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 BIOGRAPHIE

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MessageSujet: BIOGRAPHIE   Lun 17 Avr 2006 - 1:33

Sa biographie



C'est le 22 septembre 1964 que l'excellentissime Benoît Poelvoorde naquit au sein de la capitale Wallonne qu'est Namur (en Belgique). S'ensuivra alors le parcours d'un être hors du commun qui ne cherchait pour rien au monde à devenir cette personnalité incontournable aujourd'hui.



Ainsi, après une enfance marquée tout d'abord par le divorce de ses parents alors qu'il n'a que 5 ans et ensuite par le décès de son père alors qu'il n'a que 12 ans il grandira au coté d'une maman épicière qui lui laissera beaucoup de liberté. Elève dissipé, il n'attachera pas un grand amour aux études. C'est ainsi que très tôt, il se passionnera pour le théâtre et qu'à l'âge de 17 ans il quitte la maison familiale.



Le théâtre lui retournera assez vite la passion qu'il lui voue en le gratifiant de deux premiers prix d'interprétations pour "Rue de l'inquiétude" et "Règle du jeu". Pourtant, c'est vers une orientation totalement différente qu'il se dirige. C'est en effet pour le milieu de la publicité qu'il se prédestine grâce à sa formation de dessinateur pour enfant et celle de photographe.



Mais c'est là le parfait exemple d'un génie rattrapé par son destin, comme si la nature ne pouvait empêcher au talent qui sommeillait en lui de voir le jour. Il rencontre durant ses études Rémy Belvaux et André Bonzel avec qui il se lie d'amitié. De cette rencontre naîtra en 1988 un court métrage quasi inconnu "Pas de C4 pour Daniel-Daniel". Pourtant, c'est ce même trio qui en 1992 permettra la concrétisation du film "c'est arrivé prés de chez vous". Ce film constitue sans aucun doute le premier pas de la révélation Poelvoorde. C'est en effet grâce à sa personnalité et son humour utilisé de manière magistrale que ce film connaîtra un succès incontrôlable à travers les quatre coins de la planète pour enfin s'accaparer le titre de film culte. Pourtant, à l'origine, ce film n'a été réalisé qu'avec de très faibles budgets et sans aucune prétention. Ainsi, même les auteurs et l'intéressé ont été les premiers surpris du résultat. Quand on pense que le premier pas de Benoît au théâtre a été du par le remplacement d'un comédien accidenté ! Désolé pour le gars en question, mais merci !



Se succès lui vaudra une petite notoriété soudaine, mais c'est toujours en comité proche qu'il continuera la suite de ses aventures. Il monte aux coté de Bruno Belvaux et Jean Lambert une pièce de théâtre qu'ils nomment "Modèle déposé". Il s'agit d'un monologue qu'il jouera pendant six mois.



Canal + lui fait alors les yeux doux en 1996. Il signe un contrat pour une série de sketches télévisés. C'est ainsi que nos petits écrans ont d'abord accueillis "Jamais au grand jamais" écrit avec Pascal Lebrun avant de laisser la place à la série désopilante "les carnets de Monsieur Manatane". L'humour made in Poelvoorde se fortifie sans cesse davantage et commence à trouver son chemin. D'ailleurs, avec ces dernières capsules télévisées le nombre de fans de poelvoorde s'agrandit de manière considérable. Il faut dire que le fait que Benoît s'est trouvé lui-même derrière la plume pour cette série lui permet de trouver bien plus vite un style maîtrisé.



Pourtant Benoît Poelvoorde ne cherche pas à tout prix à rayonner sur tous les médias. Il continue en toute discrétion son petit bonhomme de chemin sans faire de grands ramdams médiatique. Il tourne en 1997 dans "les randonneurs" où il incarne un guide de montagne. Bien que plaisant, ce n'est pas dans ce film que son humour est le mieux exploité. Celui lui permet néanmoins de renouer avec le cinéma. C'est ainsi qu'après le court métrage "le signaleur " de Benoît Mariage il enchaîne en 1998 avec "les convoyeurs attendent". Ce film très belge apporte un nouveau genre et Benoît Poelvoorde s'y trouve très à l'aise. Il y travaille des expressions très personnelles et apporte indubitablement une plus value à ce film qui parvient à décrire de manière magistrale certains recoins de la personnalité humaine. On peut citer par exemple le thème de ce père de famille qui coincé au milieu d'un quartier pauvre rêve d'être quelqu'un par l'intermédiaire de son fils.



En 2000, il incarne un vendeur de porte à porte avec "les portes de la gloire". Son humour peine à percer à travers le scénario de ce film, mais il confirme cependant la direction que prenne les personnages de Benoît au cinéma. C'est-à-dire celui d'un type un peu paumé qui rêve de faire quelque chose de grandiose mais qui ne parvient jamais à ses fins. Une sorte d'anti-héros en quelque sorte. Cela se confirme en 2001 avec "le vélo de Ghislain Lambert" où ce cycliste né à quelques minutes de différence d'Eddy Merckx rêve lui aussi de gloire avant de devoir se résigner à ce qu'il est.



Cette notoriété grandissante n'est certainement pas étrangère à l'expérience qu'il a eue sur le tournage de la superproduction "le boulet". Il formera avec Gérard Lanvin un duo très original et fonctionnel qui permettra de sauver le film d'un scénario léger bien qu'original.

On le retrouve en 2004 au sein du film "Podium" dans lequel il incarne l'un des sosies de Claude François. Ce film a été écrit par Yann Moix qui a confié que ce projet n'aurait jamais vu le jour sans l'existence de Benoît. Il veut dire par là que le film a été spécialement écrit pour l'acteur belge jusqu'à la moindre virgule. Yann Moix a même publié un roman du même nom qui devait normalement voir le jour après le film mais faute de moyens c'est l'inverse qui s'est produit. Ce roman n'avait d'ailleurs à la base pas d'autres intentions que de convaincre Benoît. Yann exprime cela par ces mots: Pour être sûr qu'il accepte de le faire, j'ai écrit le roman, histoire d'aiguiser sa curiosité et son envie. C'est un peu tordu, mais c'est la genèse exacte. Je ne pouvais pas faire ce film sans lui et je ne voulais pas que quelqu'un d'autre le réalise à ma place."
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Ven 19 Mai 2006 - 21:52

LA BIOGRAPHIE DE BENOÎT POELVOORDE

Déjanté, génial, Benoît Poelvoorde fait partie de ces acteurs dont la trempe encourage la comparaison avec un Louis de Funès.
Incarnant des personnages dont la bêtise n'a d'égal que le pathétique ou le grotesque, Benoît Poelvoorde y excelle.
sa maman tient une épicerie à Namur,


il fait ses études chez les jésuites
puis à 17 ans, quitte le domicile familial pour suivre des cours d'arts appliqués.
Il rencontre Rémy Belvaux et André Bonzel avec qui il réalise un court métrage,
'Pas de C4 pour Daniel-Daniel' (1988).



Il retrouve ses deux comparses sur la réalisation de 'C'est arrivé près de chez vous' (1992). L'histoire de ce docu-fiction sur un serial-killer va être un vrai succès critique et reste aujourd'hui un film culte en matière d'humour noir.

