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 ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.

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BENGI*
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MessageSujet: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 12:16

Arrow ArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrowArrow

http://portfolio.sudpresse.be/main.php?g2_itemId=20185

http://www.youtube.com/watch?v=lzu03ZYF9-k

http://www.fiff.be/xml/ON__liste-IDC-9706-.html

http://www.youmake.tv/video?id=1053

Téléchargez l'interview ici : http://chi-v14.chi.youtube.com/get_video?video_id=Tbab8BFD9fE (puis renommez le fichier avec l'extension ".flv").

http://www.inpactvirtuel.com/news/20440-LesDeuxmondes-Benoit-Poelvoorde-critique-cinema.htm

http://www.youtube.com/watch?v=InM9Bz_x3Xg

http://www.picardieweb.com/article-beauvais-poelvoorde-cowboy-886.htm


http://www.youtube.com/watch?v=Kv-NmgF5Dv4
_________________


L'article : http://www.myfreesport.fr/sports/autres/0/benoit-poelvoorde-monsieur-pas-muscles-36937.html

La vidéo : http://www.myfreesport.fr/?tv-36882#

http://fiff2007.maehdros.be/main.php?g2_itemId=382
http://fiff2007.maehdros.be/main.php?g2_itemId=348
http://fiff2007.maehdros.be/main.php?g2_itemId=562

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Dernière édition par BENGI* le Jeu 29 Mai 2014 - 14:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 12:53


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:08


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:08

Arrow Arrow Arrow

C'est la dernière interview de Ben pour Cowboy.
Pour la réécouter, aller ici : http://www.rtl.fr/radio/emission.asp?dicid=215136
Cliquer ensuite sur l'émission concernée (sous la photo du présentateur).

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:23

Arrow Arrow http://www.dhnet.be/culture/cinema/article/192103/on-a-tous-quelque-chose-en-nous-de-daniel-piron.html





On a tous quelque chose en nous de Daniel Piron(05/12/2007)
Lire aussiHeureux entre ses deux Benoît
Un film funambule
Benoît Poelvoorde donne corps et âme au film de son ami

NAMUR Quand il aime, Benoît ne compte pas. Ni le temps qu'il passe à défendre un film, ni le nombre d'interviews qu'il enchaîne, à la queue leu leu. Ni le nombre de biè... Ooops, on avait dit qu'on n'en parlerait pas...

Est-ce que tu peux dire non à Benoît Mariage ?

"Voilà une très bonne question. La réponse est non. Non non non non. D'ailleurs, on a déjà le projet de retravailler ensemble, dans un film où Franz (François Damiens, NdlR) aurait le rôle principal. Benoît, c'est le seul mec à qui j'ai demandé de refaire un film. Avec Benoît, on ne complique rien ."

Le journaliste que tu incarnes, tu l'as croisé souvent ?

"Ah ben, la RTBF est vachement pointée quand même. C'est pour ça qu'ils ne sont pas chauds ! Mais les techniciens qui arrivent en te demandant avant tout s'il y a moyen de bouffer, j'en ai vu. Et ceux qui te collent le micro en faisant one-two, one-two, j'en ai vu aussi. Mais ceux-là étaient de grands professionnels ! (rires) Mais c'est aussi ce qui fait la saveur des sujets belges : cette légèreté, cette souplesse qui n'appartient qu'à nous. J'ai vu des équipes dont j'ai eu honte. Tu te souviens de cette émission de rock où sont venus les Clash et des gens comme ça. Eh ben, les techniciens mettaient des boules Quiès ! "

Oui, mais tu es journaliste, pas technicien...

Il éclate de rire. "Tu veux que je balance des noms ? Je reconnais bien là la pugnacité et l'opiniâtreté du journaliste... Non, je ne vise personne. Mais je fais quelques private jokes à l'endroit d'amis à moi qui étaient très engagés dans des mouvements libertaires. Mais ce film, c'est l'agonie de la gauche, qui s'étouffe. Qui parle, qui parle, qui se noie dans le bla-bla et qui, en fin de compte, ne parle plus du tout au peuple. C'est exactement ce qui arrive à Daniel Piron, mon personnage, qui, à force de vouloir parler à la place des autres, finit par ne se mettre à la place de personne ni par voir qu'il est dans le gouffre. Et il se prend une baffe dans la tronche quand il se rend compte que les bons sentiments ne suffisent pas. Il faut garder une certaine décence vis-à-vis de la misère des autres, que lui n'a pas. Lui n'est qu'un trou. Mais pour ça, je n'ai eu qu'à me regarder moi. On l'a tous en nous, notre Daniel Piron. "

Est-ce que quelqu'un d'autre que Benoît Mariage aurait pu montrer ça, comme ça ?

"... hum, je ne sais pas. Si Benoît l'a si bien montré, c'est aussi, d'un point de vue pratique, parce qu'il a une grande expérience des équipes de télé régionales. Et, surtout, il a un grand amour des gens, il est bienveillant. Ça apparaît dès le tournage : les comédiens qui ne sont pas des professionnels étaient tout de suite à l'aise. En fait, s'il se fout de la gueule de quelqu'un, c'est bien de moi. La grande qualité de Benoît, c'est qu'il a des choses à dire. C'est de plus en plus rare dans le cinéma. "

Il y a une scène où tu dois pleurer, dans le film. C'était difficile ?

"Benoît m'avait déjà fait pleurer dans Les convoyeurs attendent. Là, j'ai eu du mal, parce que c'est une scène qui a été rajoutée, réécrite, mais que l'on trouvait juste. C'est l'enfant - le fils de Benoît, en fait - qui m'a aidé, avec sa curiosité presque indifférente. Parce qu'elle met le doigt sur toute sa remise en question... Cela dit, pleurer, c'est déjà être guéri. Ça, dans n'importe quel hôpital, on te le dira. "




Propos recueillis par I. M.

© La Dernière Heure 2007

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:25

Arrow Arrow http://www.dhnet.be/culture/cinema/article/192101/un-film-funambule.html 102

Un film funambule(05/12/2007)

© D.R.

