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 DECOUVERTES INTERNET

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BENGI*
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MessageSujet: DECOUVERTES INTERNET   Ven 23 Juin 2006 - 18:44

Benoît Poelvoorde me plaît. 102

Il confirme ma théorie selon laquelle les hommes qui acceptent leurs fêlures avec pudeur sont des plus séduisants.
« Le boulet » le fait passer pour la mocheté de service, lui le grand blond très mince, avec des cuisses fines de grenouille, nez biscornu, grand front à la Mozart et l’air un peu bête face au tombeur de service, Gérard Lanvin, le beau brun baraqué et protecteur, le mauvais garçon dont les filles rêvent.
Au lieu de s’en plaindre, il en rit (« J’en ai pris des râteaux, une vraie cabane à jardin ! »), en joue, et incarne à merveille les rôles d’idiot pas avantagé qui se prend des gamelles.
Ce mois-ci, Psychologies Magazine lui accorde un entretien (fin des vacances, retour aux lectures plus sérieuses…) Et comme à chaque fois qu’on lui donne l’occasion de s’exprimer, Benoît Poelvoorde montre qu’il n’est pas qu’une allure à faire rire ou faire pitié.
Il évoque son rapport à l’humour, à l’amour, commence l’entretien avec sa carapace, dans son rôle d’amuseur, léger et conformiste. Puis on l’interroge sur son père, mort lorsqu’il avait 12 ans. On sent que le sujet est un verrou, dont la clé ouvre sur le Benoit Poelvoorde intime. Celui qui évoque ses peurs, ses angoisses à grandir, qui parle de sa mère comme un petit garçon amoureux. Celui qui vit en se demandant ce que c’est que mourir vraiment et qui n’a pas d’enfant, pour ne pas être père, sans que l’on sache si c’est un choix ou un blocage. On sent que ce rapport à la vie est terriblement complexe, bien loin du Ghislain Lambert aux jambes arquées qui tremble après une overdose de produits dopants (« Le vélo de Ghislain Lambert »). « L’humour sert à rendre la vie plus supportable », dit-il. On le croit sans aucun doute.
Cet homme est un clown au sens noble du terme, celui qui derrière le masque au sourire large cache une sensibilité intense et de vraies questions sur lui-même. En oubliant que ces fêlures qu’il porte dans une des poches de sa veste se laissent surprendre discrètement dans son regard inquiet.
Il sera l’un des acteurs principaux du film Entre ses mains d’Anne Fontaine. Un rôle que l’on annonce à contre-courant de ce qu’il a pu faire jusqu’à maintenant, plus grave et plus sobre. Peut-être enfin un film à la hauteur de ce que Benoît Poelvoorde retient d’intensité et de sensibilité.
Psychologies Magazine se demande ce que cet homme a de plus que les autres
et conclut en le définissant d’homme bon. Je crois qu’il est aussi un homme beau
........... adore
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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Ven 23 Juin 2006 - 22:29

moi aussi merci

_________________
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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Mar 1 Aoû 2006 - 18:25

coffee study coffee study

Wink Wink Wink Wink Wink Wink Wink Wink ....................................

AVANT DE COMMENCER JE SOLLICITE VOTRE INDULGENCE
AU CAS OU CERTAINS SUJETS FIGURERAIENT DEJA sorry merci53





C'est le 22 septembre 1964 que l'excellentissime Benoît Poelvoorde naquit au sein de la capitale Wallonne qu'est Namur (en Belgique). S'ensuivra alors le parcours d'un être hors du commun qui ne cherchait pour rien au monde à devenir cette personnalité incontournable aujourd'hui.



Ainsi, après une enfance marquée tout d'abord par le divorce de ses parents alors qu'il n'a que 5 ans et ensuite par le décès de son père alors qu'il n'a que 12 ans il grandira au coté d'une maman épicière qui lui laissera beaucoup de liberté. Elève dissipé, il n'attachera pas un grand amour aux études. C'est ainsi que très tôt, il se passionnera pour le théâtre et qu'à l'âge de 17 ans il quitte la maison familiale.



Le théâtre lui retournera assez vite la passion qu'il lui voue en le gratifiant de deux premiers prix d'interprétations pour "Rue de l'inquiétude" et "Règle du jeu". Pourtant, c'est vers une orientation totalement différente qu'il se dirige. C'est en effet pour le milieu de la publicité qu'il se prédestine grâce à sa formation de dessinateur pour enfant et celle de photographe.