Le film révèle Poelvoorde qui, passionné de théâtre, continue de se produire sur les planches. Anti-héros caractériel, clown pathétique, Benoît Poelvoorde incarne avec délice des rôles qui le caractérisent comme dans
'Les Convoyeurs attendent' (1999), 'Aux portes de la gloire' (2001), 'Podium' (2004), 'Le Vélo de Ghislain Lambert' (2002) en duo avec son acolyte José Garcia qu'il retrouve la même année pour 'Le Boulet' et 'Rire et châtiment'.
Anne Fontaine ose le risque en lui offrant le rôle d'un vétérinaire ambigu tombant sous le charme de la docile Isabelle Carré dans son 'Entre ses mains'. Ce rôle de composition lui vaut une nomination au césar du meilleur acteur.



Dernière édition par le Sam 3 Juin 2006 - 12:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Sam 20 Mai 2006 - 2:21

merci j'adore les photos 13

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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Sam 20 Mai 2006 - 14:10

supeeeeeeeeeeer ! Merci :D:D
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Sam 20 Mai 2006 - 15:38

SUP

Destiné à une carrière de dessinateur, il pratique également une seconde activité : la photographie. Durant ses études, il se lie d'amitié avec Rémy Belvaux et André Bonzel pour qui il joue dans un court métrage Pas de C4 pour Daniel-Daniel.

Quatre ans plus tard, en 1992, le trio récidive, mais avec un coup de maître, en réalisant un premier long métrage : C'est arrivé près de chez vous. Ce film cynique et noir, réalisé avec relativement peu de moyens, devient rapidement un succès retentissant qui le propulsera au rang de film culte




suite bio et filmographie.... Cool
Benoît Poelvoorde n'a reçu aucune formation de comédien : c'est dans ses gênes !
Parti faire des études à Bruxelles, dans l'idée de travailler dans la publicité, il se lie d'amitié avec une bande de potes férus de cinéma,
avec lesquels il co-réalise et interprète dans un premier temps un court métrage intitulé Pas de C4 pour Daniel-Daniel, en 1988,
puis qui l'entraînent dans une drôle d'aventure baptisée C'est arrivé près de chez nous.

La suite est connue : le film le plus scandaleux de ces dix dernières années (un serial-killer commet ses forfaits – immondes, les forfaits –
dans le bonheur et devant une équipe de télévision)
devient un film culte instantané et sort dans le monde entier en dépit de moyens de production dérisoires.
Benoit Poelvoorde y campe son personnage fétiche : le gentil blagueur qui cache un monstre de cynisme, de veulerie et de cruauté.
Refusant par la suite toutes les propositions avec flingues pour ne pas se laisser enfermer dans ce créneau,
le comédien passe au théâtre avec "Modèle déposé",

un monologue écrit par Bruno Belvaux (un de ses complices sur C'est arrivé parès de chez vous), Jean Lambert et lui-même.
Le spectacle tournera trois ans en Belgique et six mois au Café de la Gare, à Paris.
C'est alors pour Benoît le moment de retourner au cinéma, où il tient la vedette des Randonneurs,


dans le rôle d'un guide qui entraîne une bande de copains sur les chemins de grande randonnée corses.
Inutile de dire qu'il s'agit d'une comédie, et très bien reçue par le public.
Dans la foulée d'une nouvelle reconnaissance publique, Poelvoorde investit Canal+ avec "Les carnets de Monsieur Manatane",


un personnage qui donne son avis sur tout dans une incompétence absolue.
Dans la lignée de "La minute de Monsieur Cyclopède" de Desproges, la série est une réussite.
Mais Poelvoorde n'abandonne pas le cinéma pour autant, puisqu'après avoir tourné dans le court métrage
Le signaleur,
de Benoît Mariage,
il investit le premier long métrage de ce dernier, Les convoyeurs attendent,
avec une nonchalance toute belge.
On revit le blagueur blond dans Les portes de la gloire,
un film de Christian Merret-Palmair,
suivront:
en octobre 2001 le vélo de Ghislain Lambert


Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu'Eddy Merckx avec huit minutes d'écart,
est un coureur cycliste belge dont l'ambition est de devenir un champion.
Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d'eau.
Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour.

Le boulet (2002) Un film de Alain Berberian, Frédéric Forestier
Moltès, un détenu, joue chaque semaine au loto. C'est Reggio, un gardien de prison maladroit,
qui valide ses bulletins. Un jour, Moltès apprend qu'il a gagné le jackpot : quinze barres !!!
Mais Reggio croit que Pauline, sa femme infirmière, est partie avec le ticket gagnant en Afrique sur un rallye.
Moltès s'évade alors de prison destination Bamako pour récupérer le billet en question.
Il force Reggio à l'accompagner et se retrouve poursuivi en plein désert par Le Turc, un redoutable gangster
qui veut sa peau, et Le Meg, son gigantesque garde du corps.

- Rire et Châtiment (2003) Un film d'Isabelle Doval

Podium (2004) Un film de Yann Moix

Nom : Bernard Frédéric. Profession : Claude François, chanteur à succès des années 70.
Oui son métier, c'est d'être Claude François à la place de lui ; le meilleur de sa génération ;
Il est son sosie chantant et dansant avec quatre choristes.
Son ambition, au grand dam de sa femme Véro, est de gagner le concours de la Nuit des sosies,
diffusée en prime time sur une grande chaîne.
Pris entre son désir de gloire et l'amour réel pour sa femme, tenaillé entre son chanteur idole et Véro, il lui faudra choisir.

Atomik circus....- Le retour de James Bataille (2004) Un film de Didier et Thierry Poiraud


- Narco (2004) Un film de Tristant et Gilles Lellouch

Entre ses mains 2005

Un film français d'Anne Fontaine avec Isabelle Carré, Benoît Poelvoorde,

A Lille, Claire, 30 ans, travaille dans une compagnie d'assurances.
Elle mène une vie harmonieuse et sans histoires avec son mari Fabrice et sa fille Pauline.
Un jour, elle fait la connaissance de Laurent, un vétérinaire venu la consulter pour une affaire de dégât des eaux.
Ils vont bientôt se revoir, au cabinet du vétérinaire,
puis au zoo, où Laurent travaille également, et leurs relations vont rapidement prendre un tour plus personnel.
Ce dernier ne fait pas mystère de son seul véritable intérêt : il est un séducteur, ou plutôt "un prédateur de femmes",
un chasseur infatigable et jamais satisfait.
Mais avec Claire, il semble poursuivre un autre but, qu'il ne connaît pas lui-même.
Claire, elle, ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre son nouvel ami et ce "tueur au scalpel"
qui a déjà égorgé plusieurs femmes dans la région...

Du jour au lendemain 2006 Réalisé par Philippe Le Guay



La vie est bien ingrate pour François Berthier : un chien hurle toute la nuit et l'empêche de dormir, la machine a café lui explose au visage,
il pleut, le chef de bureau à la banque l'humilie et le menace de renvoi.
Et puis, du jour au lendemain, tout ce qui était violent ou pénible pour François se transforme comme par miracle.
Que se passe-t-il ? Pourquoi le monde devient-il si brusquement doux et enchanteur ? C'est l'énigme que va essayer de résoudre François.
Mais il ne suffit pas que les choses se passent bien, encore faut-il les accepter...

Prochaines sorties:

- Selon Charlie août 2006 (Nicole Garcia)
- Cowboy (Benoît Mariage)

En cours de tournage:

Astérix 3 (dans le rôle de Brutus)

- Le marquis noir Un film d'André Bonzel avec Laura Morante, Gérard Lanvin, Benoît Poelvoorde,

Au XVIIIe siècle, des marquises sont sauvagement assassinées dans un château. Lancé à la recherche du meurtrier,
un homme revient affronter son pire ennemi.