Lire aussiHeureux entre ses deux Benoît
On a tous quelque chose en nous de Daniel Piron
Cowboy. Benoît Mariage vise juste. Juste au coeur

Extrait vidéo du film

NAMUR Daniel Piron, présentateur d'une émission de sécurité routière sur une chaîne de télévision régionale, le sait, il vaut mieux que ça. Il se le dit sans cesse et plus que jamais quand lui vient une grande idée : tourner un documentaire, un vrai de vrai, sur Sacchi, un révolutionnaire qui, dans les années 70, avait détourné un bus scolaire direction le siège de la RTBF, pour y faire entendre ses revendications égalitaires. C'est que Piron, ancien chroniqueur politique férocement engagé à gauche, partage les vues de Sacchi. En dépit des mises en garde de son entourage, de son boss et de sa femme, il part à la recherche de son héros et tombe de haut quand il découvre qu'il est devenu un gigolo à bagouzes , vulgaire et buveur.

Si cette histoire vous rappelle celle de Michel Strée, c'est normal : c'est sur base de ce fait divers qui fit grand bruit à l'époque que Benoît Mariage construit son Cowboy de province. Et comme dans Les convoyeurs attendent , il mélange avec justesse les scènes franchement drôles et d'autres d'une totale noirceur. C'est ce qui fait la richesse de Cowboy , l'état funambulesque dans lequel le réalisateur parvient à maintenir ses héros, toujours prêts à tomber dans le gouffre de leurs pauvres existences.

Benoît Poelvoorde y est bouleversant, peut-être parce qu'on sent qu'entre Piron et lui, il y a comme une résonance. Il est, de plus, bien entouré par Gilbert Melki, François Damiens et Julie Depardieu.





I. M.

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:34

FRANCOIS DAMIENS.........ICI AU CENTRE

QUE J'AI DECOUVERT GRACE A GUY cheers
merci53 merci53 merci53 merci53 merci53
A DIT: "DE BEN J'AIME TOUT....MEME QUAND IL RESPIRE"


Heureux entre ses deux Benoît(05/12/2007)

© D.R.

Lire aussiUn film funambule
On a tous quelque chose en nous de Daniel Piron
François Damiens vient de boucler le tournage du nouveau Van Damme

NAMUR C'est suite à sa petite incursion dans le spectacle de François Pirette à Forest National que François Damiens, alias l'Embrouille, rencontre Dominique Janne, producteur de films. "En fait, c'est Jean-Charles De Keyser qui me l'a présenté", commente le comédien. "On s'est ensuite vus plusieurs fois et c'est lui qui m'a demandé avec qui j'avais envie de bosser. J'ai évidemment répondu Benoît Mariage. " La suite, c'est dans une cave sombre d'un restaurant namurois qu'il nous l'expliquait, lors du dernier Festival du film francophone... "Jusque-là, j'avais eu envie de cinéma, mais... sans me bouger. Je ne faisais pas de casting, je ne cherchais pas à provoquer les choses. J'ai donc rencontré Benoît Mariage, je lui ai filé des DVD des caméras cachées qu'il a regardés... six mois plus tard. Il m'a appelé dès le lendemain, du coup. Je pense que, de prime abord, il ne voyait pas le rapport entre les caméras cachées de RTL et ses films. Et puis, finalement si. On s'est vus, il m'a dit qu'il commençait à écrire un film et il m'a taillé un petit rôle sur mesure. "

François l'Embrouille affleure parfois sous le personnage du cameraman...

"Benoît n'a pourtant pas du tout essayé de construire un personnage par rapport à ce que j'ai pu faire en télé. Il s'est dit que quelque chose passait entre nous. On était sur la même longueur d'onde, on était touchés par les mêmes choses. "

C'est facile de se faire une place sur un plateau où il y a Poelvoorde ?

"Oui. D'abord parce qu'il est adorable. Il veut toujours que tout le monde soit bien. C'est un mec supergénéreux. Et dans le travail aussi. On se connaissait un peu avant mais on a vraiment appris à mieux se connaître sur ce tournage. Non, franchement, Benoît a tout fait pour me mettre à l'aise. "

Tu te souvenais de l'histoire de ce preneur d'otages ?

"Non, pas du tout. Benoît me l'a racontée en long et en large. Du reste, mon personnage n'avait pas besoin de comprendre. J'étais vachement à l'aise dans le rôle du pauvre mec à côté de Benoît. Ma contrainte, c'était d'en faire peu. Moi, si je me laisse aller, je change complètement le texte et je pars dans mes trucs."

Comme dans la scène où vous vous retrouvez tous les deux au bar, par exemple ?

"C'est une scène que j'ai vécue très intensément. On a fait abstraction de tout, on était tous les deux dans notre rôle, il y a des silences et quelques expressions qui sont sorties qui n'étaient pas dans le scénario. "

Ce film t'a définitivement donné le goût du cinéma ?

"J'ai adoré le tourner, c'était un des premiers - en fait le 3e - que je tournais et je me suis rendu compte qu'il y a film et... film. Il n'y a rien de pire que faire un film chiant. Et puis, il faut que ça se passe bien avec le réalisateur. Une de mes premières questions est, en général : Est-ce que je dois prendre l'accent belge et en faire des caisses. Parce que ça, ça ne me plaît pas. Les caméras cachées, c'est dix minutes, un film c'est une heure trente. "

Qu'est-ce qui te plaisait tellement dans l'univers de Benoît ?

"J'adore son humour. Je déteste la volonté de faire rire à tout prix. Là, quand tu lis le scénario, tu imagines les petits méandres dans lesquels tu vas pouvoir déconner. Mais ce sont de toutes petites choses : un regard, un geste de la main... J'avais adoré Les convoyeurs attendent, je le trouvais déjà épatant quand il réalisait des sujets pour Strip-Tease."

Quelques mots sur le tournage de JCVD, ton prochain film ?

"Je n'avais pas envie de faire une grosse comédie qui ne me parle pas. Au départ, un film avec Jean-Claude Van Damme, ça me faisait un peu peur. Qu'est-ce que j'allais aller faire à côté d'un mec qui fait le grand écart sur deux chaises ? Et puis, j'ai rencontré le réalisateur, dont mon agent m'avait parlé en bien. J'aimais aussi le fait que Jean-Claude joue son rôle mais de manière totalement décalée."





Propos recueillis par Isabelle Monnart

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 14:47


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 15:05



Pour écouter aller ici Arrow http://old.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?id=0172086_sac
Sous la rubrique L'info, sélectionner Mercredi 09h00, puis cliquer sur l'icône pour télécharger le lecteur.


pour la xème fois merci53 Guy Wink
pourras-tu me réréréréapprendre à sauvergarder
les vidéos ou interviews..au cas ou elles seraient effacées
par la suite,,, merci flower

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 15:29


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 6 Déc 2007 - 16:07


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Ven 7 Déc 2007 - 1:56



Poelvoorde amicalement vôtre
L'interview complète




Actualité bien remplie pour notre Ben national. Attendu dans Astérix aux Jeux olympiques en janvier, l'acteur est l'affiche de la comédie fantastique Les deux mondes depuis le 21 novembre, et il nous revient cette semaine dans Cowboy, comédie douce-amère qui marque ses retrouvailles avec son cinéaste préféré, le Namurois Benoît Mariage.


