| | GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. | |
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BENGI* Admin


 Age : 60 Inscrit le : 25 Avr 2006 Messages : 1764 Localisation : BANLIEUE - PARIS. Loisirs : PHOTO - PEINTURE - CINEMA.
 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Sam 5 Jan 2008 - 2:17 | |
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DES HAUTS ET DES BAS 
Dans la vie d’un liftier, il y a des hauts et des bas. Ce ne sont pas des paroles en l’air.
La preuve : récemment, un brave garçon d’ascenseur a été licencié au pied levé. À cause de la manie qu’il avait de dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas… Foin de bassesses avec le haut de l’échelle, mais des propos hauts en couleurs sur les basses actions de la haute société !
Delahaut, son patron, un type assez hautain, l’a pris de haut. Il a viré au rouge. Et lui a été viré.
Là, je dois dire qu’il est tombé de haut : du septième ciel au trente-sixième dessous.
En rentrant chez lui, ce soir-là, il s’est vu au plus bas. En dessous de tout. Il ne parlait plus qu’à voix basse. Il faisait des messes basses en marchant, le front bas, sur le bas côté de la chaussée. Sous le ciel bas, les hirondelles volaient bas. Et les haut-parleurs ne diffusaient plus que les basses.
De retour dans sa maison basse des bas quartiers, il s’affala, las, sur le sofa bas de sa chambre basse. Sous la table basse bavait son basset bas sur pattes, à la vue et à l’oreille basses. Sa guitare se prenait pour une contrebasse. Et l’escalier jonchait le sol tel une carpette pliée en accordéon.
Il répétait : - Que suis-je devenu en ce bas monde ? Il était tombé bien bas. Le thermomètre aussi. Cela faisait froid dans le dos.
Son compte en banque était très bas et son bas de laine ne chiffrait pas très haut. Il songea à ses quatre enfants, hauts comme trois pommes, dont deux en bas âge…
Et puis, sans basse complaisance, Il se remémora ses débuts, au bas de l’échelle. Peu à peu, il avait gravi les échelons en même temps que les étages… Et il avait fini par se monter la tête. Car, bien sûr, tout cela volait très bas. Ses ambitions relevaient de la plus haute fantaisie.
Alors, pour remonter dans son estime, il ne voyait plus qu’une seule issue : descendre Delahaut !
Le soir du lendemain, il est monté dans le bureau de son ex-directeur. Sur son visage, il avait mis un bas. Du bas de l’escalier, il l’a vu ce gros lard qui le regardait de haut. Il a tiré en l’air. Delahaut a roulé jusqu’en bas. Il l’a découpé de haut en bas, avant de le boucler dans une haute valise. Sa voiture était en bas…
Arrivé au port, il a jeté ces bas morceaux du haut du quai. Il s’est dit qu’il avait été à la hauteur. Mais il n’avait pas vu les gens en bas. Ceux-ci ont regardé vers le haut et ils l’ont reconnu, malgré son bas.
Alors, il s’est retrouvé devant la Haute Cour. Et, d’ici quelques jours, on le pend haut et court.
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Sam 12 Jan 2008 - 18:36 | |
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VERVIERS

http://www.verviers.be/site_ville/indexFlash.html
http://www.verviers.be/

Verviers sur notre forum http://benoitpoelvoorde.actifforum.com/belgique-cultureliens-f31/la-belgique-en-images-t221.htm
Chef-lieu d’Arrondissement, Capitale wallonne de l’eau, Verviers présente aujourd’hui un nouveau visage, résolument convivial et accueillant. Partez à la découverte de la Ville et de son histoire, intimement liée à l’industrie drapière. La richesse de son patrimoine architectural vous étonnera ! Faites également connaissance avec les nombreuses personnalités verviétoises.....
Maurane, Pierre Rapsat, les frères Taloche, Christian Lemaire, Dominique Monami, Cindy Stollenberg, Roger Hotermans, Melchior Wathelet, Yvan Ylieff,............ et..... notre auteur Guy Margraff
Enfin, laissez-vous tenter par la fameuse tarte au riz ou encore la terrine… Une invitation à la découverte à ne pas manquer !
Préfacé par: Pierre STEMBERT Directeur du : Centre Culturel Régional de Verviers


Ici aux côtés de Jean-Claude BRIALY.
http://www.verviers.be/site_ville/admin_comm/services/Affaires_Culturelles/Aff_cult_ccr.html