Et aussi......

Akoibon (2005) Un film de Edouard Baer
Tu vas rire mais je te quitte (2005) Un film de Philippe Harel
Aaltra (2004) Un film de Benoît Delépine
Pour rire ! (1996) de Lucas Belvaux
Les Baltus au cirque (1998) de Stéphane Aubier
Comme une vache sans clarine (1996) de Pascal Hologne
Pas de C4 pour Daniel-Daniel (1988) de Remy Belveaux


Documentaires:

- Cinéastes à tout prix (2005) de Frédéric Sojcher Avec Benoît Poelvoorde, Jean-Jacques Rousseau

- La vie sexuelle des belges (2003) de Jan Bucquoy Avec Benoît Poelvoorde, Noel Godin

- La vie politique des belges (1999) de Jan Bucquoy Avec Benoît Poelvoorde, Noel Godin


Projets en tant que réalisateur:
Les inutiles................. (je postule lol! )
Les pieds nickelés Wink


Dernière édition par le Dim 25 Fév 2007 - 20:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Dim 21 Mai 2006 - 13:02

lol! super 13 13 et merci53 044

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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Dim 21 Mai 2006 - 14:56

ah ca plus complet que ca on meurt ! Merci Mamie :D
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Lun 15 Jan 2007 - 12:46

BEN PAR LUI-MÊME





_On va commencer par le commencement, donc l'enfance...

_ Alors... Je suis issu d'une famille très modeste.
J'ai un frère plus agé de 3 ans,
et une sœur plus jeune de 5 ans.
J'ai bringuebalé un peu partout. Mes parents se sont séparés quand j'avais 5 ans, donc dès l'âge de 7/8 ans, j'ai été placé en internat, j'ai été placé un peu partout...
C'est donc ce qui est important pour mon enfance, car j'ai perdu mon père assez jeune, j'avais 12 ans... J'ai toujours vécu, jusqu'à l'âge de mes 18 ans, hors de chez moi. Je n'ai jamais connu de Noël en famille par exemple... C'est important pour ce qui me construit... Mais je ne regrette pas du tout... J'ai eu une belle enfance je trouve. On était livré à nous même. Ma mère m'a toujours laissée faire ce que je voulais, elle m'a toujours dit de profiter de tout, du moment que je ne faisais de mal à personne...
Et donc à 17 ans, j'ai pris mon autonomie, j'ai vécu tout seul; Je vivais dans un appart', qui était juste au-dessus du magasin de ma maman, que l'on voit d'ailleurs dans C'est arrivé...; j'avais une pièce pour moi...
Et puis j'ai énormément raté à l'école, forçement parce que je n'avais pas d'autorité sur moi. Donc j'ai raté 3 fois la même année, chez nous ça s'appelle la 3ème rénovée; donc chez vous, c'est en décroissant, donc en fait c'est la 4ème... Après j'ai voulu arrêter l'école, j'ai voulu travailler, mais je me suis rendu compte que j'étais pas fait pour ça, donc j'ai repris un an d'école. Et puis j'ai encore raté... J'étais à l'Académie des Beaux-Arts, je suis resté deux mois puis je me suis tiré... Après ça, j'ai plus été à l'école du tout, c'est à partir de ce moment là que j'ai décidé de travailler, et je me suis rendu compte que je ne savais pas travailler, que ça m'emmerdais... Donc je suis retourné à l'école, et là j'ai décidé de plus rater, parce que j'étais trop vieux, -donc là j'arrivais déjà à mes 18 ans- et j'ai terminé mes humanités, pour vous le Bac, à presque 20 ans...
Et quand j'étais en dernière année, donc pour le Bac, j'ai rencontré Remy Belvaux, qui était dans la même école de dessin que moi, c'était une école pour ratés hein... Ces écoles de dessin, c'est la même chose que tourisme... Ce sont des écoles où tu sais plus quoi foutre... Le frère de Rémy faisait du théâtre, et j'ai accepté de jouer dans leur spectacle, parce que le comédien avait eu un accident...

_ Donc en fait, c'était tout à fait improvisé au départ...

_ Oui, j'ai commencé en faisant une pièce de théâtre pour remplacer un comédien, car en fait c'est moi qui dessinait l'affiche... Le type était venu dans l'école demander s'il y avait pas quelqu'un qui voulait dessiner l'affiche d'un spectacle amateur, moi j'ai dit oui parce qu'il y avait une fille dans le spectacle que j'aimais bien... Et donc, un des types de cette pièce a eu un accident de moto, et il fallait le remplacer au pied levé, et comme j'avais lu le spectacle -pour rester près de la fille, que j'essayais de draguer, péniblement...- j'ai accepté de jouer ce truc, et j'ai joué deux fois dans le spectacle... Je jouais un flic... C'est la seule expérience théâtrale que j'ai eue, mais bon, c'était vraiment pour le village hein, on jouait un spectacle d'amateur, et les parents l'ont vu.
Et puis après ça, je suis resté ami avec Remy, qui avait dessiné les décors... Et moi je voulais faire de la BD donc je suis entré à St-Luc, à Bruxelles... J'avais choisi " illustration pour enfants et photo " en fait, parce que la BD c'était trop ciblé, j'avais un peu les boules. Remy est entré à L'INSAS... Et il avait besoin d'un comédien pour faire ses exercices d'école. Moi je continuais mes études de dessin et de photo, et je faisais, une fois par an l'acteur, dans des tout petits trucs pour Remy. En deuxième année d'INSAS de Remy, on a décidé de faire un court-métrage ensemble, qui s'appelait Pas de C4 pour Daniel Daniel, dans lequel j'ai joué le rôle principal... Le tournage a duré une semaine, on faisait n'importe quoi ! Enfin... on discutait un peu avant, puis on se disait, on va faire ça, ça va être marrant... Mais pour le montage, ça nous a pris 6 mois, parce qu'on avait jamais le temps, il fallait faire ça sur le coté... Et on a gagné deux prix dans notre ville, au festival de Namur... On a même été sélectionnés dans pas mal de festivals, ça nous a donné du courage...
Et en dernière année, -j'étais encore à St-Luc, Rémy était en dernière année à L'INSAS-, on a écrit ensemble C'est arrivé prés de chez vous, et Remy l'a réalisé... Et voilà, après vous connaissez la suite.
Donc ce qui est important je crois pour mon enfance, c'est que j'ai toujours vécu avec des gens, toujours avec des mecs de mon âge... Ce qui fait que je suis casanier , c'est à dire que je déteste bouger, j'ai pris une peur maladive du mouvement. Mais par contre j'adore être avec beaucoup de gens. Jusqu'à l'âge de 23/24 ans, j'ai jamais eu de " chez moi ", donc à partir du moment où j'ai commencé à avoir un truc, je m'y suis attaché très fort. Mais par contre, j'ai gardé ce contact avec les gens, c'est pour ça que je fais beaucoup de boulots avec mes amis, c'est très important pour moi l'amitié...

_ Mais, n'as-tu jamais eu des inspirations, des modèles ?...

