'était sous le panache de Cyrano - auquel on fait un clin d'œil au départ gentil, puis embarrassant.

Si Delon en César se moquant avec superbe de son propre personnage ravit à la première apparition, il finit bientôt par taper sur les nerfs avec ses "Ave moi!" qu'il répète ad nauseam. Quant à l'interprète de son fils Brutus et rival d'Alafolix (Rousseau), Benoît Poelvoorde, eh bien je lui aurais fait avaler une caisse de Ritalin! Il gesticule, gueule et cabotine tant qu'il ferait passer Roberto Benigni et Jamel Debbouze, qui eux aussi volaient littéralement le show dans les deux autres épisodes, pour deux moines contemplatifs. Less is more, comme disent les Chinois.

Méga-production la plus coûteuse de l'histoire du cinéma français, soit 78M€ (z'avez pas envie de crier au scandale ou de verser une larme pour tous les films qu'on aurait pu tourner avec ce magot???), Astérix aux Jeux Olympiques vient d'apparaître sur 5000 écrans en Europe, dont 950 écrans en France où il aurait attiré 465 000 spectateurs bien que la critique l'ait assassiné (rendez-vous sur Allociné pour en savoir plus). Si ses partenaires ont pour la plupart été épargnés, notre cher compatriote s'est fait ramasser par la critique. Souhaitons qu'il fasse meilleure figure dans Modern Love, comédie romantique chorale dont il partage la vedette avec Alexandra Lamy (Un gars, une fille, version française) que l'on verra sur nos écrans ce printemps.

On veut nous faire passer la chose pour un divertissement familial, mais l'ensemble manque tellement de rythme (devant tant de longueurs, c'est à se demander si Langmann n'aurait pas congédier le monteur... ), les scènes s'enchaînent si mécaniquement et le suspense se révèle si peu emballant que bien des enfants risquent d'être turbulents et peu attentifs durant la représentation, et leurs parents de prier pour le retour à la raison d'Uderzo. Y a pas à dire, le génie, c'était bel et bien Goscinny.

La dernière fois que je suis allée visiter Allociné, on indiquait que la note moyenne du public était de "une étoile". J'ai bien hâte de voir si la tendance se maintiendra. Si c'est pas le cas, sans doute s'en trouveront-ils encore pour traiter les critiques de pisse-vinaigre qui boudent leur plaisir ou, pis encore, d'y voir encore un complot. Le film prendra l'affiche le 11 juillet partout au Québec. Vous m'en donnerez des nouvelles...


1 février 2008, 12:05
Par:Manon Dumais

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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Sam 2 Fév 2008 - 16:06