Mais c'est là le parfait exemple d'un génie rattrapé par son destin, comme si la nature ne pouvait empêcher au talent qui sommeillait en lui de voir le jour. Il rencontre durant ses études Rémy Belvaux et André Bonzel avec qui il se lie d'amitié. De cette rencontre naîtra en 1988 un court métrage quasi inconnu "Pas de C4 pour Daniel-Daniel". Pourtant, c'est ce même trio qui en 1992 permettra la concrétisation du film "c'est arrivé prés de chez vous". Ce film constitue sans aucun doute le premier pas de la révélation Poelvoorde. C'est en effet grâce à sa personnalité et son humour utilisé de manière magistrale que ce film connaîtra un succès incontrôlable à travers les quatre coins de la planète pour enfin s'accaparer le titre de film culte. Pourtant, à l'origine, ce film n'a été réalisé qu'avec de très faibles budgets et sans aucune prétention. Ainsi, même les auteurs et l'intéressé ont été les premiers surpris du résultat. Quand on pense que le premier pas de Benoît au théâtre a été du par le remplacement d'un comédien accidenté ! Désolé pour le gars en question, mais merci !



Se succès lui vaudra une petite notoriété soudaine, mais c'est toujours en comité proche qu'il continuera la suite de ses aventures. Il monte aux coté de Bruno Belvaux et Jean Lambert une pièce de théâtre qu'ils nomment "Modèle déposé". Il s'agit d'un monologue qu'il jouera pendant six mois.



Canal + lui fait alors les yeux doux en 1996. Il signe un contrat pour une série de sketches télévisés. C'est ainsi que nos petits écrans ont d'abord accueillis "Jamais au grand jamais" écrit avec Pascal Lebrun avant de laisser la place à la série désopilante "les carnets de Monsieur Manatane". L'humour made in Poelvoorde se fortifie sans cesse davantage et commence à trouver son chemin. D'ailleurs, avec ces dernières capsules télévisées le nombre de fans de poelvoorde s'agrandit de manière considérable. Il faut dire que le fait que Benoît s'est trouvé lui-même derrière la plume pour cette série lui permet de trouver bien plus vite un style maîtrisé.



Pourtant Benoît Poelvoorde ne cherche pas à tout prix à rayonner sur tous les médias. Il continue en toute discrétion son petit bonhomme de chemin sans faire de grands ramdams médiatique. Il tourne en 1997 dans "les randonneurs" où il incarne un guide de montagne. Bien que plaisant, ce n'est pas dans ce film que son humour est le mieux exploité. Celui lui permet néanmoins de renouer avec le cinéma. C'est ainsi qu'après le court métrage "le signaleur " de Benoît Mariage il enchaîne en 1998 avec "les convoyeurs attendent". Ce film très belge apporte un nouveau genre et Benoît Poelvoorde s'y trouve très à l'aise. Il y travaille des expressions très personnelles et apporte indubitablement une plus value à ce film qui parvient à décrire de manière magistrale certains recoins de la personnalité humaine. On peut citer par exemple le thème de ce père de famille qui coincé au milieu d'un quartier pauvre rêve d'être quelqu'un par l'intermédiaire de son fils.



En 2000, il incarne un vendeur de porte à porte avec "les portes de la gloire". Son humour peine à percer à travers le scénario de ce film, mais il confirme cependant la direction que prenne les personnages de Benoît au cinéma. C'est-à-dire celui d'un type un peu paumé qui rêve de faire quelque chose de grandiose mais qui ne parvient jamais à ses fins. Une sorte d'anti-héros en quelque sorte. Cela se confirme en 2001 avec "le vélo de Ghislain Lambert" où ce cycliste né à quelques minutes de différence d'Eddy Merckx rêve lui aussi de gloire avant de devoir se résigner à ce qu'il est.



Cette notoriété grandissante n'est certainement pas étrangère à l'expérience qu'il a eue sur le tournage de la superproduction "le boulet". Il formera avec Gérard Lanvin un duo très original et fonctionnel qui permettra de sauver le film d'un scénario léger bien qu'original.