_ Si, quand Rémy était à l'INSAS, moi j'y allais tout le temps parcequ'il y avait une cafétéria où l'on pouvait bouffer, pour 15 francs français, des repas complets. Donc j'allais tout le temps bouffer là, comme ça j'étais avec les copains. Et on avait des velléités de cinéma, c'est à dire qu'on aimait un certain type de cinéma. Et donc, les modèles que j'ai eus... Je verrais ça plus en termes de sensations... J'ai aimé des acteurs pour le film que j'aimais, car c'était plus le film et l'acteur dans le film, c'était pas des acteurs à part entière, à part De Funès quand j'étais tout petit, et Fernandel...
Et puis, j'ai tout de suite aimer les acteurs du fond, les acteurs d'arrière-plan, qu'on voyait jamais, qu'on reconnaît, mais dont on ne retient pas le nom et qui te font beaucoup rire. J'adorais Bernard Blier... J'ai toujours eu beaucoup d'affection pour ces acteurs, les seconds couteaux on appelait ça. Déjà à 18 ans avec Rémy on avait dit, notre plus grand rêve, ce serait de faire un film avec tous les seconds couteaux du cinéma...

_ Alors, justement est-ce que tu peux nous dire quels sont tes films préférés ?

_ Oh oui c'est facile, mon film préféré, si je devais n'en prendre qu'un, ça serait Raging Bull ou Il était une fois en Amérique, ce sont mes deux films fétiches, je crois que ce sont les deux films qui m'ont le plus apporté et qui m'apportent encore. Et après je crois... Un peu prés tous les films de Scorsese, je les aime tous à part peut être un ou deux, et le reste après il y en a plein...

_ C'est de Sergio Leone le deuxième ?...

_ Oui, c'est ça. Mais c'est deux films avec De Niro par contre, parce que lorsque j'avais 18 ans c'était mon dieu... Mais encore maintenant, j'ai la même affection, moins pour ce qu'il fait, parce que c'est moins égal...

_ Ce n'est pourtant pas le même style de cinéma que celui dans lequel tu te distingues...

_ Non, mais justement...

_ En fait, tu as l'air d'apprécier vraiment des films qui diffèrent par rapport à ce que tu fais...

_ Oui, mais en même temps, c'était une sorte de "pas de concession" quand même, c'était faire des films sans concessions, et puis il y avait une affection, et je la garde, pour le cinéma indépendant... Après, il y a pas beaucoup de points communs entre Il était une fois en Amérique et Raging Bull, ce sont les deux opposés, et pourtant je les aime tous les deux... Non, et puis je ne pense pas qu'il faille essayer de refaire ce qu'on aime, il faut essayer de trouver sa propre personnalité, sa propre place...

_ Comme en dessin.

_ Oui, comme en dessin, après il faut essayer de se séparer de ses maîtres, mais enfin c'est parce que tu me demandes les deux films qui m'ont construit. Pour moi ce sont les deux, après c'est vrai qu'il y a pas vraiment de similitudes...

_ Quel est le dernier film qui t'as vraiment fait marrer ?

_ Ca dépend, parce que c'était drôle ou parce que c'était ridicule ?...

_ Les deux , à la rigueur...

_ Oh, j'en ai vu un hier à la télé, c'est le dernier, je me souviens même pas du titre...

_ Sur quelle chaîne ?

_ Sur Canal, un truc complètement con... Un film complètement chiant, ces films là ça me fait rire je dois dire, mais je ris en me disant que c'est ridicule...

_ Mais un film drôle alors ?

_ Un film qui m'a vraiment fait rire récemment ?... Oui, j'ai revu Les tontons flingueurs... Je l'ai revu parce que j'avais le moral par terre, je crois que c'est le dernier... Pour être honnête, ça fait un mois, j'ai voulu me le revoir parce que j'en avais parlé avec des copains, et je suis un fan absolu de ce film, je l'ai vu je ne sais pas combien de fois, 17 fois au moins... J'avais un coup de blues et je me suis dit, tiens je vais me le revoir, et je ris toujours autant. Bon parce que dans le cinéma je ris beaucoup, mais sinon c'est Goossens, si je veux vraiment beaucoup rigoler, je lis Goossens, ouais, Daniel Goossens...

_ En effet, on y reviendra, mais pour rester encore un peu dans le cinéma, quel regard portes-tu sur le cinéma américain, peut être es-tu plus attiré par un certain cinéma indépendant ?...

_ Non, j'aime tous les cinéma pourvu qu'ils soient exactement dans la cible qu'ils visent. C'est à dire, si jamais on me dit, on va vous montrer un super film d'action, -et il y a des films d'action qui sont absolument époustouflants-, si vraiment il y a de l'action, que c'est rythmé, que les personnages sont bien installés et tout, du moment que c'est bon... Je suis content, qu'il soit américain ou quoi que ce soit. Après quand les mecs arrivent à combiner les deux, et c'est pour ça que Kubrick est un génie. Quand j'ai revu L'ultime razzia, The killing, bon, c'est un film d'action et en même temps c'est un thriller psychologique épouvantable, donc t'as tout, et c'est un film populaire...
Mais je n'ai pas d'a priori sur le cinéma américain... Ce que je n'aime pas c'est quand on me dit, c'est un film "d'auteur", je trouve ça complètement con, c'est à dire avec des velléités intellectuelles alors que c'est con comme ses pieds, ou bien qu'un mec me dise que c'est un film d'action et que je m'emmerde, si c'est trop con... Faut pas exagérer... Si on me dit, c'est un film con et que c'est vraiment con et que je ris parce que c'est vraiment con, alors je m'amuse... Le tout c'est d'être bien dans ce qu'on cible...
C'est comme la musique ; si le mec me dit, j'ai fait de la chanson à texte et que c'est de la chanson à texte, c'est bon, si c'est pas de la chanson à texte, ça me casse les couilles... Alors tu vas me dire que c'est des compartiments, mais c'est pour éviter les a priori, je n'ai pas d'a priori sur aucun compartiment, je m'en fous complètement, du moment que ça me donne du plaisir... Donc je peux regarder des tas de navets, si je sais d'ores et déjà que le gars a fait un navet, -il y a des réalisateurs tu sais que c'est des faiseurs de navets, mais de navets qui fonctionnent-, il y a des moments où t'as besoin de te laver la gueule, donc tu regardes des navets. Je me souviens quand j'ai vu Independance Day, je savais ce que j'allais voir, je suis pas sorti en me disant, mon dieu que je suis déçu... Je savais que j'allais voir un navet... Mais en même temps, le gars veut te vendre un super navet...

_ Ca c'est un vrai bon navet.


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Dernière édition par le Lun 15 Jan 2007 - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Lun 15 Jan 2007 - 12:48



_ Ouais c'est une série B, le tout c'est qu'on devrait nous le vendre comme une série B et pas nous dire que c'est un film étonnant... Mais il y en a qui m'ont beaucoup plus énerver... Armaguedon m'a beaucoup plus énervé par exemple, ouais ça m'a vraiment cassé les couilles, j'ai vraiment trouvé ça très con ! Et en plus je me suis pas amusé, j'ai trouvé ça long, débile, et les effets étaient pas terribles... La Momie aussi je me suis vraiment fait chier !

_ Donc tu n'as vraiment aucun a priori.

_ Non, aucun a priori, je trouve ça débile...

_ Je sais, mais tu vois, en France il y a pas mal d'acteurs qui jouent dans un certain cinéma, et qui méprisent un peu ce genre de films...

_ Oui, mais je crois qu'il y a aussi beaucoup d'acteurs qui vont pas... hehe :-)

_ Et donc justement, aimerais tu aller travailler aux Etats-Unis, est-ce que cela t'attire ?