Autant rassurer tout de suite les amateurs des aventures des deux gaulois les plus célèbres de l’histoire : ce troisième volet sur grand écran n’est pas la débâcle que laissaient présager le peu d’informations contenues dans les trailers ou la promo excessive, qui finalement n’apportait rien de nouveau. Ne vous attendez pas non plus à une réelle réussite, le résultat restant très troublant et laisse le spectateur dans le doute le plus total. Une question persiste : ai-je passé un bon moment ?
Tout le monde l’aura bien compris et il aura été impossible de passer à côté des propos du producteur Thomas Langman, improvisé pour l’occasion co-réalisateur, mais aussi co-scénariste, qui pendant toute la promo s’acharnait tant bien que mal à insister sur le fait que lui et ses collaborateurs avaient mis le paquet. A cela, on ne peut répondre que par l’affirmative, le budget colossale investit sur le film étant amplement amorti visuellement par les décors somptueux qui s’imposent dès le générique comme la grande réussite du film. Lorsqu’on nous annonçait un casting phénoménal, de l’action à tout va et de l’humour à répétition, on pouvait logiquement s’attendre à un rendu plus proche de l’épisode d’Alain Chabat que de celui de Langman. En effet, beaucoup de choses ont été promises, mais c’est justement à cause de cette surenchère dans toutes les catégories que le film échoue finalement un peu dans toutes ses ambitions.
Ainsi, si le casting est en effet impressionnant dans le sens où il fait appel à des personnalités connues, ils s’avèrent souvent qu’elles n’ont que très peu de rapports réels à l’intrigue. Elles viennent simplement faire une petite apparition qui tombe généralement à plat. Il suffit juste de repenser à Dany Brillant venant chantonner trois mots au deux tiers du film pour se dire que tout cela n’était pas très utile… Cet Astérix et Obélix regorge donc d’une multitude d’apparitions plus ou moins intéressantes et dont la plus appréciable est sans conteste la présence de Schumacher en tant que pilote de char, puisque son personnage s’intègre dans la logique de la scène. Pour tout ce qui est des autres, de Francis Lalanne à Jamel, ils ne font que meubler l’intrigue. L’histoire en prend d’ailleurs parallèlement un sacré coup, puisqu’elle est quasi inexistante. Bien entendu, la trame générale reste fidèle à la bande-dessinée, les éditions Albert René n’auraient sans aucun doute jamais accepté que l’on se permette quelques aménagements voir de réels changements, mais dans un souci de remplir parfaitement leur cahier des charges, Langman et son compère survolent toutes les péripéties et rende l’ensemble relativement plat. Et c’est finalement nos deux « méchants » qui viennent pimenter un récit particulièrement plat. Si beaucoup de rumeurs ont circulé sur le jeu excessif de Poelvoorde, c’est finalement sur lui que l’ensemble se tient. Certes, son personnage de Brutus n’est qu’une usine à gags foireux, mais il arrive à insuffler à son personnage quelque chose d’assez incroyable.
Alors que Brutus, à la lourdeur plus qu’énervante, fait sourire en début de projection il devient de plus en plus antipathique et Poelvoorde nous donne l’impression très étrange de comprendre le marasme dans lequel il se trouve plongé. Brutus devient donc exécrable, lui qui s’annonçait comme le ressort comique de ces aventures, et apparaît alors comme un personnage rudimentaire auquel l’acteur offre une réelle complexité dans ce grand foutoir. Et, paradoxalement, c’est Delon qui devient de plus en plus sympathique, sans doute en assumant dès sa première scène, très lourde à supporter nerveusement, un monologue annonçant d’emblée la couleur, César n’existe pas dans cet Astérix, l’empereur c’est Delon ! Au final, l’une des seules choses marquantes de cet épisode sera sans aucun doute la seule confrontation entre Astérix (à qui Cornillac tente d’offrir un peu plus de crédibilité que son prédécesseur) et Delon/César, l’ombre de celui-ci couvrant bientôt l’intégralité du plan dans lequel se trouve le gaulois…
Il est donc troublant de se sentir attiré par les deux « mauvais » de l’histoire, tandis que le sort du village héroïque nous semble totalement futile, tout comme l’histoire d’amour, élément déclencheur de l’intrigue. Mais cela ne semble déranger aucun des quatre scénaristes visiblement plus intéressés de caser leurs copains ou quelques clins d’œil douteux, que de constituer une vraie trame narrative… Tout est donc survolé, au profit de séquences sensées être drôles, mais dont la platitude ne semblaient pas plus amuser les gamins dans la salle… Alors on se dit qu’un peu moins d’ambition et un peu plus d’idées n’auraient pas fait de mal à cet épisode qui par ses désirs « bigger than life », finit par faire sombrer le spectateur dans un trou noir neuronnal… Beaucoup de déceptions, donc, pour une adaptation dont on attendait pas grand chose si ce n’est un minimum de respect pour son public… Et finalement deux heures après, la question persiste toujours : Ai-je passé un bon moment ?



LES PHOTOS Arrow http://www.dvdrama.com/galerie/asterix_olympique_/ cheers



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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Sam 2 Fév 2008 - 18:37

. BE

Benoît Poelvoorde en forme olympix!!

30 janvier 2008.
Ben dans la voiture la plus lente avec l'homme le plus rapide du monde sur le plateau d'Astérixaux Jeux Olympiques

De notre envoyé spécial en France Patrick Laurent

PARIS À la ville comme à l'écran, Benoît Poelvoorde vole la vedette à ses partenaires d'Astérix aux Jeux Olympiques. Bruyant, exubérant, enjoué, il accueille la presse internationale comme de vieux amis ("Il paraît qu'il y a des Flamands à cette table !"), part embrasser fougueusement Stéphane Rousseau puis hurle à travers la pièce : "Comment ça, les journalistes n'ont pas eu à manger ! Il fallait les nourrir, sinon ils deviennent agressifs !".