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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Mer 16 Jan 2008 - 19:14 | |
|  JEAN -FRANCOIS ISTASSE
A DIT...........
""A la veille des vacances... ......et de longues heures sur la plage, je ne peux que vous recommander le 2ème tome du "Politiquement Incorrect" , le nouveau bêtisier de la politique, de Guy Margraff (Noir Dessin Production). Vous y retrouverez, entre autres, de nombreux extraits de "mes commentaires" sur "istasse.org". J'en ris encore (en cachette, bien entendu)...
http://www.televesdre.eu/site/index.php?qp=14&lim_un=260&quellePage=987&id_surf=&surf_lang=fr&idcat=95&id_menu=95&id_menu2=&id_menu3= (ici pour la clôture du festival de jazz de Verviers 09.07.) taper Istasse
CITË DANS.......
""Déçu par les résultats de son numéro spécial dans "Le Soir", le chat de Geluck aurait démissionné. Il serait remplacé dès samedi prochain par Mickey. J.F. ISTASSE"".
autres citations précédemment et..et.. dans le livre _________________
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Sam 19 Jan 2008 - 0:40 | |
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DES VIS ET DES VERTUS
Monsieur Lavisse  était un professeur à la fois très sévère… et complètement dévissé.
Plus il serrait la vis, plus la sienne se dévissait. Et vis versa. Comme, en plus, il lui manquait un bois, la vis n’avait pas de prise. Elle tournait à vide dans sa tête vide.
Pour bien faire, il aurait fallu un écrou (d’autres disent qu’il aurait fallu l’écrouer).
Un jour, sa vis s’est tellement dévissée… qu’elle est tombée ! Mais il n’est pas resté vissé sur sa chaise. Il s’est levé pour ramasser sa vis et a tenté de se la revisser avec un tournevis.
Mais, comme elle tournait à vide, il s’est dit : - Il doit me manquer un bois, la vis n’a pas de prise.
C’était le début d’une prise de conscience salutaire.
Il s’est mis alors à ruminer son amertume, se livrant à mille vices avec des femmes de petite vertu. Tous les soirs, il avait la gueule de bois.
Lorsque, enfin, il comprit l’utilité de cet état, il se tâta la tête en tonitruant à tue-tête : - Touchons du bois !
Et il dévissa la vis de son vis-à-vis, puis se vissa, ravi, la vis ainsi ravie.
Hélas, il fut alors nommé vice directeur. Il en attrapa la grosse tête. La tête ayant doublé de volume, la vis retomba…
Et il retomba dans le vice.
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Dernière édition par le Sam 2 Fév 2008 - 19:37, édité 2 fois |
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 28 Jan 2008 - 20:52 | |
| AUTRE PASSAGE CHOISI D'............ GUY MARGRAFF
........ ................................... ................ -Désolé, il est épuisé, me dit le libraire.
-Déjà, réponds-je. Mais je pensais que ce livre venait de sortir de presse…
-Qui vous parle du livre ? C’est de l’auteur qu’il s’agit !
Ma stupéfaction n’a d’égale que ma déception : un livre épuisé, on peut encore en trouver l’un ou l’autre exemplaire en occasion. Tandis qu’un auteur…
.............................. ........................
-Il n’a plus aucune idée en stock, m’explique le bouquiniste. Cela arrive plus souvent qu’on ne l’imagine, vous savez, mais la plupart des auteurs ne s’en formalisent pas et continuent à écrire.
-Ils écrivent sans idées ?
-Oui, ça donne des livres lights, très digestes, qui ont beaucoup de succès. C’est la nouvelle culture littéraire, comme il y a la nouvelle cuisine. Ces ouvrages constituent les trois-quarts de la production moderne.
Joignant le geste à la parole, l’homme soulève d’une seule main une pile d’au moins cinquante volumes.
-Il y en a même que l’on doit lester au moyen d’encyclopédies, pour éviter qu’ils s’envolent. D’ailleurs, le plafond de ma réserve est constellé d’ouvrages les plus divers.
-Mais qui cela peut-il intéresser, ce genre de livre ?
-L’homme moderne, pardi ! La plupart des livres actuels ne sont pas lus. Il y avait les livres de poche, maintenant place aux livres de pochette, ceux que l’on affiche et dont on se fiche. Vous savez, les gens aiment se vanter d’avoir lu toutes les nouveautés, alors qu’ils n’en ont bien souvent parcouru que le titre. Il y a peu de temps, suite à une grève générale des imprimeurs, un grand nombre de livres sont sortis de presse sans aucune ligne écrite à l’intérieur. Eh bien, personne n’a dû s’en apercevoir puisque aucun de mes clients n’est venu s’en plaindre.
Je réfléchis alors tout haut : -Ce serait donc cela, le livre idéal ? Des pages et des pages de vide ?
Le regard du libraire se met à pétiller : -Oui, vous avez compris. Ces ouvrages présentent de nombreux avantages. Ils sont dépourvus de toute polémique et s’adressent à l’ensemble des lecteurs sans aucune discrimination, notamment à l’égard des analphabètes. Mais il est vrai que la ligue antiraciste leur a reproché de ne comporter que des pages blanches…
-Dans ce cas, pourquoi mon auteur ne se lance-t-il pas dans ce type de livre au succès commercial assuré ?