_ Non, non, je m'en fous complètement, j'aime déjà pas être à Paris, parce que j'ai l'impression que ça me bouffe le ventre, j'aime pas bouger de chez moi... Parce que j'ai peur, je suis effrayé par la ville et tout, qu'est ce que tu veux que j'aille foutre aux Etats-Unis, je vais être terrorisé, je parle déjà pas la langue... Qu'est ce que je vais aller m'emmerder ? Et puis c'est un cinéma complètement différent, c'est idiot de vouloir faire un truc que tu connais pas, ou alors, je veux bien aller jouer un belge à New-York. Ca me gêne pas du tout, parce que un belge à New-York, je devrais utiliser ce que j'ai, ce qui est en moi, mais aller jouer un héros aux Etats-unis... Non, on a pas la stature pour être des héros américains, en plus on a assez chez nous pour se servir, non, ça ne m'intéresse pas...

_ Ok, alors, tes passions, autres que le cinéma, alors bien sur il y a la BD...

_ Mais la BD ça a passé, je suis plus un fan de BD...

_ Ah bon ?

_ Ah non, non, non, j'ai une grande admiration pour la BD, mais ce n'est pas une passion... Donc je pense qu'il y a énormément de potentiel dans la BD qui n'est pas exploité, je pense que le défaut de la BD, c'est qu'elle a eu une grande période où elle a fait n'importe quoi et elle s'est un peu auto-mutilée...
Maintenant, je trouve qu'on est revenu à un équilibre, mais il faut bien regarder, il y a des scénaristes qui sont absolument fabuleux, il y a des concepteurs, des dessinateurs, des coloristes... D'ailleurs, ce qui est très amusant à observer, c'est que, dans son essor, la BD à énormément volé au cinéma. Dans le montage, le cadrage, le rythme, dans les ellipses aussi, la BD a vraiment pompé, même dans la narration et les raccourcis.
Et maintenant, c'est l'inverse, le cinéma, comme il s'épuise un peu dans les films d'actions, pique à la BD. Il repique ce que la BD lui avait déjà piqué, et je trouve que là ça devient un juste milieu parce que je pense qu'il y a plus de créativité pour l'instant dans la BD, ça j'en suis convaincu, que dans le cinéma. Et je pense que les producteurs feraient bien d'aller regarder du coté de la BD, parce que les nouveaux viennent de là-bas. Mais j'ai déjà un copain, qui a bien compris ce truc là et qui va lorgner un peu de ce coté...

_ J'espère qu'ils vont t'entendre alors.

_ Ah, mais j'ai fait Angoulême, en tant que jury, et j'ai défendu, à corps et à cris certaines BD pour ces arguments là. Parce que je pense que la BD a inventé un discours qui se suffit à lui-même, et qui n'est pas le parent pauvre du cinéma, ni le parent pauvre de la littérature. C'est quand la BD se suffit a elle-même en termes d'écriture, qu'elle devient absolument géniale, et justement, le cinéma devrait un petit peu aller lorgner là-dessus, et se dire, bordel, comment est-ce qu'ils font pour arriver à une telle cohérence du propos.
Il faudrait donner à la BD, son statut de BD, même au cinéma ; c'est à dire, utiliser la BD dans le cinéma, mais en tant que BD, pas simplement piquer des personnages, parce que c'est débile... Non, on prend un concepteur de BD, on prend un scénariste de BD, et on leur demande de mettre tout leur univers et de voir comment ils intégreraient l'univers du cinéma, et ça donnerait sûrement des choses intéressantes...
J'adore la BD quand elle parle de BD et pas d'autre chose... Ce qui m'énerve c'est quand la BD ressemble au cinoche, quand la BD lorgne sur des vieux schémas, je n'aime pas quand la BD se fait trop intellectuelle et devient trop littérature, lorsque ça devient une mise en image d'un texte trop compliqué... Mais bon, ce discours de BD je le respecte pour certains... Alors, mes autres hobbies ?...

_ Oui.

_ C'est ludique, moi j'aime tout ce qui est ludique... Donc je peux m'intéresser à plein de choses dans un moment très court, je suis très enthousiaste pour des bêtises, des choses très simples, je suis très jouet, je suis très gamin, j'adore tout ce qui est petit. Mais je crois que c'est lier à la BD ça, j'aime tout ce qui est bien travaillé, j'adore les bateaux... Enfin j'en ai pas trop parce que ça coûte très cher mais...

_ Les maquettes ...

_ Oui, j'aime bien tout ce qui est minuscule, tout ce qui est bien travaillé. De toute façon, je suis enthousiaste pour tout ce qui est manuel et qui est fait avec beaucoup d'artisanat, de patiente. Et j'aime les gens qui ont un rapport à leur travail, très personnel, très individuel... J'adore les gens qui ont tout un univers à eux, c'est pour ça que j'aime beaucoup aussi la BD. Le type est seul avec son univers, tu vois... Il se met devant sa feuille de papier et puis il a dessiné une ville entière...
Enfin je trouve ça magnifique, et moi j'adorais ça dans le dessin quand j'en faisais, j'avais un coté très maniéré, très précieux de mon univers que je protégeais, et j'aime retrouver, dans tout ce qui m'entoure, ce coté là. Que les gens aient un coté précieux et individuel avec ce qui les entoure, j'aime ça, parce que le cinéma c'est un travail de groupe, moi j'adore ça aussi, mais j'aime retrouver chez d'autres, un travail individuel, c'est peut-être un manque d'une certaine manière...


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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Lun 15 Jan 2007 - 12:51



_ Le sport et la musique sont deux passions très encrées notamment chez les jeunes, est-ce que tu te retrouves aussi dans l'une d'elle ?

_ J'aime le sport parce qu'il te rassure. J'adorais courir parce que ça me rassurait, je suis très nerveux, ça me calme, ça me donne l'impression que mon corps ne se détruit pas trop vite...
Et la musique j'adore ça, mais ça fait partie des choses essentielles, c'est comme respirer, donc je crois pas qu'il y ait un air meilleur qu'un autre. Je pourrais jamais vivre sans musique. Ca partage ta vie, c'est comme les odeurs, est-ce que quelqu'un peut définir une odeur meilleure qu'une autre ? Du moment qu'elle n'est pas écœurante, elle est nécessaire, ça dépend des endroits où on se trouve... Tu vois, ça dépend un peu, tout est en adéquation. Sentir l'ail quand tu te lèves du lit c'est pas le pied. Une odeur d'ail cuit quand tu te lèves c'est pas génial quoi, par contre à midi quand tu crèves de faim, au soleil, c'est chouette... La musique c'est un peu comme ça, cela dépend des circonstances, on ne peut pas écouter de la musique classique à 11h du soir avec 200 copains, alors qu'on est prêt à se bourrer la gueule, ou alors faut être complètement nase et murger quand on commence déjà à retomber...
Tout est une question d'atmosphère, de temps, et de circonstances. Je pense que toutes les musiques sont bonnes du moment qu'on sait choisir les moments, c'est pour ça que je déteste la musique dans les endroits publiques. Je ne supporte pas, parce que c'est m'imposer dans un endroit, une musique que je n'ai peut-être pas envie d'écouter. Donc me mettre Jean-Sebastien Bach dans le métro, ça me dégoûte, au même titre que de me mettre du rap quand je suis en train de m'acheter un bouquin. Je suis pas nécessairement prêt à écouter ça, et c'est pour ça aussi que je n'aime pas trop la radio, une seule radio m'emmerderait, donc comme il y en a beaucoup, je peux zapper, donc moi par exemple dans la voiture, j'écoute jamais la radio, j'écoute d'avantage des CDs...