Huit ans après Les convoyeurs attendent, Cowboy marque tes retrouvailles avec Benoît Mariage, qui est pour toi plus qu'un simple cinéaste.
"Oui. On se connaît depuis près de 20 ans. Je lui vous une admiration et une affection totales. Il arrive à obtenir de moi en tant qu'acteur des choses que personne d'autre n'a jamais eues. Je lui fais une confiance absolue!"

Tourné l'an dernier, le film évoque un voyage à travers la Flandre, à la découverte de l'autre côté du pays. Voilà qui fait écho à notre actualité.
"C'est avec des films comme celui-la qu'on rassemble les gens. Même si son héros a des idéaux obsolètes. Le monteur du film disait que ce film est le portrait de l'agonie de la gauche, je suis d'accord. Plus que jamais il est tant de se rassembler pour éviter que des cons parlent à notre place. Il faut trouver un juste milieu entre la simplification à l'extrême et le populisme crasseux. Il est absurde de diviser la Belgique. Ça n'a aucun sens. Je suis prêt à descendre dans la rue et à marcher pour une Belgique unie en chantant "Geef me een kus voor de laatste bus!" Il faut apprendre le Néerlandais. Cela nous permettra de communiquer directement entre nous. J'ai l'impression qu'il y a un fameux fossé entre nous et les politiciens qui sont censés nous représenter!"

Depuis toujours et malgré ta renommée, tu te distingues de bon nombre de vedettes par ta générosité, avec la presse, mais aussi et surtout, avec le public.
"C'est logique. C'est une preuve d'amour. Je n'ai pas à faire d'état d'âme avec le public. Sans le public, l'acteur n'existe pas."

A propos de rencontre entre le public et la star, parle-nous un peu de cette séquence où ton personnage dérange Olivier Gourmet attablé dans un restaurant.
"Olivier et moi, nous nous sommes bien amusés à la tourner. C'est le genre de situation que nous avons tous les deux vécus des milliers de fois. Ce sont des moments où tu es un peu désarmé, tu ne sais plus quoi dire. Il y a toujours un silence gêné. Ici, en plus, le personnage vient le déranger en lui disant "hello, on est du même milieu, je suis réalisateur" et il lui lance une vanne pourrie sur la Palme d'or. Au départ, la scène avait été écrite pour les frères Dardenne, qui ont refusé car ils étaient claqués. Alors, on l'a tournée avec Olivier, qui est un acteur formidable. C'est toujours très sympa quand on se croise! Il y a beaucoup d'acteurs formidables en Belgique. Sans aucune rivalité. Pourtnat, on pourrait croire que je suis jaloux d'Olivier!"

Le contraire est peut-être vrai. Après tout, tu as déjà été nominé deux fois aux César.
"Oui c'est vrai, et lui pas, na !(Rires). Mais bon, il a raflé le prix d'interprétation à Cannes, et pas moi. Par contre, j'ai fait partie du jury aux côtés de Tarantino. Et heureusement pour lui, ce n'était pas la même année sinon il ne l'aurait pas eu, j'y aurais veillé (rires)! On va arrêter nos conneries, là parce que sinon, il y en a encore qui vont croire que je parle sérieusement et en plus du reste, on va m'accuser de népotisme!"

Le film donne une image de la presse peu reluisante. On y voit ton personnage, un journaliste, acoquiné d'un caméraman et d'un ingénieur du son hilarants.
"(Il éclate de rire) Tu penses à une télé en particulier ? (Rires). En même temps, c'est moqueur, mais très chaleureux. Je ne crois pas que le spectateur va nécessairement comprendre tous les clins d'oil que l'on y fait. Par contre, on retrouve dans ces deux personnages le côté paresseux et très terre-à-terre du Belge moyen. Quand tu y regardes de plus près, celui qui a le plus de bon sens dans le film, ce n'est pas moi, c'est le caméraman, joué par François Damiens, alors que mon personnage le considère comme un sombre imbécile."

Quelle est ta relation avec la presse?
"Cela dépend de quelle presse on parle. La presse people, elle m'a bien niquée la gueule mais tant pis. Si je veux, je les attaque et ils raquent. Le seul truc qui m'a vraiment blessé, ce sont les attaques de Yann Moix, qui m'a accusé de nombreux maux. C'est comme dans les westerns, où le héros se fait tirer dans le dos par son pote. C'est un peu mon sentiment aujourd'hui. Pour le reste, j'ai des relations très différentes avec la presse belge et française. Les Français cherchent toujours ce qui ne va pas, les défauts, la faille. Ils aiment brûler leurs idoles. Les Belges sont bienveillants, ils ne prennent pas plaisir à en remettre une couche quand ça ne va pas. Par contre, les Belges ne te pardonneront pas si tu te prends au sérieux. Pas question de se la péter en Belgique!"

On t'as déjà accusé de te la péter?
"Non, je ne pense pas. Pas encore (rires). Mais tant que tu vis en Belgique, ça ne peut pas t'arriver. C'est le seul endroit où je retrouve mon équilibre. C'est une question d'état d'esprit. Je m'y sens bien, en sécurité. Alors qu'à Paris, je me sens agressé, manipulé. Ici, je me sens bien. En Belgique, je croise des gens normaux, qui ne me parlent pas que de cinéma. Il n'y a rien qui me gave plus que de ne parler que de cinéma! J'ai besoin de normalité! Y'a rien à faire, je suis belge, c'est inscrit en moi, c'est génétique et j'aime ça!"

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 13 Déc 2007 - 1:25



Chronique Florence Leroy.

Benoît Poelvoorde de nouveau à l’affiche avec "Cowboy"
Florence Leroy - 1er décembre 2007 - 15:31



Ph.Benoît Derrier.

