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 LE BOULET

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BENGI*
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MessageSujet: LE BOULET   Ven 23 Fév 2007 - 21:57



ENTREVUE EXCLUSIVE
INTERVIEW BENOIT POELVOORDE.


Benoit Poelvoorde, un Boulet ? Ne pas se fier au surnom de son personnage dans le film d'Alain Berbérian et Frédéric Forestier. L'acteur le plus célèbre de Belgique fait preuve une fois de plus de son immense talent, dynamite un film au scénario laborieux.

Une nouvelle preuve après "Les portes de la Gloire" que cette homme-là possède un charisme et une puissance comique sans équivalent, capable de transcender et transformer un film très moyen en long-métrage hilarant. Rencontre avec, il faut bien l'avouer, l'un des acteurs préférés de la rédac' ...


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Après plusieurs "petits" films ("Les portes de la gloire", "C'est arrivé près de chez vous" ...), "Le Boulet" est votre premier rôle dans une super-production...

Benoit Poelvoorde : j'étais étonné qu'on me le propose. Ca sentait le gros film très cher dans lequel il allait y avoir des grosses pointures.

J'ai même eu une angoisse par rapport à ça. Un grenre cinématographique que je ne connais pas. Après, comme on a travaille en amont, mon angoisse est allée..crescendo ! (rires) Sérieusement, ce genre de film répond à des critères de cinéma très particuliers qu'il faut jouer de façon très particulière et comme dirait un comédien chevronné, il faut trouver la musique qui va avec l'instrument.

Et comme je suis un petit instrument au sein d'un gros orchestre, je devrais jouer un peu fort .Moi qui ai participé au plus petit budget du cinéma belge ("C'est arrivé près de chez vous"), je suis désormais le belge qui a joué dans la plus grosse production française - avec un belge, j'entends ! Tout ça pour dire que c'est la première fois que je fais un rôle bien payé (rires).

Comment devient-on Le Boulet ?

Benoit Poelvoorde : j'étais sur le tournage des Portes de la gloire produit par Frédérique Dumas, laquelle m'a donné un scénario que lui avait remis Thomas Langmann au hasard d'une rencontre dans le Thalys. Thomas lui avait dit : "il ne lira sans doute pas mais donne lui toujours .Si c'est toi qui lui remet en main propre." A la fin du tournage des "Portes de la gloire" je l'ai lu et appelé tout de suite pour lui dire que je trouvais le script très drôle. Lui et Berberian n'en revenaient pas : je sais car je les ai entendus hurler comme des gorets (rires). Je savais surtout que j'avais mis le pied dans un engrenage maudit.

Saviez-vous qui jouerait Moltès ?

Benoit Poelvoorde : non, je ne savais même pas quel rôle allait m'être confié. J'aurais pu par déduction : ce n'était pas le méchant, le Turc, n'ayant justement pas les attributs d'un Turc ; je me doutais bien que je ne correspondais pas non plus au costaud qui distribue des gifles. Il ne me restait plus que le boulet, à moins que Thomas Langmann eût la grossierté de m'offrir le rôle de Jean Benguigui...

Suite à vos précédents film où vos personnages étaient charismatiques et tenaient une place de choix, vous avez travaillé en tandem...

Benoit Poelvoorde : un tandem est comparable comme une cession de jazz (j'en ai fait dix ans : saxo alto et contrebasse), on a du plaisir a jouer que si les musiciens sont dans le même rythme que vous. Sur un plateau de cinéma, c'est la même chose : le rythme est donné par les deux ou trois acteurs selon que c'est une petite ou une grosse cession. Et Gerard Lanvin a un swing naturel. C'était comme un professeur :il tempérait mon jeu, me renvoyait la balle ..

Ce n'est qu'en répétant avec lui que mon jeu prenait forme : Gérard ne se remplace pas, il faut que ce soit lui qui donne la réplique. Sinon , les répétitions ne servent à rien. Même constat avec José (Garcia - NDLR). De Niro (je connais très bien Bob) a dit qu'il devait être devant l'obstacle pour commencer à trouver des solutions. C'est exactement ça: on a commencé à jouer des trucs,on se dit que ça va pas être possible .Car parfois, il y a "over-simulation" chez le comédien : il doit faire passer trois infos et trois actions en même temps. Et l'avantage avec Gérard, c'est qu'il a un truc naturel qui fait sauter les obstacles. Il met à l'aise.

A part le cachet, quels changements avez-vous perçu ?

Benoit Poelvoorde : le stress, incontestablement. Ca peut paraître paradoxal, mais au sein d'une telle entreprise, il existe moins de libertés. Les gens savent exactement ce qu'ils veulent. Normal : ceux qui ont mis de l'argent veulent voir le résultat de ce qu'ils ont rêvé. Il y a donc moins de latitude pour improviser. Mais c'est normal. Et comme j'ai rencontré des interlocuteurs intelligents, j'ai compris qu'ils ne voulaient que le bien du film : ils étaient très à l'écoute de mes avis et moi des leurs.