_ Alors, on a remarqué, notamment dans Les carnets de M.Manatane, que vous aviez pris partie musicalement, donc on se demandait comment tu vivais la séparation des 2B3 ?

_ Non mais ça c'est pas de la musique, c'est du marketing crétin, ouais ça c'est ce qu'on disait dans Manatane... Tu prends trois crétins, tu les fouts à l'image, et hop ça marche...

_ Donc, dans ce cas précis, c'est bien Poelvoorde qui pense comme Manatane... _ Ah oui, là c'est Poelvoorde et Pascal (Le Brun), on est tout à fait d'accord, mais bon... Ca coule de source que c'est des abrutis ! Enfin moi je peux pas cautionner une seule seconde ça, ça pour moi c'est zéro, c'est prendre les gens pour des imbéciles... Enfin de toute façon moi je comprends pas ça, c'est prendre les gens pour des idiots, et il y a des gens assez idiots pour y croire...

_ Et à l'heure actuelle, on assiste à une vraie recrudescence de ce genre de choses...

_ Oui, c'est de la culture de masse, c'est du digestif, c'est pas possible... Mais ça c'est bien moi qui parle, et Pascal, de toute façon dans Manatane, il y a toujours une partie de nous qui parle, donc c'est clair, je crois pas qu'ils touchent un public au-dessus de 11 ans, parce qu'à 11 ans t'es naïf...

_ A propos de Manatane, on se demandait si Poelvoorde et Manatane c'était pas un peu aussi Dr.Jeckill et Mr.Hyde ?

_ Non, mais ce qui est très difficile à situer avec Manatane, c'est que : il est odieux, Manatane est raciste, il ne respecte rien... Donc ce n'est en aucun cas ni Pascal ni moi qui parlons. Mais Manatane nous sert de défouloir, c'est à dire qu'on s'en sert pour montrer qu'il y a des gens qui pensent comme ça, qui parlent comme ça, et qui sont aussi cyniques, aussi dégueulasses. Avec tous les vices du monde, y'en a... Mais en même temps, Manatane nous permet de régler nos comptes avec une volée d'imbéciles qu'on aime pas ! Alors c'est ça le paradoxe, tu te dis, il a des cotés épouvantables Manatane, mais il y a des choses qu'il dit qui sont aussi extrêmement justes. Mais en même temps on ne sait pas s'il se moque ou pas...
Tu vois rarement Manatane faire une blague, et parfois il est dégueulasse, il se moque de quelqu'un dont on est d'accord pour se moquer, tu sais, quand il se fout de la gueule de Carlos... Et là c'est nous, alors on sépare... Et c'est ce que les gens ont du mal à situer. C'est moins poujadiste que ça n'en a l'air; On se fout des beaufs friqués qui ont des références culturelles, on se moque bien d'eux, on les traîne dans la boue... Manatane est un beauf friqué, c'est l'abruti dans toute sa splendeur, et en même temps parfois il dit des choses très justes, comme les beaufs, mais là pour une fois c'est un beauf friqué, donc ça déstabilise...
C'est pour ça que parfois des gens nous ont dit, Manatane est un facho, c'est vous qui êtes fachos ? Je dit vous êtes pétés ! Mais Manatane est un facho c'est clair, Manatane est facho, il n'a pas de sexualité, il baise tout, les enfants, les femmes, les hommes, il est asexué... Il n'a pas d'âge non plus, pas de parti, pourtant il déteste les communistes donc tout de suite, on se dit, il est bien de droite, plus droite que ça tu meurs... Il confond un chinois et un japonais, c'est du racisme... Mais c'est Manatane... On se moque; Quand il se moque des grévistes de la faim, on se moque pas des grévistes, on se moque des gens qui se mettent à l'image pour parler des grévistes. Et en même temps ça fait peur, c'est ça qui est génial avec Manatane, on ne sait pas, alors il y a toujours le doute. Alors les crétins qui pensent qu'on est raciste... Il suffit de lire entre les lignes, il faut pas avoir fait Science-Po...

_ On parle souvent d' "humour" anglais, penses tu qu'il y a un humour belge caractéristique?

_ Je ne pense pas, je pense que le plus important dans l'humour c'est de ne pas se prendre au sérieux. Parce que tu te dis : j'accepte d'être ridicule, j'en ai rien à foutre, donc t'as déjà une plus grande facilité à regarder le ridicule, puisque tu l'acceptes sur toi même et que ça fait partie de la vie...
Et deux, c'est de ne pas te mettre de barrière, tout en évitant la complaisance et de faire du mal aux gens. Je pense que nous, avec Pascal, c'est ce qu'on évite, la complaisance... Parce que c'est facile, hein, si tu veux, on tire à boulets rouges sur n'importe qui... Si on l'a déjà fait, faut pas le refaire. Il y a des trucs faciles qui feront toujours rire. En même temps il faut pas s'en priver; Tu vois nous on voulait voir Manatane qui bouffe de la merde... On voulait le voir, on l'a fait une fois, c'est bon on va pas lui faire bouffer dix fois de la merde, et même si aprés on nous dit, ça vous fait rire un mec qui mange sa merde ? Bah oui ça nous a fait rire une fois, on le fera pas quatre fois... En même temps ça nous gène pas de le faire péter, si vous regardez, il péte trois ou quatre fois Manatane, ça nous fait toujours autant rire...
Mais en même temps, la complaisance, comme de tirer sur les gens, à un moment t'arrêtes un peu, on est pas là non plus pour faire un règlement de compte à OK Coral, ce sont des trucs de cet ordre là qu'il faut éviter. Et surtout il faut se dire, bon je m'en fous, ça ne me gène pas de me mettre un string dans le cul, ça ne nous gène pas qu'on pense de nous qu'on est des imbéciles. Quand Pascal et moi on écrit, on se dit qu'on va vraiment nous prendre pour des imbéciles... On se prend pas au sérieux... Le plus bel exemple, c'est le... lorsque qu'on fait... ( Ben mime le mouvement d'une cravache )

_ La mutinerie !

_ la mutinerie ! Mon beau-père m'a dit, c'est débile ! Il y a rien dans ce sketche... Non il y a rien, on sait que plein de gens nous on dit que c'était ridicule. Alors maintenant ça nous gène pas de passer pour des imbéciles, parce que ça nous fait rire. On a l'air d'idiots dans la Mutinerie, Pascal se prend une gifle, Nicolas, le producteur, est pendu par les pieds, toute l'équipe se prend des claques... Je dis : je vais t'enfiler... Moi je suis ridicule habillé comme ça... Tu sais j'ai quand même l'air con en Manatane. Je suis avec un string dans le cul, avec tous ses vêtements j'ai l'air stupide, mais ça nous amuse, ça nous fait tellement rire de faire ça que ça ne nous gène absolument pas...

_ Je peux te dire que la Mutinerie, c'est quand même l'un de nos préférés.