On le retrouve en 2004 au sein du film "Podium" dans lequel il incarne l'un des sosies de Claude François. Ce film a été écrit par Yann Moix qui a confié que ce projet n'aurait jamais vu le jour sans l'existence de Benoît. Il veut dire par là que le film a été spécialement écrit pour l'acteur belge jusqu'à la moindre virgule. Yann Moix a même publié un roman du même nom qui devait normalement voir le jour après le film mais faute de moyens c'est l'inverse qui s'est produit. Ce roman n'avait d'ailleurs à la base pas d'autres intentions que de convaincre Benoît. Yann exprime cela par ces mots: Pour être sûr qu'il accepte de le faire, j'ai écrit le roman, histoire d'aiguiser sa curiosité et son envie. C'est un peu tordu, mais c'est la genèse exacte. Je ne pouvais pas faire ce film sans lui et je ne voulais pas que quelqu'un d'autre le réalise à ma place."



Son actualité



2005

24 mars: Au sein de l'exposition "Made in Belgium" installé à Bruxelles; Benoît Poelvoorde a l'honneur de figurer parmi les artistes considérés comme représentatif de la Belgique.



2004

Posté le 21 Avril: Benoît Poelvoorde fera partie du jury du 57ème festival de Cannes qui se tiendra du 12 au 23 mai. Il sera présidé par Quentin Tarantino et sera notamment aux cotés d'Emmanuelle Béart pour assurer sa fonction.
Posté le 21 Avril: En Belgique, Benoît Poelvoorde et Philippe Geluck participent à une vente aux enchères qui profitera à l'association "Child Focus". Le premier à offert l'un des costume blanc que l'on a pu découvrir au début du film "podium" alors que le deuxième s'est séparé d'une planche originale de son célèbre chat. Tous les objets seront visible sur le site Internet de l'association. La vente aura lieu le 15 mai, mais l'opération débutera le 03 mai.
Posté le 19 Avril: Jamel Debbouze et Benoît Poelvoorde seront présent au Printemps de Bourges qui aura lieu du 20 au 25 avril. Le premier présentera son spectacle "Jamel 100 % Debbouze" alors que le deuxième animera un parcours en autobus.
Posté le 20 Mars: Benoît Poelvoorde devrait être présent lors des prochaines Francofolies qui se tiendront du 12 au 17 juillet. Il devrait être programmé au sein de "la salle de la coursive".
Posté le 12 Fév.:
Le 11 Février, Benoît Poelvoorde et "podium" ont réalisé le meilleur démarrage à Paris. Il devance ainsi le film Blueberry sorti également ce jour là. Voilà qui s'annonce prometteur pour un film qui fait quasi l'unanimité.
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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Mar 1 Aoû 2006 - 18:27

interview de Benoît Poelvoorde !


Acteur incontournable du paysage cinématographique français, randonneur, VRP, Cycliste, Boulet, fan de Cloclo ou vétérinaire assez étrange, les rôles de Benoît Poelvoorde sont aussi étendus que ses talents. Drôlement naturel et naturellement drôle, Benoît Poelvoorde est avant tout un passionné, passionné par son métier, passionné par les autres, et tout simplement passionné par la vie.

Dans son nouveau film Du Jour Au Lendemain, il incarne un homme, François Berthier, dont la vie morose et malchanceuse change du tout au tout - du jour au lendemain -, pour devenir parfaite, trop parfaite pour lui. Un changement de vie qui ne convient pas du tout à Berthier… et qui ne plairait visiblement pas non plus à Benoît, plutôt heureux de ce qu'il a : « J'espère que ça ne changera jamais. J'adore ma vie, je la trouve formidable. Si je voulais que quelque chose change, ce serait la limitation de vitesse sur autoroute. Est-ce qu'on pourrait la monter à 140 ? Non parce que 130 c'est vraiment chiant ! »


Mais alors vous ne pourriez pas non plus tout plaquer du jour au lendemain pour changer de vie ? « Je ne pense pas que j'en aurai le courage. Je fais un peu partie de ce genre de personnage comme François Berthier qui ne sont pas capable de tout changer. C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques qui nous rapproche. »