Arrow Arrow http://www.france-info.com/spip.php?article45566&theme=36&sous_theme=37 Wink

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Jeu 13 Déc 2007 - 1:31



Dans son nouveau film Cow-boy, Benoît Poelvoorde joue un quarantenaire qui cherche un sens à sa vie. Un rôle sur mesure pour l’acteur belge, justement pas encore remis d’une longue dépression





Benoît Poelvoorde reptrouve peu à peu sa joie de vivre légendaire (Photo AFP)
On avait l’habitude de voir Benoît Poelvoorde rieur, enchanteur, gai et heureux de vivre. Pas "Boulet" pour deux sous, il multipliait les rôles comiques comme dans Les Randonneurs ou singeait un Jean-Claude Van Damme pourtant inimitable dans "Narco".
Mais début novembre, l’acteur belge a révélé qu’il traversait une grave dépression. Depuis un an et demi, le héros du film Podium, où il incarnait un magnifique sosie de Claude François, s’était "perdu", comme il le déclare dans Paris Match. "J’ai perdu l’estime de moi-même. Tu ne sais même pas combien coûte un pain, tu ne fais plus que recevoir et tu ne connais plus la valeur des choses. J’étais juste devenu un connard qui fait du cinéma."
Ce métier qui lui a tellement donné a soudain fini par le rendre "fou". Le mal être est si profond que Yann Moix, le réalisateur de Podium l’a renvoyé de son prochain film, Cineman. Poelvoorde a même été hospitalisé dans une clinique, le temps que la dépression lui laisse un peu de répit.

Sur la bonne voix
Sur la route pour la promotion de ses deux derniers films, Les Deux Mondes et Cow-boy, l’acteur de 43 ans ose un parallèle entre son expérience personnelle et son rôle de Daniel, un journaliste raté dans Cow-boy, pour lequel il a reçu le prix d’interprétation au Festival d’Auxerre : "Daniel est un homme qui s’effondre et qui, à la fin, en chantant dans une chorale va se réconcilier pour la première fois avec les êtres humains." Pas encore réconcilié avec lui-même Poelvoorde est quand même sur la bonne voie.
Malgré la maladie, le lauréat du prix Jean-Gabin 2002, qui récompense les acteurs en devenir, fourmille de projets : le starisé Astérix aux Jeux olympiques sort en début d’année et annonce un succès aussi phénoménal que les deux précédents épisodes. Poelvoorde y tient le rôle de Brutus et côtoiera notamment Alain Delon, Gérard Depardieu, José Garcia ou encore… Zinédine Zidane, invité hors normes du casting.
Et à l’image d’un Jean-Marie Bigard qui exorcise ses peurs sur scène dans Mon psy va mieux, Benoît Poelvoorde songe à monter sur scène dans un spectacle qui s’appellera J’y arrive. Et il compte bien arriver à tirer un trait sur cette dépression ainsi que sur ceux à qui il a beaucoup donné et "qui ne le méritaient pas."
Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mardi 4 décembre 2007

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 14:42


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 15:02


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 16:15

Prévu pour le 30 Janvier 2008 dans les salles osbcures, Astérix aux Jeux Olympiques sera sans aucun doute qu'on le veuille ou non l'un des plus gros succès public de l'année prochaine.........
........... Arrow Arrow http://www.filmsactu.com/news-cine-asterix-aux-jeux-olympiques-l-affiche-finale-655.htm cheers



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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 19:24



«Si je joue, l’angoisse s’arrête immédiatement»
Benoît Poelvoorde. Conversation avec le «Cowboy» belge.
Recueilli par BAYON avec MATHILDE LABARDONNIE
QUOTIDIEN : mercredi 5 décembre 2007

Après l’imminent triomphe (sens romain) d’Astérix, succédant à Cowboy de sortie, suivant les Deux mondes récent, Benoît Poelvoorde, étoile de la Belgique star d’une année-rupture (pour lui, en dépression déclarée, et pour le biscornu royaume belge scissipare), Poelvoorde se retire, nous annonce-t-il.

Dans un salon d’hôtel aux poltergeists SS, l’acteur inclassable de «la petite Sibérie», en instance de tournage, de page et de film (un éloge du bullshit qu’il se réserve pour sa retraite annoncée), fait le point.

On s’attendait d’abord à une épave, aware tel l’ami Van Damme de la décompensation en vol. Point. Poelvoorde le fracturé ne l’est pas plus que vous ou nous ; moins agité qu’un Sarkozy des sommets notamment, l’une de ses bêtes noires.

Poelvoorde se voit en «furet», «chien bâtard» en mimétisme relatif avec Billy, son copain humoral. Ou alors «poulet» ? Poulvoorde… La poule pitée au bord de la route, attendant l’instant de traverser pile devant le 15 tonnes, qui la transformera en poulpe…

Un trait d’acteur d’actualité relève cette impression gallinacée : le geste discret du héros journaliste confus de Cowboy pour relever ses bésicles. Les yeux derrière, myopes, à peine flottants, illustrent cette métaphysique vitreuse des poulets. Tels que les zoome Werner Herzog, un cinéaste rêvé pour Poelvoorde - Kinski déplumé ?

D’ailleurs, film après film, Poelvoorde au nom glougloutant fait le coq, montant sur ses ergots pour mieux se retrouver le bec dans l’eau. Là, la mer du Nord, rêvée d’apothéose par le personnage du cinéaste gaucho Piron, et en fait mare d’échouage. Une vue montre ce Cowboy près d’un macareux sur le sable, devant l’horizon vide.

Chaleureux sans effet, ni vestimentaire (jean, caban, barbasse), ni oratoire, Benoît Poelvoorde est au total un franc compagnon, courtois. Un peu éclusier, un peu commis, un peu marquis. Entre Fantasio notre confrère et Eddie Merx, modèle du fabuleux Vélo de Ghislain Lambert, un honnête homme, mesuré, disert et érudit, turlupin en prime, sans plus.

L’interview.

Je redoute les interviews qui décérébralisent, certaines peuvent être des thérapies, d’autres salissantes.

Le style Poelvoorde.

De la compassion. Pour ceux que je joue, et pour mes collègues aussi. Le costume me donne le corps. Je me glisse dans le rôle quelles que soient sa bêtise, sa souffrance. Je trouve plus intéressant l’homme que le scénario. Je n’aime pas les réalisateurs qui jugent leurs personnages. Je crois que sans compassion, on s’ennuie. Le petit chef des Portes de la gloire me fend le cœur.

Votre type : l’Homme qui marche ?

Je serais «l’homme qui doute». Les films sont ambivalents. Mais je ne crois pas aux films à message ; il y a la Poste pour ça. A mes yeux, oui, je suis toujours le même, comme mon chien, qu’il soit devant un frigo, une statue ou un ours polaire. Je suis toujours solitaire. Un Don Quichotte... ?

Astérix flippex.