_ Pour nous aussi, la Mutinerie est l'un de ceux qui nous font le plus rire, rien que le bruit du fouet... ( Ben fait le bruit en mimant le geste adéquat ) Et la gymnastique... Regarde bien, il est débile, il ne fait rien d'autre que de danser comme un crétin, donc c'est zéro, d'un point de vue écriture, on pourrait appeler ça niveau zéro, mais ça ne nous gène pas, on se prend pas suffisamment au sérieux pour dire, non, non, attends il faut de l'intello...
Et à coté de ça on en a quelques-uns qui sont très très bien écrits, et où tu te dis, il y a un fond et tout, dans chacun il y a à prendre et à laisser, il y a du caca dans Manatane mais ça fait partie de ce qui nous amuse aussi, et je trouve que dans les meilleurs trucs qui font rire c'est un peu de cet ordre là, t'as du très bon et t'as du lamentable, du navrant... Moi j'adore ce mot, c'est navrant...
Quand on nous dit, c'est tout de même navrant ce que vous faites, oui quelque part... Il y a une partie qui est navrante j'en conviens... :-)

_ En parlant de Manatane, d'où vous est venu l'idée ?

_ Canal+ est venu nous voir et nous a fait une proposition, à Pascal et à moi, on voulait faire quelque chose au départ sur un mec qui s'appelait M.Francis... Et c'était une espèce d'imbécile -c'était déjà sur les a priori- qui n'avait jamais voyagé mais qui avait autant d'a priori sur le monde... Si je te dis le Japon, t'auras tout de suite une image du Japon, alors on a proposé ça au départ et puis ça a été refusé parce que c'était trop violent...
D'ailleurs on l'a fait pour finir dans Manatane: quand il frappe le japonais, on l'avait réécrit, on voulait absolument voir un vieux japonais s'en prendre plein la gueule ! Ca nous emmerdait ce coté vieux japonais et leur science là... Enfin c'est pas que ça nous emmerdait mais ça te fait rigoler de te dire, tiens, une fois il va se prendre une bonne tripotée le japonais, parce qu'il frappe comme un dingue ! Tu sais, le culte du vieux qui fait du karaté...
Et donc c'est parti de là au départ, et ils nous ont demandés de changer, alors on a fait Jamais! au grand jamais!, ça c'était un peu dans l'urgence, parce que je tournais en même temps le film de Harel ( Les Randonneurs ) et on avait trés peu de temps. Mais on est trés fiers des textes, faut bien les reécouter, on s'est vraiment fendu la gueule à écrire ça. Et on voulait mettre en fait des vrais photos d'époque, on adore toutes ces photos décalées avec des gueules de con. Et en fait il y a beaucoup de droits à payer là dessus, c'était une emmerde invraisemblable pour piquer des photos dans Paris Match...
Et alors on a du refaire beaucoup de photos dont on est moins content, le photographe était trés bon mais ce n'était pas assez décalé. Tu remarqueras dans les Jamais! au grand jamais!, ce qui marque le plus c'est lorsqu'on a pu mettre de vrais photos d'imbéciles... Et alors à partir de là quand Canal nous a proposé de travailler pour Nulle Part Ailleurs, parce que ça c'était pour C'est pas le 20h. Là on en avait marre, et puis on m'avait tellement fait chié en me disant que ça ressemblait à Piéplu dans la voix... Il fallait changer.
Donc, on a gardé le fauteuil; il fallait lui trouver un nom... Manatane c'est venu pendant qu'on faisait Jamais! au grand jamais!. Je suis rentrer un jour en disant : " faites place à M.Manatane! ", c'est le premier nom qui m'est venu à l'esprit, on trouvait que ça faisait comme les mec qui veulent s'appeler John Martini, tu vois, Bill Cinzano, c'est vraiment des noms de faux heros... Et donc quand on a fait Manatane, on s'est dit qu'il fallait qu'il bouge, on en avait plein le cul, on voulait trouver un heros. Mais il faut dire qu'a l'époque où on a fait Jamais! au grand jamais!, la mode autant branchée seventies étaient pas encore aussi forte, parce que je me souvient, on a vu un clip de Blur, alors qu'on avait déjà fait l'habillage de Jamais! au grand jamais!, avec les lignes jaunes et tout, et il y a eu ce clip où il y avait trois bandes comme ça qui entouraient...
Ca existait pas, on est arrivé en plein dedant, on était top dans la mode, alors aprés quand on a fait Manatane, on voulait plus de références 70, ça nous gonflait, on voulait le garder intemporel, on se doute bien qu'il est kitch 60 mais on voulait plus de musique trop année 70. On voulait juste un coté décalé à la réalité, et en plus on riait tellement de Nadine de Rothschild ! C'est quand même elle notre plus grande influence, et en fait on a arrété Manatane quand est apparu Stephane Bern, parce que le fils de Manatane c'est lui, et quand on l'a vu en vrai, on a abandonné, il était plus fort que nous, il nous a battu à plate couture... On a beau se crever le cul pour chercher des trucs pour être trés con, lui, sans faire exprés, il apparait à l'image, il est débile ! On s'est dit, putain mais c'est Manatane, c'est incroyable, ça servait plus à rien de faire Manatane, il a ratrapper Manatane alors qu'on s'était dit : jamais ça n'existera un Manatane à la télé, et pourtant si, Il y en a un mon vieux...

_ C'est la vraie explication de l'arrêt de Manatane ?

_ Non, non, la vraie explication c'est qu'il faut s'arrêter quand on sent qu'on a plus rien à dire, et là on était fatigués, on en avait plein le cul... Il fallait arrêter, on allait se répéter ou faire n'importe quoi et ça c'est trop con. Et je pense qu'on a trés bien fait parce que je me rend compte que Manatane, ça va grandissant. Bon, la video, elle a été mal distribuée donc je vois plein de gens qui me disent qu'ils ne la trouve pas, et malgrés tout je vois pleins d'admirateurs de Manatane qui viennent me parler. Et j'ai un retour de la presse assez incroyable , on a jamais eu une critique négative sur Manatane, jamais ! Pourtant d'habitude à chaque truc que je fais on se fait un peu casser, et là, rien, Manatane c'est l'unanimité...


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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Lun 15 Jan 2007 - 12:57



_ Et pourtant vous avez eu des problêmes avec Canal+...

_ Oui, parce qu'ils voulaient pas les distribuer au bon moment, ils nous ont mis en voie de garage sur le final. La video ils nous l'ont sortie n'importe comment. Mais en même temps on a bien fait d'arrêter, on était fatigués, on allait faire de la merde ! Une année en plus et on faisait de la merde. Et quand tu les revois maintenant tu te dis qu'on a vraiment bien fait. Et ça reste un bon moment à la télé...
Et Manatane reviendra ça je peux vous le dire, parce qu'on prépare un truc, il reviendra pas à la télé, mais on va faire un truc génial avec lui parce qu'on l'aime encore énormement, et on ne l'a pas encore épuisé.
Manatane nous appartient, c'est notre papa, c'est notre enfant, on l'adore pour des tas de trucs, tu peux pas savoir comme on l'adore... Et ce truc on se le regarde entre nous, Pascal et moi et le producteur Nicolas, quand on est bourré on se le remet et on rit comme des abrutis sur des phrases ! Et on est là : mon dieu qu'il est con mais qu'il est con ! Et je sais qu'on lui redonnera ses lettres de noblesses... Si tu veux, il dort, nous ce qu'on adore c'est l'imaginer, Manatane il peut grossir, je peux viellir de 10 ans, je peux devenir comme une énorme barique et dire: j'ai un peu dormi...
Manatane s'est endormi, et comme tu disais trés bien on pourrait faire une interview de Manatane où on imagine qu'il est enfermé quelque part, tu sais pas ce qu'il fait... il vit au loin, c'est ce que j'adore et en plus c'est vrai qu'il vit dans le coeur de pleins de gens, c'est un copain quoi...