-Hélas ! Celui-là est tragiquement rétrograde. Il estime que les lecteurs doivent en avoir pour leur argent et il ne tolère que les briques ou les pavés remplis de phrases compliquées et qui n’en finissent pas. Le type d’ouvrage bourratif qui vous enfle inutilement le cerveau et qui vous donne, au bout d’une heure de lecture, l’apparence d’un hydrocéphale blafard.
Ce libraire avait raison, au fond. C’est triste, cet acharnement à vouloir cultiver les lecteurs à tout prix. Il y a tout de même des écrivains qui se moquent des préoccupations de leurs contemporains.
Je suis sorti de la boutique avec Les Mémoires d’un amnésique, six cents pages vierges qui ne risquent pas de tacher les doigts. Il faut bien vivre avec son temps.
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 4 Fév 2008 - 20:46 | |
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De notre excellentissime auteur Guy MARGRAFF.
FOOT À LIER
Il y a quelque temps, il m’est arrivé une chose bizarre : je ne pouvais plus supporter le football. Les médecins, n’y comprenant rien, se renvoyaient la balle. Alors,j’ai fait appel à un véritable marabout, un enfant de la balle. Celui-ci a vu dans sa balle, je veux dire dans sa boule de cristal, que j’étais envoûté…
possédé par un diable de couleur rouge ! - Vous allez finir par perdre la boule, m’a-t-il dit. Avant d’ajouter : - C’est mille balles.
En sortant de son cabinet, je suis entré dans un fast-foot. Des clients jouaient au baby-foot en regardant un match de foot à la télé. J’ai commandé un ballon… de rouge.  Alors que ce n’était pas mon but. Diabolique ! C’était comme si j’avais perdu mon libre arbitre.
Le garçon a déposé le ballon sur un carton jaune. Alors là, j’ai craqué. J’ai hurlé : - J’en ai marre du foot !
L’un des clients, complètement rond (comme un ballon) m’a agressé : - Si t’aimes pas ça, dégage !
Puis il m’a traité de trou de balle et de dribble andouille, allant jusqu’à insulter ma mère en prétendant qu’elle fait des passes.
Ce supporter insupportable s’aventurait sur un terrain dangereux…
Je lui ai porté un coup franc. Pan dans la lucarne !
Comme personne ne prenait sa défense, j’ai poursuivi mon attaque avec un joli shoot dans les tibias. Dans la volée, j’ai joué les prolongations en lui assénant un coup de tête.
Il m’a donné deux coups de poing, je lui en ai rendu trois. Trois poings à deux : j’étais gagnant. Il est tombé sur le baby-foot, le cassant en deux.
Le patron a exigé réparation. Il m’a tendu un carton rouge sur lequel il avait marqué la somme à rembourser. Il a cru que j’acceptais mais j’avais feinté. J’ai hurlé « Va te faire foot, fils de but ! » et j’ai fait une échappée en solo.
Il a commencé à me talonner, cherchant à m’intercepter…
Le long du trottoir, des passants m’ont crié : - Attention à la balle !
Quelle balle ? Je me suis retourné et j’ai vu le patron en train de me viser avec son revolver.
Heureusement, un agent est intervenu. J’ai entendu son coup de sifflet. C’est à ce moment-là que je me suis fait renverser par un car de footballeurs…
Lorsque j’ai repris connaissance, il y avait un type au pied de mon lit.
- Je suis le gardien, m’a-t-il dit.
L’angoisse !
- Le gardien de but ?
- Mais non, le gardien de nuit de l’hôpital.
Je me suis recouché, rassuré. Enfin quelque chose qui n’avait rien à voir avec le foot !
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Jeu 14 Fév 2008 - 2:07 | |
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DE GUY MARGRAFF.
MAR(IV)AUDAGE.
Il y a bien longtemps –ça remonte à ma prime genèse –, il m’est arrivé une drôle d’histoire.
Perché en haut de l’échelle sociale, j’étais en train de récolter les fruits de mon labeur sur un arbre fruitier, au milieu d’un vaste champ d’honneurs.
Une jolie mais distraite maraudeuse qui passait par-là a frôlé l’échelle et l’a faite vaciller. C’est alors que j’ai vacillé dans mes convictions : les fruits de mon labeur ou le fruit défendu ?
À force de vaciller, j’ai perdu l’équilibre… et je suis tombé dans ses bras.
Vous tombez bien, me dit-elle, je suis célibataire.
Et elle est restée là un bon moment, à me porter… aux nues.
Comme je lui demandai ce qu’elle était venue faire dans ce champ d’honneurs que je me croyais réservé, elle me dit : Je viens tout juste d’obtenir mon diplôme d’allumeuse professionnelle.
Je lui dis : Et alors ?
Elle me dit : Et alors, j’ai obtenu ce diplôme avec fruits, mais on a oublié de me donner les fruits et je suis obligée de venir les cueillir moi-même.
Je lui dis : Mais ce sont mes fruits, les fruits de mon labeur.
Elle me répondit : Mais non, les miens sont sur cet arbre qu’on aperçoit là-bas.
J’ai regardé. C’était un magnifique poirier. Il se trouvait juste à côté d’un arbre généalogique, sur lequel ne poussaient que des noms propres.
Sur ces entrefaites, la fille m’a laissé tomber comme un fruit mûr et s’en est allée cueillir une poire. Puis elle est revenue vers moi.
Étais-je distrait ? C’est seulement à ce moment-là que j’ai remarqué qu’elle était en tenue d’Ève : elle ne portait rien sous sa feuille de vigne.