Reggio est un type de personnage que vous n'avez encore jamais joué. Quel était le plus difficile ?

Benoit Poelvoorde : il fallait le jouer au dessus, surjouer au poil. Or ,n'étant pas le prototype de la finesse, il ne faut pas me pousser pour jouer au-dessus. Et c'était ça le plus dur :trouver l'équilibre. Car les situations sont écrites de telle manière qu'il faut un tantinet les exagérer, sinon ça paraît fade. C'est taillé pour faire rire. J'avais même peur d'être too much. Imaginez que moi, Benoît Poelvoorde, on me demandait parfois de refaire une prise parce que j'étais trop réaliste !

Vous avez un peu réécrit vos dialogues ...

Benoit Poelvoorde : oui, avec Gérard et José aussi. Juste ce qu'il faut pour que ce soit à notre main. Mais en aucun cas, on a touché à la structure de scénario qui est calibré de façon à ce que tout s'enchaîne. Mais pour revenir à la problématique du jeu, il fallait faire un personnage plausible et en même temps dans les rouages de la comédie d'action. C'est comme Pierre Richard ! Le génie de ce mec ou de Louis de Funès, c'est que quand vous les voyez sur un écran, vous ne savez pas si leurs personnages peuvent exister en vrai, mais vous vous en fichez complètement car ils sont crédibles au sein d'une comédie.

Avez vous pris du muscle ou perdu du poids après ce tournage très physique ?

Benoit Poelvoorde : voulez-vous que nous abordions les problèmes de poids de José Garcia ? Est-ce là l'angle que vous voulez attaquer ? Non , mais vous rigolez ? Evidemment que je n'ai pas pris de muscle ! C'est l'inverse ! José et Gérard allaient tous les jours s'entraîner, tandis que moi je mangeais comme un chancre. L'alimentation au Maroc n'étant pas mon alimentation traditionnelle, je me suis rué sur les sucreries et choses grasses.

Le Boulet est votre premier film comportant des scènes d'action...

Benoit Poelvoorde : les scènes d'action demandent une grande exigence. La scène finale représente neuf jours de tournage. Ce qui signifie que pendant neuf jours je hurle : "attention ! Fous lui dans la gueule". C'est la seule réplique que j'ai dans cette scène. Et pour ce genre de choses, faut avoir de l'énergie ! Moi, je suis plutôt un acteur de la deuxième prise : la première, tu déconnes, elle est pas bonne ; la seconde, tu te concentres un peu et c'est bon, après tu feras différent mais pas mieux. Là ,dans la scène de flingage, c'est cinquante prises le premier jour, cinquante le deuxième etc...Si je n'ai pas fait la prise de catch 150 fois, je ne l'ai pas fait une fois !

Ce que côté répétitif ne vous a pas donné envie de ne plus faire de films au budget conséquent ?

Benoit Poelvoorde : au contraire. J'ai beaucoup apprécié l'accueil dans les hôtels, les cantines..Ah ! les restaurants, je ne parle pas du Maroc hein, mais de Paris. Ca va me manquer : ces buffets, cette profusion de mets .Et puis on est bien reçu, on a de beaux vêtements. Si le film marche ,je continuerais de bien manger, bien m'habiller et on me vouvoiera dans les hôtels. Si le film se gaufre, je retourne au super 16 et fissa !! (rires)

C'est faux, car en ce moment, vous développez un projet comme réalisateur ...

Benoit Poelvoorde : on a abordé le budget, et ça ne sent pas le gros pognon. L'envie de réaliser m'est venue après "Les portes de la gloire" : une espèce de frustration à co-écrire, savoir ce qu'on veut voir et ne pas l'avoir.

Sans prétention aucune : on a envie de tout faire soi-même. Sans compter qu'on finit par avoir un certain poids et on nous demande toujours notre avis. Et à force de le donner, on s'implique et on veut aller jusqu'au bout...

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MessageSujet: Re: LE BOULET   Ven 23 Fév 2007 - 22:05



TOURNAGE

Le film a été tournée à Paris et au Maroc. Le boulet est surtout et avant tout un film de producteur.

Le fils de Claude Berri rentre dans la cour des grands en misant 177 million de francs (le budget du film). Un record.

L'idée du Boulet est née dans la tête du producteur, alors que ce dernier regardait le Paris-Dakar. Langmann a d'abord songé à une course-poursuite entre un maton et trois frères déjantés, qui se sont par la suite fondus en un seul : Moltès (Gérard Lanvin) un dur de dur à la mode des années soixante-dix. C'est sous le pseudonyme de Matt Alexander qu'officie depuis douze ans un duo inséparable de scénaristes, à qui a été confié celui du Boulet.