Un one-Poelvoorde-show ininterrompu, truffé de réflexions dont il a le secret ("Maman me dit toujours qu'il n'y a qu'à demander pour obtenir. Tous les matins, un fou se lève. Il suffit d'attendre"), d'anglais approximatif, d'une dose de mauvais goût ("La princesse était trop jeune, sinon je me la serais faite. Elle est amoureuse de moi, mais elle ne le sait pas ") et, surtout, de ce mélange inimitable de loufoquerie et de bon sens populaire ! "On me dit que c'est Brutus aux Jeux Olympiques mais cela ne me réjouit pas. Si le film se prend une taule, cela va être Brutus tricard ! Et là, I am dead ! Plus il y a d'argent, plus t'es mort !"

Avec lui, chaque explication tient du grand délire. Sa préparation, par exemple, ne s'approche nullement de la méthode de l'Actors' Studio. "Le scénario a été écrit en pensant à moi. J'ai accepté un an avant le tournage. Puis, je n'ai plus jamais vu personne. On m'a donné les dates et j'y suis allé. On m'a demandé de faire du sport et j'ai dit non. On m'a demandé de venir une semaine à l'avance pour faire du cheval, mais le cheval était plus malin que moi et j'ai dit que cela ne servait à rien. J'ai passé une semaine de vacances avant de tourner."

En confiance, souvent libre d'improviser (par exemple la déclaration de Brutus à la princesse : "Besoin de rien, envie de toi "), Benoît Poelvoorde a vite imposé sa marque. Même si elle a parfois été effacée au montage. "Je ne pouvais pas improviser dans les scènes où il y avait les chevaux ou beaucoup de figurants, parce qu'il aurait fallu tout recommencer. Dès qu'on était deux ou que j'étais seul, je pouvais faire ce que je voulais. Mais ils coupent tout ce qui est grossier. Et comme je suis relativement grossier, j'ai quand même été beaucoup coupé. J'adorais dire de gros mots. Par exemple, je n'ai pas pu dire : C'est con un druide. Ils l'ont enlevé".

Par contre, il a pu enfin apparaître à l'écran avec une musculature digne d'Arnold Schwarzenegger. "C'était très désagréable à faire. Je dois reconnaître que quand j'étais devant le miroir, ce n'était pas très beau quand même. On m'a proposé de faire de la gymnastique avant le film pour que je sois un peu musclé. C'est absurde : Brutus ne veut pas faire de sport. Au moins, que je reste comme je suis. Et j'ai eu plus de plaisir à jouer avec mon petit bedon qu'avec des muscles. I'm a belgian man !"

"J'ai des photos de tout le monde à poil !"

Autre moment de pur surréalisme : sa rencontre avec Michael Schumacher, le septuple champion du monde de Formule 1. "Un jour, on a dû monter ensemble vers le plateau, situé à 4-5 kilomètres des loges. On était tous les deux dans une toute petite voiture de golf et on ne pouvait pas rouler plus vite que 5 km/h ! Je me disais que j'étais avec l'homme le plus rapide du monde dans la voiture la plus lente du monde ! Et alors, il avait l'air idiot, parce qu'il était très sérieux. Je me suis dit : personne ne me croira. Il est très gentil. Très timide. Mais on ne peut pas parler de ses courses, des femmes et de voiture. De rien de ce qui intéresse un homme, quoi ! "

Grand éclat de rire. Et une dernière déclaration raffinée en guise de conclusion : "Stéphane Rousseau a encore un de mes slips ? Un jour, tous ces fous furieux sont venus prendre un bain dans ma piscine. Et ils n'avaient pas de maillot ! J'ai des photos de tout le monde à poil. C'est pour ça qu'on me laisse faire ce que je veux..."

Inutile de lui demander si ses coups de folie vont permettre à Astérix aux Jeux Olympiques de concurrencer les deux précédents longs métrages gaulois : il n'a vu ni l'un ni l'autre. Et ne compte pas se ruer dans son vidéoclub pour les voir...

Propos recueillis par P. L.
© La Dernière Heure 2008








"Ave Delon. Ave papa!"


PARIS Le choc du film, c'est bien évidemment la rencontre entre Benoît Poelvoorde et Alain Delon. Même si elle n'a pas laissé que de grands souvenirs au Namurois. Triste qu'on n'ait pas respecté l'Histoire, celle où Brutus poignarde finalement César....