Croque, Adam !, m’a-t-elle ordonné en me tendant la poire, une belle poire bien juteuse.
Seulement moi, j’avais comme un pressentiment. Je devinais que la bonne poire, dans cette histoire, ça allait être moi. Alors, j’ai préféré me croquer la main ! C’était douloureux, mais je ne le regrette pas : je suis sûr que si j’avais croqué la poire, j’aurais eu à m’en mordre les doigts !
Puisque je n’en voulais pas, elle l’a rangée dans son sac en serpent. En serpent à sornettes.
Elle était un peu déçue, mais elle m’a tout de même confié que j’étais le premier homme dans sa vie.
Comme elle était la première femme dans la mienne, nous étions bel et bien le premier homme et la première femme dans cet Eden.
Alors, comme tous les amoureux, on a refait le monde et, par la même occasion… l’Histoire, dont on a tort de dire qu’elle est un éternel recommencement… La preuve !
Illustrations Raymond PEYNET. _________________
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Sam 23 Fév 2008 - 17:36 | |
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Guy MARGRAFF soucieux du plus petit détail, possède un véritable don pour l'écriture et sait captiver son lecteur.

Cet ouvrage très complet, nous permet "ent'autre" de comprendre le cheminement d'un journal, d'une télé, d'une radio, à travers le temps.
   
De revivre ou PLUTOT de vivre les événements du passé.