C’est au moment d’Astérix que la dépression est montée. Je ne pouvais même plus entendre les mots «moteur», «action»… J’étais pris de panique, de crises de tétanie. Souvent la nuit. C’est à cause de ces insomnies que je me suis retrouvé noctambule, et donc à boire - comme ça on dort jusqu’à midi, et les angoisses attendent jusque-là. Vient le moment où ni l’alcool ni les anxiolytiques n’y font rien.

Maniaco-dépression.

Tellement de journaux m’ont poursuivi à l’hôpital, que maintenant j’en parle. Il faut toucher le fond pour trouver l’estime de soi, via la connaissance de ses échecs - comme dans Cowboy. Je déteste le cliché du clown triste, mais je préfère raconter moi-même… Cette sensation de se regarder et que votre tête est déconnectée… Comme si l’on était au-dessus de soi, se regardant manger, marcher, bouger… C’est dans Entre ses mains que je me suis vu pour la première fois jouer de dos.

A l’hôpital.

Un ami producteur m’a fait hospitaliser quand j’en ai été à boire matin, midi et soir. Les angoisses devenaient trop fortes… A l’hôpital, on fait peinture, macramé, atelier de dessin, on flotte toute la journée à cause des médicaments, on voit des psys qui ne servent pas à grand-chose… La dépression, c’est la perte de l’estime de soi.

L’angoisse s’accroît avec les pitreries ?

Si je joue, l’angoisse s’arrête net. Faire rire donne un sentiment de toute-puissance. On s’accapare un personnage, on lui donne tous les excès… Je n’aurais aucun problème à traverser l’hôtel Meurice une plume dans le cul. Alors que dans la réalité, à poil comme ça, j’aurais peur d’avoir l’air d’un con fini. Je n’ai jamais eu le syndrome du «vouloir arrêter la comédie». Jamais de la vie. J’adore faire le pitre.

Enfance.

Je suis anxieux depuis l’enfance. Je ne dormais jamais dans mon lit, mais pelotonné sur une paillasse, devant la porte de ma mère. Très tôt, on a été brinquebalés, à l’abandon. Les symptômes, physiques, sont progressivement devenus graves. J’ai toujours eu une nature très angoissée. Je n’ai aucune confiance. Je suis par exemple incapable d’assumer la paternité, de peur de transmettre à un enfant mes effrois.

Imprévisible.

La tête dans le punching-ball de Narco, oui, c’est moi. Ça m’amuse, mais c’est un peu schizophrène ; parce que seul chez moi, je suis ordinaire, ennuyeux, pas drôle.

Un absolu du comique.

J’adore Louis de Funès, même dans ses plus obscurs navets. Sa finesse de jeu est extraordinaire. Tout dans la vitesse, le rythme. C’est comme un set en jazz : chacun son rythme, chacun prend son impro. De Funès, il vaut presque mieux l’écouter, sans l’image, parfois. Cela passe par le flot de sa parole, ses accélérations, ses failles. On a ça en commun : un rythme.

Ce qui vous amuse ?

Les Vidéo Gag de TF1 : des amateurs qui se filment en train de glisser, de se casser la gueule. Il y a peu, dans un hôtel de Marrakech, j’ai vu une actrice, un grand nom que je tairai, qui pensait passer en triomphe, se prendre les pieds dans le tapis… Elle a vite regardé autour d’elle, pour s’assurer que nul ne l’avait vue - et j’avais vu… J’ai vite baissé les yeux. Ça me l’a rendue humaine. Le pire, ce sont les gens à qui on refuse une poignée de main. Comme Ghislain (un nom qui protège de la mort et des névralgies) : le type serre la main du voisin, pas la sienne, on le zappe toute une soirée.

Très Emmanuel Bove, ça…

Tu ne peux pas mieux tomber ! Bove est mon auteur favori. Au point que j’ai voulu adapter Départ dans la nuit. Mais il paraît qu’il ne peut pas y avoir eu de lâche sous l’Occupation… Dans le Piège, le type est pris malgré lui dans une évasion, devient un boulet, s’enferme, feint d’être résistant.

King of Comedy aussi vous ressemble.

La copine qui dit : «On s’en va.» Et le type attend, en souriant… Il y a des gens qui me harcèlent comme ça. Je ne les ai jamais rudoyés, mais je leur dis : «Prenez tous les DVD et laissez-moi, on ne vit pas ensemble.»

Milou.

Billy, je l’ai depuis onze mois. C’est avec le chien que j’ai vraiment démarré ma descente. Le matin, il se lève plein d’énergie, au moment même où je me dis que je ne vais plus jamais me lever…

Le brûle-tout.

Ma mère était commerçante ; mon père, routier international, n’en fichait pas lourd : jamais là, dépensant l’argent à faire des folies, s’acheter des Triumph… Avec lesquelles il s’est finalement planté, et là, chômage, alcoolisme : ma mère en a eu assez. J’avais 5 ans quand nos parents se sont séparés, mon frère et moi avons été placés en familles d’accueil. Des gens sans enfant qui me gavaient de lait parce que j’étais rachitique, puis toutes sortes d’internat, orphelinat ou pension.

Le pensionnat a fait de moi un brûle-tout. Je suis devenu le fou qui fait rire. Mon frère était costaud, pas moi : en faisant rire, je coupais court aux coups. Une vraie stratégie de survie. Celui qui plaque le mec qui pisse aux latrines, c’est moi. Je pouvais faire absolument n’importe quoi…

Vous ne riez pas à l’écran.

Je ne ris jamais, ou alors des rires contrits. Je fais très bien le «rire contrit», le plus dur à faire.

Comme le regard qui chasse…

Le regard perdu, fuyant, des instants de prise de conscience. On n’autorise pas à la télévision ces minutes de silence, plus parlantes que la logorrhée. Le regard vide, je le fais au premier degré. Un entraîneur de foot déclarait : «Je vais voir tous les films de Poelvoorde, car il est hyperconcentré, sérieux, comme un très grand footballeur.»

Bus et aires d’autoroute.

J’aime regarder les gens qui attendent le bus. On lit des tas d’histoires sur leurs visages. Le matin, on sent une peur du jour qui vient ; ils émergent. Le soir, c’est différent : travail achevé, la fatigue n’est pas la même, on sent l’espoir de la soirée qui vient… Toujours, celui qui attend l’autobus pense à ce qui va venir ; les fins de vendredi sont plus joyeuses que les aubes de lundi.