Matt Alexander avait rencontré Thomas Langmann à propos de son projet sur Fantomas (qui sera finalement tourné à partir de décembre 2002 avec Jean Reno)..

Le jeune producteur qui avait déjà écrit une première version du scénario du Boulet avec Dominique Mezerette, a finalement décidé de leur en confier la réécriture. Langamann a voulu réunir le duo Gérard Lanvin/Benoît Poelvoorde. Un duo placé sous de nombreuses références. En vrac : La Chèvre, La Grande Vadrouille sans omettre Les Visiteurs.

N'hésitant pas à multiplier les talents, Thomas Langmann a engagé deux réalisateurs. Alain Berberian s'est chargé de la partie tournée en premier au Maroc. Frédéric Forestier s'est ensuite occupé des scènes d'action et de comédie, à Paris.

DES EFFETS SPECIAUX IMPRESSIONNANTS



Pour le Boulet, on peut distinguer deux types d'effets spéciaux.

Une catégorie classique, et la séquence pour laquelle la société l'E.S.T (Etude et Supervision des Trucages) a été contactée en premier lieu, car elle nécessitait à l'évidence une longue préparation en amont : la Grande Roue de la Concorde. La Grande Roue était pour Thomas Langmann un moment clé du film. Une séquence de deux minutes qui compte 150 plans avec 70 trucages.

La conception générale du producteur a été clairement définie dès le départ : Moltès est poursuivi à moto par le policier Youssouf (Djimoun Younsou, vu notamment dans Amistad de Steven Spielberg et Gladiator de Ridley Scott avec Russell Crowe) ; il lance sa voiture sur un tremplin, prend son envol, passe à travers la roue et l'accroche, la structure se déglingue, la roue s'effondre, poursuivant sa course à travers le jardin des Tuileries, écrasant tout sur son passage tel Godzilla.

Tel était le principe de base. Dans le détail, l'équipe des effets spéciaux a travaaillé sur plusieurs versions avec Frédéric Forestier (le deuxième réalisateur avec Alain Berbérian).

L'équipe de l'E.S.T a examiné, réfléchi et chiffré les possibilités avant d'aboutir à cette version. Le but n'étant pas de raconter seulement l'histoire d'un manège géant qui se détache et se brise, mais celle d'une poursuite. La Grande Roue est un " accessoire " de cette poursuite, elle a une fonction narrative : c'est un des instruments pour lesquels le conflit, la rivalité entre les deux hommes s'exerce. La séquence définit également le ton du film : l'équipe ne voulait pas se prendre trop au sérieux, tout en frôlant les limites du crédible et en restant totalement photo-réaliste.

C'était d'ailleurs pour l'équipe des effets spéciaux la difficulté majeure de cet épisode : comment animer cette Grande Roue en faisant en sorte qu'aucun élément visuel n'altère le photo-réalisme de l'image ? En général dans ce genre de séquence est située la nuit pour simplifier les effets. Le fait qu'elle se déroule en plein jour constituait un défi supplémentaire, la moindre erreur sautant aux yeux. En outre il a fallu ajouter des reflets, des ombres . Une fois cette version retenue, l'équipe a réfléchi à sa mise en oeuvre.

Deux options se présentaient : l'option maquette et l'option image de synthèse. Finalement les gros plans ont été filmé sur maquette et les plans plus larges avec une action plus complexe ont été réalisés en image de synthèse. La maquette peut avoir un rendu très réaliste à condition de choisir la bonne échelle. En revanche, faire accomplir à une maquette un action complexe un plan large st un peu plus délicat et plus cher.

UN TEMPS DE TOURNAGE LIMITE

Autre problème majeur : le temps de tournage était sévèrement compté. L'équipe ne pouvait pas tourner plus de quatre jours dans le Jardin des Tuileries et plus de deux jours sur la Concorde, avec obligation de restituer le décor à midi pour la circulation.

Une énorme contrainte, d'autant qu'Alain Berbérian et Frédéric Forestier ont tourné au mois d'août et qu'il ne faisait pas toujours beau.

La production a donc décidé de filmer aux Tuileries ce qui était indispensable, c'est-à-dire les plans de grand ensemble où l'on voit la totalité du site et de continuer les extérieurs à la Ferté-Alais après avoir amené du sable de la couleur appropriée, et y a voir reconstitué un bassin et des statues de Tuileries. Le tournage en prise de vues réelles de cette séquence a représenté quasiment un mois de travail.

Pour la première fois l'équipe de l'E.S.T a travaillé avec les Versaillais, une équipe qui réalise des trucagtes à la prise de vue, déjà à l'origine des effets spéciaux du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Vidocq et du Pacte des loups. Les Versaillais ont pris en charge tous les effets pyrotechniques et mécaniques.