La progression et l'évolution des pratiques selon le corps de métier. A travers cet ouvrage, on ne peut qu'admirer le talent de l'auteur . Ses recherches sont impressionnantes, son travail méthodique, la documentation réunie est extrêmement riche, les explications minutieusement détaillées. Bien que non qualifiée ............... je me permettrais néanmoins d'ajouter que cet ouvrage devrait avoir sa place
 dans les manuels scolaires des élèves de Verviers. _________________
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Dim 16 Mar 2008 - 17:23 | |
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Conversation insolite entendue à la terrasse d’un café… ............... ............... - Garçon ? - Oui, Monsieur ?  - Avez-vous du temps ? - Mais bien sûr, Monsieur. Voici notre carte… - Merci. - Permettez-moi de vous recommander notre spécialité : le temps fort. - Hmm… c’est vraiment très fort ? - Oui, Monsieur : cinquante degrés ! - Euh… vous n’auriez pas quelque chose de moins corsé à me proposer ?
- La liqueur du patron, peut-être : le bon temps. Mais c’est la plus chère. Si vous ne pouvez pas vous en payer, je me permets de vous conseiller le temps perdu. Croyez-moi, il gagne à être connu. - Oui, oui, en effet.
- Ah, vous l’avez déjà goûté ?
- Oui, il y a quelque temps.
- Et comment avez-vous trouvé le temps perdu ?
- Eh bien, en regardant sur la carte !
- …
- À part cela, avez-vous d’autres spécialités dignes d’être appréciées ?
- Auparavant, nous servions encore du temps jadis, mais il y a longtemps que nous n’en avons plus en réserve… Quant au temps des amours, c’est une sorte d’élixir que nous servons toujours avec deux pailles.
- Hm… Oui, je vois.
- Vous avez aussi le temps de chien - une boisson de saison -, le temps chaud - très exotique -, le temps composé - un cocktail -, le temps béni - à base de vin de messe…
- Et le temps des cerises ?
- C’est un sirop de fruits.
- Je vois ici le bon vieux temps…
- Oui, pour les nostalgiques. C’est une très vieille boisson remise au goût du jour.
- Et le temps mort ?
- C’est une gueuze.
- Ah oui, une Mort Subite ?
- Oui, Monsieur. Servie subito presto et à boire cul sec.
- Finalement, je vais prendre un temps reculé.
- C’est qu’il faut du temps pour le préparer.
- Ce n’est rien, j’attendrai. J’ai le temps.
- Lequel ?
- Le mien.
- Je suis désolé, Monsieur, mais il est interdit d’apporter ses propres consommations.
- C’est bon. Dans ce cas, je ne prendrai que le vôtre.
- Alors, je vous l’apporte.
- C’est cela, prenez votre temps… et apportez-le-moi.
- Ce sera fait en deux temps trois mouvements.
- Ah non, je n’en ai commandé qu’un seul.

- Vous, au moins, vous avez le sens du commerce !
- C’est que les temps sont durs, vous savez.
Un temps plus tard…
- Voilà, Monsieur. Vos temps reculés sont avancés.
- Merci. On peut dire que vous y avez mis le temps !
- Absolument, Monsieur. Dans les deux verres.
- Tenez, prenez donc le deuxième mi-temps. Je ne pourrai jamais boire ces deux verres seul.
- Vous savez, d’habitude, je ne bois jamais.
- Vous ne buvez jamais ? Pourquoi cela ?
- Eh bien, parce que je n’ai aucun temps à moi.
- Puisque je vous offre le mien.
- Soit, si vous insistez, j’accepte.
Le serveur vide son verre d’un trait.
- On dirait que vous n’avez pas l’habitude de prendre le temps de vivre.
- Le prendre ? Mais jamais de la vie, ce serait du vol !

- Vous en êtes sûr ?
- Ça coule de source !
- Il ne s’agit donc pas d’un vol ?
- Pas du tout. Pour l’air du temps, c’est pareil. Si même vous le voliez, ce ne serait jamais qu’un vol au vent.
- Comment pouvais-je ignorer une chose pareille ?… Moi qui avais des scrupules à PRENDRE le temps de vivre ou à goûter l’air du temps. Au lieu de cela, je consacrais tout mon temps à en servir aux clients. Mais c’est fini, maintenant !
- Euh… prenez votre temps avant de prendre une telle décision. Comment vivrez-vous sans travailler.
- Eh bien, si je ne travaille plus, j’aurai tout mon temps à moi.
- Oui, bien entendu, mais…
- Il ne me restera plus qu’à ouvrir mon propre débit de boissons. Et d’autres perdront leur temps à servir le mien.
- Oui, c’est… logique.
- N’est-ce pas ?
Le client vide son verre et se lève :
- Au revoir, cher Monsieur. Votre temps était délicieux. Ravi d’avoir pu le partager avec vous.
- Tout le plaisir est pour moi. Votre conversation était très enrichissante. On peut dire que je n’ai pas perdu mon temps avec vous.
- Justement, si. Figurez-vous que je n’ai pas de quoi payer les consommations !
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Jeu 29 Mai 2008 - 22:14 | |
|  ROMAN FLEUVE  