J’aime aussi, pour les mêmes raisons, les aires d’autoroute. Des endroits vilains, où on ne reste pas, où on peut bouffer ni vu ni connu des merdes ; réduit à soi, comme au sex-shop, dans une médiocrité. Personne ne s’arrête longtemps, chacun est en route vers ailleurs, dans une solitude…

Van Damme, Brel, Hergé au Tibet, Poelvoorde…

Le Chagrin des Belges… Attention, c’est une tristesse joyeuse. Le pays fait paillasson entre la Hollande et la France. On ne sait pas ce qu’on fait là. Tampon… On a appartenu aux autres, aux Pays-Bas, à l’Espagne; la France nous a rendu des territoires miniers. On est une faille après les oscillations. Mais cette blessure-là n’est pas triste. Le pessimisme fait partie de l’Europe.

Parents.

Ma mère a un caractère extraordinaire, joyeux, optimiste. Elle ne peut pas comprendre le désarroi. Elle me dit : «Tu lis trop.» C’est la seule qui me fait taire. Je n’ai jamais eu à la maison de figure d’autorité. Aucune autorité ne me faisait peur… Mais la délinquance, non. Bien trop lâche pour ça. Je n’ai jamais volé un truc de ma vie.

«Les Baraquis».

Après Astérix, plus aucun engagement. Le moyen d’entrer en thérapie autrement ? Même ma mère me dit : «Tu ne peux pas laisser la promo, tu as été payé…» Donc je me soigne et je vais filmer. J’ai fait des repérages en «Belgique heureuse», du côté de La Gaume, à 11 km de Namur. Je connais des tas de gens vivant là aux crochets de la société. Des oisifs. On les désigne sous le nom de baraquis. Ils se débrouillent, de petits trocs, réparent des journées entières des motos cassées, touchent toutes les assurances possibles. C’est un film sur ces paresseux sans morale : «N’en touchez plus une, un connard le fera à votre place.»

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 21:34



Qu'est-ce Noël évoque pour vous ?

Noël Godin, l'entarteur ! C'est un grand ami. Je l'adore ! Il se fait passer pour un idiot, mais il est extrêmement intelligent, il a une culture de la littérature et du cinéma qui est divine. Il a même été critique de films, et il a inventé des films qui n'existaient pas. Il y a même d'autres critiques qui ont continué à critiquer ces films qui n'existaient pas en relisant ses articles : "Un remarquable film de cette réalisatrice japonaise"... qui n'existe pas. Moi aussi au début je mettais des mensonges dans mes dossiers de presse. J'avais même dit que j'avais réalisé un film d'animation à l'âge de 8 ans : Pony et le petit poney, et en 2003 Jacques a appelé, faut que tu le rappelles. Personne n'a relevé.

Est-ce que vous fêtez Noël ?

Non, parce que depuis que je suis petit, j'ai toujours été brinquebalé partout. Pour moi, ce sont des souvenirs affreux, donc j'attends que ça passe. Ou en général quand je fais Noël, je fais des soirées déguisées chez moi, avec des thèmes un peu dégoûtants comme "tripot" ou "bar à putes". Les filles sont toutes contentes d'aller d'abord fêter Noël avec leur famille, puis de s'habiller en putes pour venir aux soirées.

Vous n'aimez vraiment pas Noël alors ?

Je déteste toute l'américanisation de cette fête. C'est une fête païenne ! On est dégoulinant de gentillesse pendant une période courte, ça, ça me dégoûte un peu, je préférerais qu'on étale ça, que ce soit un peu plus sincère que de se dire : "Tiens comme c'est Noël, je vais être gentil." Non, soyez gentil tout le temps, ou soyez des merdes, même à Noël !"



Source : Arrow http://www.anous.fr/83-9-3123/contes-de-noel.html

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 21:39


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 21:43




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Dernière édition par le Sam 29 Déc 2007 - 12:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 21:51


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 22:00


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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 22:17



CINÉMA / Benoît Poelvoorde réalisera son premier long-métrage en Gaume
« Ma place est dans le cinéma belge »FABIENNE BRADFER

vendredi 28 septembre 2007, 07:09



VINGT ANS qu’il montre sa bobine au cinéma. Lucide, Benoît Poelvoorde ne veut pas vivre la détresse de Depardieu.
Photo Belga Films.

ENTRETIEN

Il suffit de passer la grille bleue et de gravir le chemin, non loin de la Meuse. Billy Bob, le chien, vous accueille avec l’idée fixe et sympathique de vous transformer en partenaire de jeu. Havre de verdure, entouré de grands arbres. Décor de tranquillité et de bon goût. Antre du Namurois Benoît Poelvoorde. C’est là qu’il se pose quand il n’est pas en tournage ou en promo. C’est là qu’il reprend ses repères quand le métier tourne trop fou. C’est mieux qu’à Paris. C’est mieux que partout ailleurs. Benoît nous reçoit en toute simplicité pour une conversation sans filet pendant que Billy Bob dévore avec enthousiasme le chapeau du chanteur et ami Jeff Bodart. Rencontre à cœur ouvert et sans chronomètre, en prenant le temps de regarder la pluie tomber.


Comment allez-vous, Benoît ?

On ne nous dit pas la vérité. Du coup, je lis des ouvrages de spécialistes. Je lis beaucoup pour ne pas dire des âneries. Où en sommes-nous ? J’entends des choses qui me terrorisent. Ce matin, un spécialiste disait que si on continue, dans 40 ans, il n’y aura plus de poissons dans la mer. Et 50 % des savants pensent que le XXIe siècle ne verra pas sa fin.


D’où la frilosité par rapport à la paternité comme l’aborde Benoît Mariage dans « Cow-boy » ?

J’en parlais hier avec un copain. Tu vas léguer quoi à tes mômes ?! Il faut vraiment prendre les choses sérieusement, sinon cela va être affreux ! La situation mondiale est oppressante.


La fiction serait-elle un refuge ?

Non, je ne pense pas. Je viens de fêter mes 43 ans mais je suis le plus jeune « soixantenaire » d’Europe. Je me sens trop âgé dans ma tête. J’ai l’impression d’avoir perdu une forme d’enthousiasme. J’étais beaucoup plus innocent au début. Là, je me sens horriblement vieux. Dans le métier, dans ma vie. A cause de périodes difficiles que j’ai traversées. Et la crise de la quarantaine, sans doute. C’est la connaissance qui te meurtrit. Je connais le revers des cartes du métier et cela enlève énormément au côté enfantin. Je donne toujours l’exemple du Festival de Cannes. J’en rêvais, j’adorais les paillettes, le strass. En participant au jury, j’ai vu comment cela fonctionnait et une part de magie s’est évanouie. Idem pour les films. J’en ai fait tellement cette année.