"J'étais un peu déçu, oui (rire). J'aurais aimé être César. Mais ils m'ont donné la bande-annonce. C'est une improvisation et là, je suis César. Là, j'ai eu toutes les troupes devant moi. Même César ne l'a pas eu. Jamais Alain Delon n'est sur un cheval, moi oui."

La première fois qu'ils se sont croisés, c'était dans la capitale française. "Il m'a obligé à venir faire une photo à Paris, explique l'ami Ben. J'étais à Alicante. J'ai dû prendre un jet privé, faire une photo, puis repartir à Alicante. Il m'a coincé, parlé, j'ai dû faire l'interview avec lui, on a fait les photos pour la couverture de Paris Match : je les trouvais immondes. On aurait dit une soirée chez Michou (célèbre cabaret de travestis à Paris). Il n'a rien voulu entendre. Après, on m'a remballé dans l'avion et c'était fini."

Sur le plateau, l'entente ne fut pas non plus très cordiale. "Ce n'est pas un homme facile. Il est très distant, très seul. Donc, il n'y a pas vraiment de rencontre. Il tournait puis s'en allait. Cela m'arrangeait : comme j'étais censé ne pas beaucoup aimer mon père, il me faisait peur. Eh bien, cela m'aidait. Il n'est pas très engageant. C'était plus difficile avec Obélix. J'aime beaucoup Gérard et on riait beaucoup ensemble. Avec Clovis aussi. Et aussi avec Jean-Jacques... euh Stéphane Rousseau (rire). Il y a quelque chose de très drôle que je vous confie : Alain Delon a voulu la dernière image du film. C'est incroyable : cela devait se terminer sur son visage. Ave Delon. Ave papa !"

© La Dernière Heure 2008

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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Sam 2 Fév 2008 - 18:58



La presse tombe sur le dernier Astérix à bras raccourcix
POMPE A FRIX

Depuis ce matin 30 janv 08... la presse est "histérix". "Totalement merdix", "Consternant d'indigence", "Aussi léger qu'un menhir", "Un spectacle médiocre", "Un scénario anémix", "Une débauche de rien et d'ennui"... C'est peu dire que la plupart des critiques qui sont allés voir le film Astérix aux Jeux Olympiques en sont revenus déçus voire énervés. Coté public, les chiffres de la première séance étaient encourageant. Mauvaises critiques, bonnes entrées, grosse polemix....

►Le Parisien est certainement le plus virulent. Le film "baigne dans une marmelade tiédasse et sans idées", écrit le quotidien qui a titré "Astérix rate la médaille du rire". "Avant même que le public ne le découvre, le film [...] a déjà fait tomber un record. Celui du manque d'imagination", développe Le Parisien.
D'après Le Monde, "La vacuité de cette gigantesque marmite finit même par susciter un sentiment de malaise".
►Pour le journaliste de L'Express, qui estime que "C'est le premier film bling-bling du cinéma français", Astérix aux Jeux Olympiques est "nul". Malgré un casting ahurissant (qui a coûté 10 millions d'euros), la presse n'est pas plus tendre avec le jeu des acteurs. Télécinéobs évoque un "one-man-show cannibalisant de Benoît Poelvoorde" et d'une "poignée de people en goguette", Stéphane Rousseau est jugé "transparent" par Métro. Quant à Clovis Cornillac, "sa prestation fait de la peine" (d'après Le Parisien).

►Bien que le bouche à oreille n'est guère plus bienveillant, le film le plus cher de l'histoire du cinéma français (78 millions d'euros !) devrait rentrer dans ses frais grâce à un matraquage médiatique intense (22 millions d'euros de budget promotionnel), la vente des produits dérivés, ses 1.074 salles en France (un record) et la diffusion à l'étranger. Ainsi, le très drôle Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre avait eu un énorme succès en France mais avait été très décevant à l'étranger car les vannes de Chabat étaient difficilement traduisibles. Pour ce nouveau opus, les producteurs ont donc ouvert les vannes de sesterces et fermé les vannes de rires.






