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 LE PARISIEN.

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BENGI*
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MessageSujet: LE PARISIEN.   Sam 24 Nov 2007 - 3:15


SAMEDI 24 NOV. 07.



FLORENCE NAROZNY.


Benoît Poelvoorde : « Le public m'a sauvé la vie »
Propos recueillis par Hubert Lizé





Depuis un an et demi, l'acteur belge traverse une grave dépression, alors qu'il accumule les succès. A l'affiche de « Cowboy » le 5 décembre, on le verra dès mercredi dans « les Deux Mondes ». Au Festival d'Auxerre, il s'est confié à notre journal.

Depuis le Festival musique et cinéma d'Auxerre, où il a obtenu hier soir le prix d'interprétation masculine pour le très beau film « Cowboy » (qui sortira le 5 décembre dans les salles), Benoît Poelvoorde s'est confié sur la dépression nerveuse qu'il traverse depuis un an et demi et qui l'a conduit au bord du précipice. A 43 ans, l'acteur belge, qu'on verra dès mercredi à l'affiche d'une comédie rigolote intitulée « les Deux mondes » ; puis, en janvier dans la superproduction « Astérix aux Jeux olympiques », et, en avril dans « les Randonneurs à Saint-Tropez », dit éprouver le besoin de s'éloigner du cinéma pour se reconstruire. Il en parle avec une bouleversante sincérité.


Entretien.

On a senti beaucoup d'affection et d'admiration de la part du public à l'issue de la projection vendredi de « Cowboy », le film de votre ami belge, Benoît Mariage. Ces témoignages chaleureux vous sont-ils d'un quelconque secours en ce moment ?

Benoît Poelvoorde. Le public m'a sauvé la vie un nombre incalculable de fois. Je suis d'une nature angoissée, et depuis qu'on sait que je suis en dépression nerveuse, ces témoignages sont encore plus forts. Je reçois un courrier hallucinant. Les gens cherchent à m'aider, ils m'invitent à venir me ressourcer chez eux. Il y a quelque temps, j'ai dû être hospitalisé pour subir un traitement assez sévère. En voyant tous les médicaments que j'avais à prendre, la pharmacienne m'a regardé dans les yeux et m'a dit : « Vous savez, on vous aime beaucoup. » Ça va paraître démagogique, mais j'ai l'impression qu'il y a un bon dieu pour mettre des gens sur ma route qui me donnent de l'amour quand j'en ai vraiment le plus besoin.

Evoquer votre dépression publiquement a-t-il été une épreuve ?

Après l'émission télévisée où j'ai dû dire à voix haute que j'étais dépressif (NDLR : « T'empêches tout le monde de dormir » de Marc-Olivier Fogiel, le 13 novembre), je me suis senti très malheureux car je déteste la sensiblerie, le côté voyeurisme de la douleur. Et en même temps, je ne pouvais pas m'empêcher d'en parler car ça fait partie de moi. Le lendemain, j'ai croisé dans la rue quelqu'un qui affronte cette maladie et qui m'a dit merci. Je ne veux pas être en quoi que ce soit un porte-parole, mais c'est une manière de montrer que la dépression, ça vous tombe dessus comme un couperet, quelle que soit votre réussite financière et professionnelle. Tu touches les gens en disant que tu es fragile et que cette fragilité elle est dans ton corps, dans ton enfance, dans les choses que tu traverses. Et tout à coup, il est temps de s'arrêter pour faire un point.

« Le cinéma ne peut pas être toute ma vie »

Un homme qui perd pied, c'est un peu l'histoire du personnage (Daniel) que vous interprétez dans « Cowboy » ?

Oui, Daniel est un homme qui s'effondre et qui, à la fin, en chantant dans une chorale, va se réconcilier pour la première fois avec les êtres humains. Chaque fois que je vois le film, j'ai le coeur déchiré et je me dis que j'y suis pas encore arrivé, moi, au stade de la chorale. Car avec la dépression, plus on s'enferme, plus on a l'impression qu'on trouvera la solution dans la solitude et dans notre propre douleur.

Est-ce que le fait d'avoir beaucoup tourné a pu affecter votre santé ?

Oui, j'ai fait trop de films. Or, le cinéma vous déresponsabilise, il fait de vous une sorte d'enfant gâté, et vous en paierez toujours les conséquences. A un moment, vous ne vous rendez plus compte du prix du pain, vous ne vous rendez plus compte que d'autres gens souffrent. On vous fait croire que vous êtes sur un trône et vous imaginez que toute la vie peut être comme ça. Eh bien non ! Il faut vivre avec des gens normaux pour être normal.

Vous avez sérieusement pensé à arrêter ?

J'ai pensé à me calmer, et je vais le faire. Je pourrais comme Depardieu continuer à tourner, mais c'est le retour à la réalité qui est difficile. Le cinéma ne peut pas être toute ma vie.

Qu'est-ce que vous allez faire ?

Par respect pour les gens qui m'ont fait travailler, parce que c'est mon métier, je vais assurer la promotion des films que j'ai tournés, malgré la maladie. Mais ensuite, je compte partir seul. Je voyagerai dans ma voiture où j'ai installé une couette pour dormir. J'irai voir des choses belles, m'émerveiller et me ressourcer en rencontrant des gens qui ne me connaissent pas. J'ai aussi envie d'écrire un film sur la paresse, un projet que j'ai depuis longtemps. Quand je regarde mon petit chien Billy Bob qui se met à l'endroit où le soleil tape pour dormir, quand je le vois enthousiaste à son réveil, je suis fasciné. Je sais que ça fait un peu Belmondo et ses deux coquettes ou Drucker et Olga, mais ce petit chien, que j'ai pris il y a dix mois, c'est comme un compagnon dans ma dépression. Il me ramène à une simplicité que j'avais perdue. Il m'apporte énormément de bonheur.

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