Pour commencer, je me suis positionné au bord du livre et j’ai procédé à quelques exercices préparatoires : déplacement synchrone des globes oculaires, de gauche à droite puis de droite à gauche, de haut en bas et même en oblique… Ceci afin d’éviter de tourner de l’œil en me noyant dans un texte trop profond ou trop tumultueux. Je me suis trempé les pieds et la nuque dans le petit bain du prologue – appelé aussi bain à bulles du préambule – pour me prémunir contre toute congestion ou autre malaise, une fois immergé tout entier dans la natation – pardon : la narration – proprement dite.
Après avoir calé sous mon bras un volumineux dictionnaire encyclopédique, j’étais prêt pour le grand plongeon. J’ai ouvert le livre, fermé la bouche, baissé la tête, joint les paumes et fléchi les genoux. Comme le récit commençait par la lettre O, cela tombait bien : j’ai aussitôt plongé dans l’O !
Je me suis mis à nager, à nager… Déjà, j’étais en nage ! Je commençai par la brasse, parmi d’innombrables et fluctuantes brassées de mots, et continuai par la brasse papillon, en papillonnant allègrement d’un paragraphe à l’autre.
Fermement agrippé au pesant dictionnaire encyclopédique qui me servait de lest, je me suis laissé glisser jusqu’au fond du texte fluvial, histoire de ne pas m’attarder uniquement sur la forme. J’ai pu alors, tout à loisir, admirer la faune exotique et la flore luxuriante.

Le style du roman était fluide et limpide. Regorgeant de consonnes liquides, les phrases coulaient les unes à la suite des autres. Les mots ruisselaient avec harmonie.
 Devant la beauté de certains passages, je retenais mon souffle : je lisais en apnée !
Je manquai boire la tasse. C’était plus fort que moi : j’en avais l’eau à la bouche et je progressais, bouche bée, avalant tout et n’importe quoi, jusqu’à suffoquer de ce trop plein de mots et à en recracher une partie pour une simple question de survie.
Quelquefois, pêchant à la ligne les lignes les plus mémorables, je les récitais à voix haute, provoquant ainsi un foisonnement de bulles, semblables à des phylactères qui s’échappaient en désordre vers la surface du livre, pour y éclater en taches d’encre noire lorsque l’intonation faisait défaut.


Sans trop m’en apercevoir, je me suis laissé emporter par le courant des mots, en suivant les méandres du récit depuis la source jusqu’à l’épilogue, du prologue à l’embouchure.
Beaucoup d’eau coula sous les ponts, entre les rivages réguliers des marges blanches… Tandis que je poursuivais mon parcours ondulant sur des flots de mots, le débit des phrases se mit soudain à s’accentuer. L’écriture devint de plus en plus rapide. J’arrivais dans les rapides du dernier chapitre, entraîné par l’intrigue vers une cascade d’événements romanesques de plus en plus précipités.
Là, dans ce mousseux tourbillon, des quantités croissantes de mots vagues provoquaient d’intenses remous. Englouti sous des trombes et des trombes d’O, je commençais peu à peu à manquer d’R.
Je refis surface dans la réalité pour souffler un peu. L’inspiration de cet auteur m’avait coupé la respiration. Son souffle épique m’avait piqué mon souffle !
Et j’ai replongé… Au rythme haletant des dernières pages succédait la cataracte tourmentée de l’achèvement, le torrent bouillonnant du dénouement… Puis le récit mourait lentement dans le lit de l’épilogue. Ce dernier – il y avait de quoi y perdre son latin – était rédigé en grec et s’achevait par la lettre delta.
J’étais arrivé à l’estuaire de la conclusion, à l’endroit où tous les romans-fleuves, à l’eau de rose ou de vie, se jettent dans l’amer du néant, après avoir érodé les sillons cérébraux des amateurs de lecture olympique et des nageurs littéraires en tous genres.
Tandis que je refermai ce livre de la plus belle eau, les trois gouttes de suspension finales perlaient encore sur mon front et une flaque de mots translucides se répandait sous le livre en raison d’une fuite, un trop plein d’imagination débordant de son lit cartonné et perméable.

Ce fut une belle aventure… du moins dans les grandes lignes : à cause de la froideur du ton final, je venais tout juste de m’enrhumer !
De ma modeste plume je marque mon passage et je m'abreuve à ta source, poète !
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 6 Oct 2008 - 15:58 | |
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 6 Oct 2008 - 16:01 | |
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 6 Oct 2008 - 16:04 | |
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 6 Oct 2008 - 16:09 | |
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 | Sujet: Re: GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. Lun 6 Oct 2008 - 16:11 | |
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|  | | | GUY MARGRAFF...JOURNALISTE - ECRIVAIN - SCENARISTE. | |
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