►Le Parisien est certainement le plus virulent. Le film "baigne dans une marmelade tiédasse et sans idées", écrit le quotidien qui a titré "Astérix rate la médaille du rire". "Avant même que le public ne le découvre, le film [...] a déjà fait tomber un record. Celui du manque d'imagination", développe Le Parisien.
D'après Le Monde, "La vacuité de cette gigantesque marmite finit même par susciter un sentiment de malaise".
►Pour le journaliste de L'Express, qui estime que "C'est le premier film bling-bling du cinéma français", Astérix aux Jeux Olympiques est "nul". Malgré un casting ahurissant (qui a coûté 10 millions d'euros), la presse n'est pas plus tendre avec le jeu des acteurs. Télécinéobs évoque un "one-man-show cannibalisant de Benoît Poelvoorde" et d'une "poignée de people en goguette", Stéphane Rousseau est jugé "transparent" par Métro. Quant à Clovis Cornillac, "sa prestation fait de la peine" (d'après Le Parisien).

►Bien que le bouche à oreille n'est guère plus bienveillant, le film le plus cher de l'histoire du cinéma français (78 millions d'euros !) devrait rentrer dans ses frais grâce à un matraquage médiatique intense (22 millions d'euros de budget promotionnel), la vente des produits dérivés, ses 1.074 salles en France (un record) et la diffusion à l'étranger. Ainsi, le très drôle Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre avait eu un énorme succès en France mais avait été très décevant à l'étranger car les vannes de Chabat étaient difficilement traduisibles. Pour ce nouveau opus, les producteurs ont donc ouvert les vannes de sesterces et fermé les vannes de rires.


►Sources : leblogtvnews.com, purepeople.com, La Tribune de Genève, nouvelobs.com.
►Voir aussi la revue de presse d'Allociné.

►Le premier test est concluant pour Astérix au niveau des entrées. Le film a attiré 24.628 spectateurs sur Paris et sa périphérie à 15h00 (lemonde.fr du 30/01/08). "Astérix aux Jeux Olympiques" a fait un meilleur démarrage que les deux précédents épisodes, "Astérix et Obélix contre César" (1999) et "Astérix et Obélix: mission Cléopâtre" (2002). Ils avaient réalisé au total 24 millions d'entrées chacun.
►UPDATE du 31/01/08 : Le premier jour, le dernier Astérix a été vu par 464.268 spectateurs en France. "Un excellent démarrage" selon les producteurs Thomas Langmann et Pathé (20minutes.fr). Mais "le record n'est pas tombé", relève allocine.fr qui précise que le film n'est "que" le 18ème meilleur démarrage de tous les temps en France.


►Sarkozy dans Astérix ? Albert Uderzo pense que le président "mériterait peut-être d'apparaître dans une aventure d'Astérix". "A réfléchir", ajoute-t-il dans une interview (vidéo) pour LCI (du 30/01/08).


►Dans leur enquête, L'Express et 20minutes relèvent des chiffres faramineux autour du film :

> 15.000 panneaux publicitaires pour la campagne française.
> 10 millions de spectateurs espérés au minimum en France et 12 millions à l'international.
> 55 millions de ventes à l’étranger et 15 millions de droits TV ont déjà été réunis.
> Sur les 78 millions d'euros, une grande partie provient de producteurs allemand et espagnol, de sociétés de distribution italienne, portugaise, russe...
> Le film sort dans 45 pays simultanément et dans 5.000 salles en Europe.

2 VIDEOS Arrow ............. Arrow ..........


http://desourcesure.com/medialand/2008/01/la_presse_tombe_sur_le_dernier.php

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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Jeu 14 Fév 2008 - 22:31

AGORA VOX
le média citoyen.

Astérix aux Jeux Olympiques » : médaille d’argent Arrow

Je dois vous avouer ma grande déception: en allant délibérément visionner (non, personne ne m’a forcé!) le deuxième plus gros budget de l’histoire du cinéma français, j’avais l’envie, un peu malsaine mais si tentante, d’écrire un papier incendiaire et de dénoncer ainsi ces productions nationales qui osent faire des entrées (inadmissible!) Je souhaitais me mettre au diapason de cette critique française «parisiano-parisienne», que l’univers entier nous envie, sans doute en raison de son absence d’arrogance et de sa capacité remarquable à se remettre régulièrement en question...