_ Ouais, nous, il y a des fois lorsqu' on observe certaines situations, on se dit tiens qu'est-ce qu'aurait fait Manatane, qu'est-ce qu'il aurait pensé ?

_ Ouais, nous on fait la même chose... N'importe quel événement de la presse, tu regardes et tu te dis : Imagine toi Manatane dans un truc comme ça... c'est la catastrophe ! Ce type n'a aucun respect pour rien, il ne se rend compte de rien, c'est un abruti, partout où on est on s'amuse avec lui... D'ailleurs on parle comme Manatane dès qu'on est entre nous "car oui, en effet, bien entendu..." (Ben parle comme Manatane) Ce sont des trucs comme ça, ça nous fait tellement rire !
Et la langue, on adore travailler sur les bruits, plus on avance plus il parle n'importe comment, tu comprends presque plus rien à ce qu'il dit. Comme il grandit avec nous, les gens ne vont plus rien comprendre. Tu vois on peut encore faire tout ce qu'on veut, on va faire un truc trés long avec lui... On va faire un long métrage, il faut dire la vérité, on le prépare...

_ Tu le confirmes alors officiellement ?

_ Oui, on le confirme officiellement, On part d'ailleurs aux Etas-Unis, bon, pour le film de Benoit Mariage (Les convoyeurs attendent) mais on s'est donné rendez-vous, Pascal, Nicolas et moi, et on va travailler Manatane à Manathan... Alors ce sera pas le film hein, mais on veut travailler là pour être completement hors de notre contexte...

_ Cela risque d'être l'événement cinématographique de ce début de 21éme siècle !

_ Ah, mais de toute façon ça sera je crois le truc le plus imbécile de l'histoire du cinéma ! Là on pourra nous insulter, parce que j'en ai un peu marre, bon, parce que j'ai discuté sérieusement dans les autres interviews, et on a envie de faire un truc où ils pourront venir nous dire : c'est débile, c'est absolument idiot, c'est crétin... On dit oui, on sait, mais on le savait dès le départ, on a fait un truc absolument, somptueusement crétin, mais regardez bien vous verrez, ils vont bien s'amuser, et ça fait du bien de changer, on va faire vraiment du dépoté, ne chercher pas de logique, on va pas se faire chier, on veut le voir déconner à donf !

_ De quoi es-tu le plus fier ? professionellement d'abort...

_ Manatane je suis trés fier, avec Pascal je pense qu'on a fait un truc super, et en fait je suis fier de tout ce que j'ai fait, mais mes préférés restent quand même Manatane et Les convoyeurs...
Je suis trés fier de C'est arrivé... mais il y a une grande partie où je crois qu'on s'est pas rendu compte de ce qu'on faisait, mais je regrette absolument rien de ce que j'ai fait...

_ Mais, tu penses qu'il y a une évolution ?

_ Non... Une évolution par rapport à moi, qui est de prendre confiance. Je vois ça par rapport aux gens autour de moi, je rencontre des gens qui me parlent et qui me disent merci. C'est grâce à tous les remerciements que tu reçois, que tu te dis que tu parles pas dans le vide. Parce que Manatane, quoi qu'on en dise, c'est une goutte d'eau dans l'ocean de la télé, personne connait à par quelques rares initiés...
Mais ces petits noyaux là, sont des petits noyaux qui te permettent d'avancer, ce qui fait que les gens croient en toi, et qu'ils vont te faire confiance pour pouvoir faire autre chose, et c'est vachement important. Cela me permet de pouvoir vivre, de pouvoir rentrer en Belgique, comme je vis pas à Paris. J'ai pas choisi la facilité, tu sais, je pourrais faire beaucoup plus de films, le fait de refuser des films, fait que je ne peux pas vivre royalement non plus, donc je reste en Belgique, j'essaie de vivre modestement...
Mais je suis heureux, je ne me plains pas, mais c'est un choix que j'ai fait, parfois j'ai des doutes parce que je me dis, ça serait quand même plus facile si j'étais plus souvent à la télé, ou si je faisais plus de films, ma côte monterait plus vite, j'aurais plus de popularité, et j'aurais peut-être plus de faciliter à faire des films, à monter des projets...
Ca me fait plaisir quand les gens me disent : c'est bien, on est content, continuez... Alors bon je ne me sens pas du tout porte parole mais ça te donne du courage, au moins on déconne pas dans le désert, il y a quand même 3 ou 4 personnes qui rient... Parce que nous encore on a de la chance, par rapport à d'autres qui brament et qui restent méconnus.
Donc c'est le plus beau cadeau qu'on puisse me faire. A regretter, je ne regrette rien parce que je m'aperçoie que ce sont de petits pas, non pas pour progresser... Peut-être que si, tu progresses dans une confiance en toi, puis tu deviens plus rigoureux, tu fais plus n'importe quoi, et plus t'avances, plus les gens ne te pardonneront pas de te répéter, c'est pour ça que j'ai jamais fait un C'est arrivé 2, ni un tueur une deuxième fois... Ca va, c'est bon, j'ai fait ,je vais pas le refaire, les gens en même temps seraient en attente mais si tu le refais une deuxième fois ils te diront que tu tires sur le filon...

_ D'ailleurs il parait qu'aprés C'est arrivé prés de chez vous tu avais refuser tous les rôles avec fling...

_ Ouais, dès qu'il y avait un fling c'était non, catégoriquement non... Et puis c'etait par rapport aux gens, on en a fait un, c'est bon, moi je m'en fous des flings, et si je veux refaire un film trash avec des flings ça sera pour une bonne raison, pas pour me dire que, comme les gens me connaissent avec un fling, je vais me mettre avec un fling, ça les amusera...

_ Et donc, plus globalement, dans ta vie, de quoi est tu le plus fier ?

_ De m'être marier, je crois que c'est ça, d'avoir reussi au moins ça... Ouais, je suis content de mon mariage, parce que je suis un mec quand même assez instable, pas en terme de cul, mais à vivre, je suis assez angoissé;
Donc d'avoir reussi ça, je suis fier d'être équilibré à ce niveau là, c'est peut-être un des trucs dont je suis le plus fier... Mes amis adorent ma femme, elle s'est faite toute seule plein plein d'amis, et puis elle est apréciée, pas grâce à moi mais pour ce qu'elle est elle, et moi d'avoir reussi à m'entendre avec ses copains, tu vois...
Et puis je suis fier d'avoir rendu ma mère fière de moi... Ca je suis vachement content, ma mère est fière de moi, je le sens, et comme on a beaucoup ramer dans notre vie, je pense que sa plus grande éspérance était que ses enfants s'en sortent tous. Et je pense qu'elle est pas plus fière de moi que de mon frére, qui est militaire, cuisinier à l'armée, ni de ma soeur... C'est peut-être de moi qu'elle a le plus peur, elle est fière pour pleins de raisons, mais en même temps, elle se rend compte que j'ai un métier précaire. Je suis content d'avoir donner ça à ma mère, pour tout le chemin de croix qu'elle a faite pour nous tenir, parce qu'elle s'est battue toute seule pour nous tenir debout et je trouve qu'elle nous a bien réussi, et de lui rendre ça, moi j'en suis fier, je suis fier de pouvoir regarder ma mère sourire quand elle nous voie.


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Propos receuillis par Rren et G.rom pour Benontheweb, 17 septembre 1999.
Photos, Rren. Benontheweb 1999.
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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   Dim 21 Jan 2007 - 14:24

merci beaucoup super

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MessageSujet: Re: BIOGRAPHIE   

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