Pourquoi cette boulimie ?

Non, non. C’est un concours de circonstances. Des dates de tournage qui ont changé. Faire un film, c’est comme faire un enfant. Au moment où tu le conçois, tu es amoureux de la personne avec qui tu es mais au moment où il vient au monde, pas sûr que tu aimes toujours cette personne. Pour un acteur « bankable », c’est pareil. D’autant que les gens ont de moins en moins de courage, d’avis, de compétence dans ce métier. J’ai l’impression de vivre une époque de frilosité de l’opinion, du goût, de l’intelligence. Qu’est-ce que le cinéma sinon une émotion qu’on transmet à l’autre ? Or, je vois de plus en plus de producteurs – je ne parle pas des petits indépendants qui eux fonctionnent au vrai coup de cœur – qui veulent faire des coups. Ils se réfugient derrière ton nom. Je refuse. C’est pourquoi je ne fais plus Cinéman, de Yann Moix. L’idée était géniale mais je n’ai pas été convaincu par le scénario.


A quel moment avez-vous ressenti que vous deveniez un « bon coup » ?

A partir du succès de Podium. Même mon agent ne prend plus de décision réelle. Elle attend mon avis et renchérit. Les décisionnaires testent les projets sur les acteurs : si on dit oui, ils y vont. Du coup, c’est toi qui deviens responsable.


Si on prend « Astérix » ?

Que je sois dedans ou pas, c’était pareil. Le rôle avait été écrit pour moi. Mais je savais que si je disais non, n’importe qui aurait pris ma place. C’est un rôle en or. Cela dit, je ne la souhaite à personne, cette place ! Ce fut un tournage très difficile. J’ai eu affaire à des gens qui étaient très prudents mais pas très courageux face au « tout à l’ego ». Tu tombes sur des gens à l’ego démesuré et si tu n’as pas de courage, tu deviens aussi coupable qu’eux de leur comportement. Il y a des choses qui, humainement, ne se font pas. Au XIXe siècle, quelqu’un avait déjà dit : « Notre époque fait de plus en plus preuve de prudence et de moins en moins de courage. » Le cinéma se résume à ça aujourd’hui.


Avec cette lucidité, comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

On va dire que je deviens aigri. Faux. Mais tu ne peux pas être lucide dans ce métier. On va plutôt te demander une forme de bêtise. On préfère qu’un acteur soit un crétin. Plus tu es con et plus tu as facile. Moi, par exemple, quand je joue, je joue premier degré. Comme un idiot. Je ressens les émotions qu’on me dit de jouer. Mais dès que tu deviens lucide sur le système, on te traite de fou.


C’est ce qui se dit de vous ?

Oui. On se méfie de moi parce que je suis dur. Mais je suis dur car il y a une exigence à avoir dans le travail. Je ne veux pas faire de la soupe. D’autant que je monte au front. Sur Astérix, sur Les deux mondes, sur Cow-boy. D’où une exigence non pas par rapport à mon ego mais par respect pour les spectateurs. Quand tu travailles avec Benoît Mariage, c’est un bonheur : on est tellement amis, on se connaît tellement bien qu’on peut changer une scène le matin même pour ne pas se répéter, aller plus loin, être plus forts. Certains réalisateurs ne peuvent pas imaginer ça. Tu as beau leur dire que la scène ne fonctionne pas, ils ne décollent pas de ce qui est écrit.

Cette année, avec Benoît Mariage, Daniel Cohen, mais aussi sur Astérix, j’ai vraiment eu la sensation de faire mon métier. Astérix, ce fut très dur et je ne m’attendais pas à ce que ce le soit autant. Je joue le méchant, celui qui veut gagner les jeux olympiques pour épouser la princesse. Mais c’est un film pour les mômes. Donc il faut faire un peu peur mais pas trop, et être ridicule tout le temps. Faire peur mais aussi faire rire. Cet équilibre est difficile.

Mais je pense que ma place est plus dans le cinéma belge. Je me sens mieux à tourner un film avec Benoît Mariage, même avec de moindres moyens et un salaire moindre, que d’aller faire d’énormes machines où je ne me retrouve pas. Quand je fais Astérix, je sais vers quoi je vais. On se doute bien qu’on ne va pas se demander quel est le sens profond de la phrase de Brutus. C’est de l’efficacité au service d’un grand divertissement populaire. Ce qui est plus difficile, c’est d’être impliqué dans des films qui jouent sur les deux tableaux, style « films intelligents, drôles, sensibles » mais qui n’ont rien à dire. Je ne veux plus faire des films qui n’ont rien à dire.


Cela veut-il dire qu’enfin, vous allez réaliser votre propre film promis depuis quatre ans ?

Oui. C’est décidé. J’ai beaucoup travaillé sur mon scénario. J’ai mon acteur principal, donc je ne peux pas le faire attendre deux ans. Je dois tourner à l’été 2008. Mais je veux le faire comme je le fais avec Benoît, en prenant le temps et en réfléchissant. Ça parlera du travail, du chômage mais pas de manière sinistre. Ce sera une comédie, l’anti-Rosetta. J’ai besoin de montrer que la Belgique est belle. Je vais aller tourner en Gaume. C’est une des plus belles régions de notre pays. Je veux une vie de village. Une usine artisanale de saucisson. Car le saucisson gaumais est mon préféré ! On parle toujours de la bière belge, jamais du saucisson ! Je veux montrer qu’on a un pays magnifique et un saucisson formidable.


Vous pourriez fêter vos vingt ans de carrière car « Pas de C4 pour Daniel Daniel » date de 1987…

Vingt ans que je mets ma gueule sur les écrans ! Car faire du cinéma, c’est un grand mot. Jean Rochefort m’a appelé à un moment où je n’étais vraiment pas bien et il m’a dit : « J’ai eu ça à votre âge. Je suis allé dans le mur. Pour en sortir, je me suis trouvé une autre passion, les chevaux. Il vous faut une autre passion. Sinon vous allez capoter. » C’est très bienveillant de sa part. Or, la bienveillance est beaucoup moins courante que les commérages, dans ce métier.


Avez-vous trouvé ?

Je cherche. J’ai recommencé à dessiner. Je vais nettoyer tout ce qui est de l’ordre du parasite, de l’orgueil. Le cinéma est un milieu où tu peux rester dedans les yeux fermés. J’adore tourner. Mon cœur démarre quand j’entends « moteur ». Mais il y a tellement de choses autour qui flattent l’acteur et le tiennent en veilleuse. Et tu te fais prendre dans cette léthargie de l’ego.