En outre, tout ou presque était réuni, dans ou autour du film, pour que je puisse le « descendre » dans les règles : spectaculaire « battage » anti-Astérix de la part de mes très chers confrères donc, succédant à une promo exaspérante qui a presque réussi à me convaincre de me laisser pousser la moustache et de me faire de jolies tresses ; présence au générique du mythe Alain Delon, personnalité réputée pour avoir un ego proportionnel au physique d’Obélix ; arrivée fracassante de l’incontournable, l’inévitable et heureusement unique Clovis Cornillac ; absence, enfin, d’Alain Chabat. Oui, j’allai pouvoir déverser des flots de haine ininterrompus sur ce long métrage, l’écraser à coups de menhirs, faisant peut-être même, en comparaison, passer Romance X pour un chef-d’œuvre...


Malheureusement, je m’étais encore une fois « fait un film », et vous comprendrez alors le sentiment de frustration qui m’habite : Astérix aux Jeux Olympiques n’est pas mauvais, et même si ce n’est pas une « grande » œuvre qui marquera l’histoire du cinéma, l’ensemble est plutôt distrayant et divertissant. Et n’est-ce pas là, finalement, ce que l’on attend de ce type de films ?




Alors il est vrai que le scénario a dû être écrit au sprint, et que la majorité des gags fait rire à peu près autant qu’une rencontre de curling... Mais tout cela est rapidement oublié, principalement du fait de la performance des comédiens et de l’intérêt que suscitent les personnages qu’ils interprètent. A tout seigneur tout honneur : contrairement à la légende, « Monsieur » Delon semble avoir un humour certain, ainsi qu’une grande capacité à l’autodérision. Assumant son image véhiculée par les médias, il se livre à un exercice d’auto-parodie assez jouissif, ne manquant pas une occasion d’évoquer sa filmographie, qui s’apparente plus au marathon qu’au tir à l’arc ! Alain Delon dans le rôle d’un empereur : la frontière entre la fiction et la réalité s’estompe sérieusement...


Face à lui, Benoît Poelvoorde est totalement fidèle à lui-même, c’est-à-dire excellent. Du classique donc... La vraie originalité aurait été de découvrir un Poelvoorde mauvais et critiquable, mais je pense qu’il y a autant de chances que cela arrive qu’un athlète français remporte le 10 000 mètres des JO de Pékin... Portant la quasi-totalité du film sur ses épaules, l’indispensable acteur belge ne dépareille aucunement en succédant à Roberto Begnini, Djamel Debbouze et autres Edouard Baer. Un regret pointe alors le bout de son nez : que tous ceux-là n’aient pas partagé l’affiche dans un même film. Une piste pour le quatrième volet ?


A côté du détonnant duo César-Brutus, Frank Dubosc et Francis Lalanne (petite précision pour les plus jeunes : c’est lui qui a lancé la mode des cuissardes pour homme au XXe siècle) se parodient eux aussi, et le résultat est franchement drôle. D’autre part, quelques apparitions bien amusantes viennent pimenter les aventures des Gaulois les plus célèbres du monde : Sim (avouez que la seule évocation de son nom fait rire !), Dany Brillant, notre « crooner » national, et surtout Djamel, qui apporte avec lui un peu d’humour « Chabat-Canal » tant apprécié dans l’épisode précédent. Enfin, cerise sur le gâteau, Clavier a disparu ! Et son remplaçant, Clovis Cornillac, qu’habituellement je supporte aussi bien qu’un cassoulet périmé, est étrangement digeste et nous fait presque regretter le fait que ce ne soit pas lui qui enfile le costume d’Astérix depuis le premier opus de Claude Berri.




Au final, Astérix aux Jeux Olympiques est moins bon qu’Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, mais nettement meilleur qu’Astérix et Obélix contre César. Médaille d’argent donc. Et dès lors que l’on aborde ce thème de l’argent, on peut légitimement se demander pourquoi ce troisième volet a été si coûteux, pour un résultat aussi moyen. Du gâchis ? Certes. Mais avant de crier au scandale à tout-va, il est bon de rappeler que ce sont les millions d’euros que ce film récoltera, grâce aux nombreuses entrées et donc au succès commercial, qui permettront à la production cinématographique française de demeurer plutôt florissante et diversifiée, même si la plupart du temps elle oscille entre le mauvais et le très mauvais... et trouve généralement bonne grâce aux yeux, un brin défectueux, de la critique française « institutionnalisée », habituée à bouder tout ce qui ressemble de près ou de loin à un succès populaire.