Et si tout s'arrêtait du jour au lendemain, le succès, les films ?
« Ça me ferait évidemment de la peine mais je m'y prépare, et donc à ce titre j'aurai déjà des réponses, des réponses personnelles. Ce serait dur car j'adore être regardé, mais ce n'est pas quelque chose que j'appréhende ; il y a des trucs qui me font bien plus peur. Je pense que j'arriverais à me retourner. »

Plutôt François Berthier du lundi ou François Berthier du mardi ?
« Le François Berthier du lundi a été plus dur à jouer car il m'est plus difficile d'interpréter des gars gentils. Ils sont toujours un peu éteints, manquent de couleur. Ce personnage m'intéressait justement parce qu'il avait plusieurs facettes. Si j'avais dû jouer un mec gentil du début à la fin, je me serais ennuyé profondément. Je préfère les méchants… »

Que pensez-vous de la phrase de François dans le film « Chaque fois qu'il m'arrive quelque chose d'agréable, je dois payer l'addition » ?
« Je peux comprendre que l'on puisse le dire car ça fait peur. On s'dit toujours, j'ai trop de bol et ça va pas durer, mais c'est faux. Je pense que l'on peut avoir beaucoup de chance, longtemps, mais cela ne suffit pas à faire ton bonheur. L'important, c'est la perception que l'on a des choses. Si elle n'est pas en adéquation avec ce qui t'arrive, tu ne seras pas heureux. Il faut être sûr que ce t'arrive, c'est bien ce que tu désires… Bon c'est un peu abstrait tout ça. »

Oui, c'est vrai… mais concrètement Benoît, le bonheur, c'est quoi pour vous ?
« C'est déjà de ne pas le chercher. Ne pas perdre son temps à courir après car nous sommes dedans sans s'en rendre compte. Donc de ne pas se poser la question. »


Et le malheur ?
« Le malheur n'est pas nécessairement le contraire du bonheur. Mais je crois ne l'avoir encore jamais connu. Pour moi le malheur, c'est ce qui pourrait m'arriver de pire, me faire le plus mal, c'est totalement abstrait mais le plus tard sera le mieux… Je ne peux donc pas répondre à cette question. »

Selon vous, souffre-t'on plus de trop de bonheur ou de trop de malheur ?
« Je pense que l'on peut souffrir de ne pas être préparé à vivre des choses dont on estime qu'elles correspondent au bonheur. Vous savez, nous ne sommes pas seuls dans la société. Nous sommes imprégnés d'une culture, d'autres gens, et l'on peut souffrir d'avoir fait des choix qui ne soient pas nécessairement bons pour nous (…), d'avoir été influencé.
Le tout, c'est d'être bien assis sur son siège. L''important n'est pas d'avoir un fauteuil design ou cher, mais d'y être bien assis, d'être sûr que l'on n'ai pas mal au cul… »

Et la dernière fois où vous avez eu mal cul ?
« C'est une question générale j'entend ? [rires] Oui, donc la dernière fois que je me suis trompé ? Très souvent, c'est sur les vacances que je me trompe. Je me fait un idéal du recueillement, de la sérénité, de la contemplation et au moment où j'y suis j'me fait chier comme un rat. Je déprime comme c'est pas permis, et ça me coûte la peau des fesses… Et oui, c'est sur les vacances la dernière fois que je me suis vautré ! »


Et aux César ?
« Ah non, je ne me suis pas vautré, je ne l'ai pas eu, c'est différent. Je ne me suis pas trompé sur ce que j'ambitionnais : je ne l'ai pas eu mais mon ambition était bien de l'avoir. Je me serais vautré si je l'avais eu et que je n'ambitionnais pas de l'avoir. Là, je souhaitais l'avoir et je ne l'ai pas eu .
C'est juste un chagrin de ne pas l'avoir (…), mais je suis encore dans l'attente de le recevoir un jour, donc je suis encore dans le désir, donc je suis encore heureux ! »

>Vous ferez quoi quand vous aurez un César ?
« J'imagine que je serais moins heureux. Je perdrais une part de désir et donc une part de mes rêves. »

Espérons de notre côté qu'il soit un jour récompensé, mais qu'il ne perde surtout jamais sa bonne humeur, ses rêves… et ses films ! De quoi faire rire - et rêver - encore bon nombre de spectateurs.