Comment envisagez-vous le futur ?

Pour l’instant, je ne veux plus bouger de la Belgique. Il y a un potentiel ici. Je vais me battre. Cela va être plus difficile pour moi. Je ne veux plus un film de plus uniquement pour gagner de l’argent. Je bougerai si c’est génial. Un réalisateur m’a proposé de jouer de Gaulle jeune, un autre Offenbach. Ça m’intrigue, c’est gonflé… Belles gageures. Je crois avoir la lucidité au bon moment. Le public le sent. Je ne veux pas devenir Gérard Depardieu. Je ne veux pas avoir sa détresse. C’est un acteur immense mais sa détresse est infinie. Il pleure comme un enfant. Il peut être immonde et craquant d’humanité. Mais il est allé trop loin. Il ne peut plus faire marche arrière. Sa seule arme aujourd’hui, c’est le cynisme. Je ne veux pas de ce cynisme car c’est le découragement, c’est la fin.

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MessageSujet: Re: ARTICLES DIVERS ET....... VARIES.   Dim 23 Déc 2007 - 22:23

Poelvoorde tombe le masque FABIENNE BRADFER

vendredi 28 septembre 2007, 07:09


« Je me sens mieux à tourner un film avec Benoît Mariage, même avec de moindres moyens et un salaire moindre, que d’aller faire d’énormes machines où je ne me retrouve pas. » Photo Belga Films.


---- "Je pense que je n'ai pas encore parlé de moi"
---- "Benoît Mariage est un contemplatif"
---- "L'égoïste romantique"

ECOUTER ICI
Arrow Arrow http://www.lesoir.be/culture/cinema/cinema-cow-boy-ouvre-le-2007-09-28-552088.shtml#_start Wink


C'EST UN BENOÎT POELVOORDE en pleine crise de la quarantaine qui nous accorde une interview-confession, limite séance psy : « Je suis allé droit dans le mur. J'ai 43 ans et je me sens vieux. Dans mon métier et dans ma vie. »
Les plus: une sélection de vidéos "Poelvoordiennes"
« Je me sens mieux à tourner un film avec Benoît Mariage, même avec de moindres moyens et un salaire moindre, que d’aller faire d’énormes machines où je ne me retrouve pas. » Photo Belga Films.

Il est trop tôt pour se dire qu'il est trop tard pour être heureux. » Paroles du générique de fin de Cow-boy, du Namurois Benoît Mariage, présenté ce soir en ouverture du Festival de Namur. A l'écran, Benoît Poelvoorde, Julie Depardieu, Gilbert Melki, Bouli Lanners, François Damiens et des gueules inoubliables. Pour un film ironique, pathétique, fragile, faisant le portrait d'un homme en crise, Daniel Piron, journaliste has been qui veut retrouver les protagonistes d'une prise d'otages pour faire un film sur l'évolution de la société. Namur s'apprête à fêter le cinéma francophone sous toutes les bannières durant une semaine et va craquer pour un cow-boy qui doit se cogner à ses propres limites pour retrouver l'estime de soi. Car cela commence par la reconnaissance de ses échecs.

« J'ai fait quatre films cette année. J'ai bien travaillé sur chaque. Je devrais être heureux, épanoui. Or, pour des raisons personnelles, je me suis rendu compte que j'avais quand même été droit dans le mur », nous confie Benoît dans une interview exclusive. Outre Cow-boy, produit par Dominique Janne, il est attendu dans Les deux mondes, de Daniel Cohen, Les randonneurs 2, de Philippe Harel, et, en janvier, dans Astérix aux jeux olympiques, de Frédéric Forestier. « Dieu sait si j'avais juré que jamais je n'irais dans le mur. Mais tu ne te vois pas y aller. Tu fonces. Et cela n'a rien à voir avec la réussite sociale, ni le confort. D'un coup, tu es dans le mur, tu t'aperçois que ta vie a basculé et il est trop tard. S'il y en avait bien un qui bramait qu'il faut savoir pourquoi on fait les films ! Je me suis quand même gaufré en mettant tellement de barrières autour de moi. Le cinéma a pris le dessus sur ma vie et je me suis retrouvé tout nu avec plus rien d'autre que mes larmes pour pleurer. C'est la chanson de Souchon, “Ultramoderne solitude”. » Il ajoute : « Pour le film de Benoît, j'ai rencontré le vrai Daniel Piron. A la projection du film, il hurlait :

“Nous sommes tous des Daniel Piron”. Il a raison. On a tous en nous ce moment d'envie d'aller au-delà. Moi aussi. Peut-être vais-je me retrouver face à la reconnaissance de mes échecs en tournant mon propre film l'été prochain. Car Cow-boy, ce n'est pas tant l'histoire fictionnalisée de Michel Strée. C'est surtout l'histoire d'un homme confronté à ses limites. Tu peux avoir une telle arrogance de tes ambitions que tu finis par t'aveugler. On a tous ça en nous. C'est pourquoi je pense que Cow-boy parle à tout le monde. »

Benoît nous reçoit sur ses terres en bord de Meuse. Ce soir, il sera sur scène pour présenter Cow-boy avec toute l'équipe. Un film qui le touche particulièrement. Parce qu'il l'a tourné avec son ami Benoît Mariage. Parce qu'aussi, il y parle beaucoup de lui. « Je ne le savais pas en tournant le film. Tout allait bien pour moi. J'avais accepté Cow-boy plus par amitié que par défi ou nécessité. A la première version du scénario, j'ai cru qu'on allait faire quelque chose de super drôle. Au fur et à mesure qu'on avançait, on faisait un film plus fort car plus humain. A la fin, j'étais content mais pas avec l'impression d'avoir fait un vrai travail sur moi. Après ça, j'ai enchaîné trois autres films, j'ai eu des difficultés dans ma vie. En voyant Cow-boy, j'ai su qu'inconsciemment, j'avais parlé de moi. A la première vision, j'ai pleuré une demi-heure. Tout à coup, j'avais devant moi le constat dramatique de ma vie. »

Ce soir, le public verra un Benoît Poelvoorde à un tournant de sa carrière. Un artiste cherchant à se recentrer sur l'essentiel. Cela rejaillira sur ses choix à venir. Preuves immédiates : il a refusé de faire Cinéman, de Yann Moix, et il promet de tourner son propre film. Une comédie pour montrer combien la Belgique est belle.

Infos : 081-24.12.36 ou www.fiff.be

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