Maxime Freyberger (rédacteur sur www.melting-actu.com)

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MessageSujet: Re: ASTERIX AUX J.O. OPINION PRESSE.   Jeu 14 Fév 2008 - 23:21

BLOG
DES PELLICULES PLEIN LA TETE
LE BLOG DU CINEMA PAR CHRISTOPHE CARRIERE.



L 'AUTEUR

Je suis né en 1964, l'année de La peau douce de François Truffaut. En 1981, l'année des Aventuriers de l'Arche Perdue de Steven Spielberg et de Georgia d'Arthur Penn, je travaille le jour dans les fruits et légumes, tandis que je passe mes soirées au cinéma. En 1985, l'année de Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin, je crée la revue (consacré au cinéma, pas aux fruits et légumes) Septième Artifice. En 1994, l'année de Pulp Fiction de Quentin Tarantino, je rentre au magazine Première. En 2002, l'année de la première diffusion française de 24 h Chrono, j'intègre la rubrique culture de L'Express.


14 février 2008
Les meilleures intentions


Je ne voulais pas revenir dessus, mais c’est plus fort que moi. Et puis ça me trotte dans la tête, alors autant que ça sorte et on n’en parle plus. C’était lundi soir, vers 23 h. Thomas Langmann s’était invité sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), afin de rencontrer des critiques qui ont laminé Astérix aux Jeux Olympiques.
Courageux, de la part de Thomas (vous permettez que je l’appelle Thomas ? Dans le privé, nous jouons parfois aux cartes ensemble). Malin, aussi. Car en perdant 54% de ses entrées en deuxième semaine, le film aura du mal à atteindre l’objectif des 10 millions de spectateurs français, et ce petit débat polémique sur France 3 est un rappel comme un autre (« Qu’on en parle en bien ou en mal, mais l’important est qu’on en parle », vieil air connu).
D’un côté, Pierre Vavasseur du Parisien, Eric Libiot d’à côté de mon bureau (de L’Express, donc), et un garçon de Marianne dont j’ai oublié le nom. En face, Thomas Langmann, assis à côté de Carlos Gomez, journaliste au Journal du Dimanche (JDD) et pour l’occasion avocat de la défense, car seul à ma connaissance à avoir mis la note maximum au film de son voisin de banquette. La discussion bat vite son plein et, pour quiconque est extérieur au microcosme de la critique et de la production, tourne vite en rond –ma compagne, d’un tout autre milieu, me l’a confirmé. Et puis d’un coup, Carlos Gomez lance tout de go à ses confrères qu’en s’acharnant sur cette super-production, ils sont de « mauvaise foi » -genre parce qu’ils auraient été moins dur avec un film plus modeste, ou dit plus « intellectuel ». En gros, on n’aime pas (et je m’inclue dans le « on » car, tout partenaire de table qu’est Thomas, il sait que j’ai également été très déçu par le film), on n’aime pas donc, et on est sans pitié parce que c’est riche.
Si ça, ce n’est pas une idée reçue… Pire : cela relève du procès d’intention. C’est facile de préjuger des intentions de chacun. Dangereux aussi, parce que souvent faux. Et puis franchement, ce n’est pas un peu tarte à la crème, ce reproche ? Le dessert m’a été soufflé par Jean-Jérôme Bertolus, animateur de Polémiques sur I-Télé –c’est dire s’il s’y connaît en débat, le gaillard ! Or, il m’a confié que si l’idée de mettre face à face un auteur et ses détracteurs était excellente, l’argument du film riche = film détesté était totalement inconséquent.
Quand même. C’est agaçant de toujours devoir justifier sa bonne foi. Par exemple, une des prochaines productions de Thomas Langmann titille notre intérêt plus que de raison : le diptyque sur Mesrine réalisé par Jean-François Richet (Assaut sur Central 13). Un gros film encore, avec des stars (Vincent Cassel, Cécile de France…) et tout et tout. Et on a sacrément envie de l’aimer. Comme les tous les long-métrages, au demeurant. Et oui ! Certains journalistes ciné ne prennent pas leur plaisir que quand ils s’ennuient. Et en ce qui me concerne, mon enthousiasme est tel que je me suis déjà vu plusieurs fois le teaser dudit diptyque sur Daily Motion. On s’en reparle ?

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