Un groupe qui se positionne clairement sur le "haut de gamme". Ils ont ainsi construit à l'échelle ¼ une maquette de la grande Roue qui mesurait pas moins de neuf mètres. Ils ont également fabriqué à la même échelle, une centaine de cabines destinées à être écrasées sous le poids de la roue ou devant un fond vert, à l'aide d'une machine de leur cru. Les envols de voitures ont été filmés en vrai, ainsi que les envols et les réceptions de motos, certains sur fond de ciel, certains sur fond vert.

Précision importante : l'E.S.T était sur le Boulet, coordinateur et organisateur.

Les trucages numériques de la Grande Roue ont été exécutés par Mikros Image, qui dispose d'une des meilleures équipes de 3 D à Paris. Pour ce genre de travail, il faut une infrastructure lourde, en pointe sur la plan recherche et développement, comme il n'en existe que trois ou quatre.

L'équipe de l'E.S.T avait déjà avec eux une collaboration bien installée, qui remonte aux Rivières Pourpres de Mathieu Kassovitz. Par ailleurs, l'équipe de l'E.S.T a réalisé en interne divers trucages dans leur petit atelier de fabrication. Au final, on obtient le rapport maquette/images de synthèse suivant : 2/3 d'images de synthèse pour 1/3 de maquette.

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MessageSujet: Re: LE BOULET   Ven 23 Fév 2007 - 22:07



CRITIQUE


L'EMMERDEUR

Fils de Claude Berri, Thomas Langmann a voulu de toute évidence avec ce boulet redonner le goût du cinéma populaire à la française dont la réputation survit à toutes les époques (La chèvre, Les Tontons flingueurs).

Les ingrédients sont connus : des scènes spectaculaires, des paysages exotiques, des acteurs en verve .

Aucun ne manque dans "Le Boulet".

Mais suite au générique stylisé et alléchant, le film ne cesse de décevoir : les coutures du scénario craques et demeurent trop visibles, les effets spéciaux s'avèrent un peu gratuits. La faute à une abondance de référence qui ne permettent pas au film de décoller : un duo antinomique si cher à Francis Veber ("La chèvre", "L'emmerdeur"), le dépaysement du cinéma d'aventures. Un doigt de poursuite à la "Taxi" et un épilogue avec des simili-"Yamakasi" pour attirer le public jeune en période de vacances scolaire.

Car le producteur ratisse large, de 7 à 77 ans comme le veut la formule. Mais malgré tous ces moyens mis en couvre le film reste au raz des pâquerettes.

Comment ne pas également émettre des réserves en ce qui concerne la vision plus que douteuse des étrangers (décidément maltraités après "le Raid" de Djamel Bensalah) : l'excellente Rossy De Palma est affublée du surnom "Conchita" par un José Garcia macho et les berbères sont présentés comme hommes inhospitaliers, avides d'argent. On a vu mieux comme image du Maroc.

Sans omettre l'absence totale d'enjeu qui retire tout intérêt à l'histoire : au bout d'une demi-heure, le spectateur sait où est situé le fameux billet de loto tant convoité. Quel intérêt dès lors à nous balader dans des paysages exotiques ?

Et la double réalisation par Alain Berbérian et Frédéric Forestier nuit à l'ensemble : le manque de cohésion apparaît évident. Les raccords entre les scènes d'action, confiées à Frédéric Forestier, et celles de comédie pure, placées sous la tutelle d'Alain Berbérian, sont plus que limites. L'ensemble manque profondément d'homogénéité.

Heureusement, Benoît Poelvoorde, entouré de deux partenaires de choix en la personne de José Garcia et Gérard Lanvin, crève une fois de plus l'écran. Son phrasé inimitable, ses grimaces hilarantes, son charisme en font un acteur de première classe, qui sauve un film de la catastrophe. Est-il utile de souligner encore le génie de cet acteur définitivement hors-norme ?

Le couple qu'il forme Gérard Lanvin est on ne peut plus idéal, dans la grande tradition des duos comiques ("La Grande Vadrouille"). A l'instar du duo Clavier et Depardieu, il y a fort à parier que l'on retrouvera les complices très prochainement dans un nouveau film, tant le duo fonctionne à merveille.

Si certaines scènes resteront dans les annales (la poursuite en voiture avec la chute d'une grande roue, s'avère impressionnante et inédite dans l'histoire du cinéma français de part son gigantisme), l'ensemble pêche par son parcours balisé, ses gags téléphonés dont on ne sort que grâce au jeu des acteurs (mention spéciale au passage au roquet énervé hilarant, José Garcia).

Les fans de l'acteur de "la Vérité si je mens !" et de Benoit Poelvoorde (dont nous faisons parti) savoureront leurs numéros d'acteurs formidables.

Les autres se contenteront d'un divertissement à l'humour lourdingue et aux scénario laborieux.

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