Propos recueillis par Amélie Chauvet - Montage : Aurélie Maulard (Paris, mars 2006)
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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Mar 1 Aoû 2006 - 18:46

merci pour cette interview

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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Mar 31 Oct 2006 - 19:41



"C'est arrivé près de chez vous" est un véritable chef d'œuvre du cynisme. Attention ce n'est pas moi qui qualifie ce long-métrage de chef d'œuvre mais bien le jury du festival de Cannes qui en 1992 lui a attribué le Prix Spécial. Et Spécial est un déterminant qualitatif tout à fait adéquat... Mais laissez moi vous conter l'histoire, celle d'un tueur en série, Benoît, filmé par une équipe de documentaristes. Un tueur fou mais drôle (Benoît Poelvoorde) qui entraîne donc une équipe de télévision composée d'un caméraman et d'un preneur de son (qui sera régulièrement assassiné au cours du film) dans ses pérégrinations macabres. Tueur fou car il tue à tour de bras sans raison particulière: tantôt pour le plaisir, tantôt par besoin ou par obligation. Drôle car c'est une personne avec les pires préjugés qui soit. Mais qui ne s'aperçoit pas de sa connerie. Il en est même plutôt fier. Ce n'est ainsi rien moins qu'un homme totalement déboussolé. Et qui explique ses meurtres avec une telle facilité que l'on en reste sur le cul…



Place par conséquent, d’une part, à une ambiance sombre et à la vue de nos journalistes (ce qu'ils en présentent). Le tout filmé en noir et blanc ce qui n'est sûrement pas plus mal, eu égard aux nombreuses effusions de sang ! Et d’autre part, à une leçon de chose. L’on apprend ainsi très facilement comment cacher un corps dans une rivière. Et le lester suivant si c'est celui d'un enfant, d'un adulte, d'un nain, d'un vieux. Bref, en fonction de sa taille, son poids, son âge ? Argggghhh !!! Qu'il fait pitié notre Monsieur Manhattan de par ses propos. D'autant qu'en plus c'est un poète raté: "l'amour laisse comme une traînée de soufre, derrière lui, comme une odeur qui traîne et que malgré tout, dès que tu rencontres quelqu'un, tu sens toujours un peu comme quand tu vas pisser et que tu te sens les doigts... Tu vois, ça sent toujours... Faut te laver 2, 3 fois avant que tu oublies d'avoir fait pipi".




"C'est arrivé près de chez vous" est donc un film qui ne laisse fatalement pas indifférent ! Un film par conséquent à ne pas mettre entre toutes les mains. Car, il est noir, noir, très noir ! Horriblement indécent voire horrible ! De ce fait, ça passe, ou... ... ... Ça casse !!!!!!! !!! Ça casse, si l'on rentre bêtement, innocemment et de manière soumis dedans… Résultat cela peut faire très mal. On est touché de toutes parts et c'est tout juste si l'on sort de chez soi. Mais ça passe, si l'on sait prendre un peu de distance et que l'on se détache des situations. Mais je reconnais néanmoins que c'est très difficile à réaliser !!! Car l’on a tellement pris l'habitude que l'on inhale, avale et digère pour nous que l’on se sent immédiatement perdu !!! Pour autant s’il on passe cette étape l’on découvre et savoure un magnifique contraste entre la poésie et l'innommable qui nous entraîne alors dans d'innombrables fou rires…
En conclusion "C'est arrivé près de chez vous" est pour moi un film culte. Un film qui n'est certainement pas trop violent pour être intéressant !!! Il suscite plutôt un vif intérêt. Certes il y a une indifférence des personnages vis à vis des tortures infligées aux leurs: C'est tout à fait choquant mais surtout hilarant car outrancier. Et le rire est ici le moyen détourné par lequel on s'échappe. Ce film est intelligent, amusant, irritant, original et plus ou moins réaliste... "C'est arrivé près de chez vous" est en cela un film que l'on peut comparer à "Bernie" du fait que le public qui apprécie l'un, appréciera l'autre et inversement.... Et puis qui n'a jamais essayé un jour le fameux "ptit Grégory" en gueulant comme un couillon: Malou, Nichon !! Il ne faut donc surtout pas rester sur une mauvaise impression ce film est vraiment bon.

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MessageSujet: Re: DECOUVERTES INTERNET   Mar 31 Oct 2006 - 23:38

merci pour l'article

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